Des Iraniens célèbrent les frappes israélo-américaines
Des images satellites montrent que le complexe du guide suprême à Téhéran a été réduit en ruines fumantes, sans qu'il soit possible de savoir s'il a été touché
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Alors qu’Israël et les États-Unis ont lancé samedi une vague massive de frappes aériennes à travers l’Iran, la situation sur le terrain à Téhéran et dans d’autres villes restait floue en raison d’une coupure majeure d’Internet, même si des vidéos publiées sur les réseaux sociaux semblaient montrer certains Iraniens célébrant la destruction des cibles du régime.
Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président américain Donald Trump, ces frappes visaient à paralyser les dirigeants militaires et politiques de la République islamique, les deux dirigeants exhortant les Iraniens à saisir cette occasion pour renverser leur gouvernement.
Parmi les cibles frappées samedi matin figuraient le palais du guide suprême iranien Ali Khamenei à Téhéran, qui a été complètement détruit, ainsi que des dizaines d’autres cibles militaires et gouvernementales à travers le pays. Selon un responsable israélien, Khamenei, le président Massoud Pezeshkian et les principaux commandants du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), le bras armé du régime iranien, ont été frappés, mais les résultats des frappes ne sont pas clairs.
Selon un responsable informé de l’opération, qui a souhaité garder l’anonymat pour pouvoir discuter d’informations non publiques sur l’attaque, les cibles de la campagne comprenaient également l’armée iranienne, des symboles du gouvernement et des cibles liées aux services de renseignement.
Plusieurs hauts commandants du CGRI et responsables politiques ont été éliminés lors de ces frappes, a déclaré à Reuters une source iranienne proche du pouvoir. Selon des responsables israéliens, l’État hébreu estime que le commandant du CGRI, le général Mohammad Pakpour, a probablement été éliminé, tout comme le ministre de la Défense et le chef des services de renseignement.
Ces informations n’ont pas encore été confirmées par l’Iran ou par Tsahal, mais une source israélienne a déclaré à la chaîne N12 que des personnalités de haut rang du régime iranien avaient subi des dommages « très importants » et que des frappes directes avaient été menées.
Des images diffusées samedi sur les réseaux sociaux montrent de la fumée s’élevant de dizaines de bâtiments à travers Téhéran.
We obtained the first known satellite image of Ayatollah Ali Khamenei's compound in Tehran. There are several destroyed buildings. While the current whereabouts of Iran's supreme leader are unknown, the compound is generally used as his official residence. ????️????: @Airbus pic.twitter.com/48krjclMBL
— Christiaan Triebert (@trbrtc) February 28, 2026
Selon des images satellites publiées par le New York Times, le palais de Khamenei, situé au cœur de Téhéran, a été complètement détruit et des décombres fumants étaient visibles à l’emplacement de ce bâtiment autrefois majestueux.
On ignore pour l’instant si Khamenei se trouvait sur les lieux, et les médias iraniens ont rapporté plus tôt dans la journée qu’il avait été évacué vers un « lieu sûr ».
Des images ont également montré des milliers d’Iraniens affluant vers les autoroutes pour fuir la capitale.
D’autres vidéos circulant sur les réseaux sociaux semblaient montrer des Iraniens en train de célébrer, certains riant, alors que de la fumée s’élevait de la zone entourant le complexe du palais de Khamenei, dans le centre de Téhéran.
Girls in Tehran are on the rooftops, overjoyed and celebrating, saying (guessing) Khamenei’s house was hit. pic.twitter.com/m2Os6IROrv
— Iranian American ???????? (@IranLionness) February 28, 2026
Une autre vidéo, filmée dans un lycée, montrait des élèves riant et célébrant, l’un d’eux disant en anglais : « J’adore Trump. »
À Téhéran, une vidéo montrait des gens dansant dans les rues pour célébrer les frappes.
People in Iran are celebrating the war against mullahs! pic.twitter.com/nVgeY4eyt8
— Mahdi (@mahdi) February 28, 2026
Si le nombre de victimes de la première vague de frappes conjointes israélo-américaines en Iran n’était pas clair, l’agence de presse officielle iranienne IRNA a rapporté, samedi après-midi, qu’une frappe avait touché une école de filles dans le sud du pays, tuant au moins 40 personnes, dont des élèves.
Selon IRNA, au moins 45 autres personnes auraient été blessées lors de l’attaque à Minab, dans la province iranienne d’Hormozgan.
Le CGRI dispose d’une base dans cette ville.
D’autres sources iraniennes ont indiqué que les frappes avaient touché au moins une douzaine de villes à travers le pays, ainsi que plusieurs bases importantes appartenant au CGRI et à la milice Basij.
Ces frappes interviennent après plusieurs semaines de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, marquées notamment par trois cycles de négociations nucléaires indirectes qui n’ont pas abouti à un accord, un renforcement massif de la présence militaire américaine dans la région et l’avertissement lancé par Trump lors de son discours sur l’état de l’Union : l’Iran s’efforçait de reconstruire le programme nucléaire que les États-Unis avaient « anéanti » lors de frappes en juin dernier.
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