Des extrémistes juifs auraient agressé sexuellement un Palestinien – 7 arrestations
Des résidents d'implantations extrémistes se sont vantés d'avoir mené des attaques contre des Palestiniens pendant le mois d'Adar dans un groupe WhatsApp public
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Lundi, la police a annoncé avoir arrêté sept suspects dans le cadre d’une attaque perpétrée par des extrémistes juifs contre un hameau palestinien de Cisjordanie au début du mois. Au cours de cette attaque, les assaillants auraient agressé sexuellement l’un des habitants.
L’un des agresseurs présumés a été remis en liberté dimanche soir sous conditions restrictives, sur décision d’un juge. Les autres resteront en détention au moins jusqu’à mercredi.
L’attaque contre Khirbet Humsa, un village bédouin situé dans le nord de la vallée du Jourdain, s’est produite avant l’aube du 13 mars. Un groupe de résidents d’implantations violents avait alors fait irruption dans des maisons et en avait fait sortir de force les habitants.
Selon les forces de l’ordre, les assaillants ont immobilisé les habitants, les ont violemment frappés et ont commis des « actes indécents » sur l’une des victimes.
Une militante américaine, témoin de la scène, a déclaré quelques jours plus tard à Haaretz que des résidents d’implantations avaient « baissé le pantalon d’un Palestinien, l’avaient aspergé d’eau et l’avaient brutalement roué de coups jusqu’à ce qu’il tombe à terre ».
« Tout ce qu’il pouvait faire, c’était se recroqueviller en position fœtale et hurler pendant qu’ils le frappaient avec leurs gourdins », a-t-elle ajouté.
« C’était l’une des pires choses que j’aie jamais vues. »
Dans un contexte où les attaques quasi quotidiennes des résidents d’implantations restent largement impunies par le gouvernement israélien, un petit nombre croissant de militants, originaires d’Israël et de l’étranger, ont commencé à participer à une initiative appelée « Présence protectrice » dans certaines communautés palestiniennes fréquemment prises pour cible.
Lundi dernier, le journal Haaretz a recueilli le témoignage de plusieurs habitants de Khirbet Humsa, dont l’une a raconté l’agression dont elle a été victime.
« Je me suis réveillée au son des cris des colons. Ils m’ont giflée et nous ont traînés dehors, nous ont ligotés, m’ont arraché mon voile et déchiré certains de mes vêtements. »
« Ils ont fait sortir les filles et les ont battues, même les plus petites. Ils se sont moqués de nous et ont célébré notre humiliation », a-t-elle déclaré.
« Trois d’entre eux m’ont frappé violemment à la tête, aux mains et au ventre. L’autre a détruit les caméras de sécurité, le modem et l’éclairage », a raconté à Haaretz la plus âgée des victimes, un homme de 74 ans.
« J’ai commencé à m’évanouir. Ils m’ont aspergé d’eau, et pendant ce temps, un colon m’a volé ma montre », a-t-il ajouté.
Ce lundi, la police a précisé que les assaillants avaient endommagé et volé des biens appartenant aux villageois, notamment un grand nombre de moutons destinés à l’élevage. Plusieurs habitants ont été blessés, dont quatre ont dû être soignés.
Cette attaque fait l’objet d’une enquête menée par l’unité d’enquête et de renseignement du district de Cisjordanie, « en collaboration avec d’autres agences de sécurité ».
Selon Haaretz, l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet participe à cette enquête.
Par ailleurs, un message vantant le nombre d’attaques menées contre des civils palestiniens et leurs biens en Cisjordanie au cours du mois du calendrier hébraïque d’Adar, qui s’est achevé mercredi, a été publié vendredi sur une chaîne WhatsApp publique administrée par des extrémistes juifs.
Parmi ces attaques, cinq visaient le village palestinien de Mikhmas, trois la région de Masafer Yatta, dans la vallée du Jourdain, et 26 autres villages.
הרמטכ״ל זמיר ״קורא לכל הגורמים במדינה לפעול״ נגד זה. pic.twitter.com/8E0PItnpJb
— Ahmad Tibi (@Ahmad_tibi) March 20, 2026
Selon le message diffusé sur WhatsApp, 19 véhicules ont été détruits, des dizaines de pneus ont été crevés, 16 maisons ont été détruites, 37 Palestiniens ont été blessés et deux mosquées ont été incendiées.
De telles attaques ont lieu presque quotidiennement, dans une impunité quasi totale.
Jeudi, une députée du Likud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré qu’elle n’avait pas connaissance de ce phénomène.
la Communauté du Times of Israël !







