Des extrémistes haredim manifestent devant le domicile du chef de la police militaire
Les ultra-orthodoxes y étaient déjà entrés par effraction il y a deux semaines ; Tsahal a condamné ce rassemblement; un des manifestants aurait été arrêté et rapidement remis en liberté
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Jeudi soir à Ashkelon, des extrémistes ultra-orthodoxes ont manifesté devant le domicile du chef de la police militaire, le général de brigade Yuval Yamin, deux semaines après y avoir pénétré par effraction lors d’émeutes qui avaient été liées aux arrestations d’étudiants de yeshiva qui charchaient à échapper au service militaire.
L’armée israélienne israélienne a dit qu’elle « condamnait vigoureusement » les manifestations et que la police militaire « continuerait de remplir sa mission et d’agir comme le commande la loi. »
« L’armée israélienne condamne vigoureusement toute forme d’atteinte à l’égard des membres des forces de l’ordre ou de leurs proches et elle est solidaire du brigadier-général Yuval Yamin, qui remplit ses fonctions comme il se doit », a déclaré l’armée par voie de communiqué.
Sur les images de la manifestation de jeudi, un petit groupe d’hommes haredim est en train de manifester devant la maison de Yamin avant de s’enfuir pour échapper à la police. Le média Ynet a rapporté qu’un manifestant avait été arrêté avant d’être rapidement remis en liberté.
Une précédente manifestation avait eu lieu au domicile de Yamin le 28 avril dernier, dans le cadre de manifestations nationales organisées par le parti extrémiste haredi de Jérusalem contre l’arrestation d’hommes ultra-orthodoxes réfractaires au service. Selon l’armée, lors de cette manifestation, des extrémistes étaient entrés par effraction chez Yamin « alors que ses proches s’y trouvaient ». Lui n’était pas présent à ce moment-là.
La police avait déclaré par voie de communiqué que les émeutiers avaient « pénétré dans le jardin, fait montre de violences et semé la panique dans le quartier » avant d’annoncer l’interpellation de 25 suspects, parmi lesquels des mineurs.
בפעם השנייה תוך שבועיים: עשרות חרדים קיצוניים מפגינים כעת מול בית קצין המשטרה הצבאית הראשי באשקלון pic.twitter.com/gArENIW5kr
— דניאל גרובייס Daniel Grovais (@daniel_grovais) May 14, 2026
Au moment des faits, des hauts responsables, à commencer par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avaient dénoncé les extrémistes ultra-orthodoxes.
« Je condamne fermement l’attaque violente contre le chef de la police militaire et j’exige que des mesures fermes soient prises contre les personnes impliquées », avait déclaré Netanyahu lors d’une brève déclaration.
Katz avait par ailleurs déclaré condamner « vigoureusement » l’incident, qualifiant les extrémistes de « bande de criminels violents qui méritent d’être traduits en justice avec toute la sévérité prévue par la loi ».
En avril, le chef d’État-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, avait lui aussi « fermement condamné l’attaque », déclarant dans un communiqué que « les problèmes occasionnés aux membres des forces de l’ordre et leurs proches étaient le signe que les limites avaient été dépassées. »
« C’est un incident grave, et toutes les autorités policières et sécuritaires doivent agir de manière résolue pour traduire les personnes impliquées en justice », avait ajouté Zamir. Ce à quoi le Parti de Jérusalem avait répondu : « Les limites ont en effet été dépassées ; laissez les étudiants de la Torah tranquilles. »
Sam Sokol a contribué à cet article.
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