Deux hommes tués dans un règlement de comptes présumé entre gangs au centre d’Israël
Selon la police, ces meurtres seraient liés à une querelle entre des familles mafieuses arabes des villes de Ramle et de Lod ; par ailleurs, un homme a été abattu à Rahat
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Deux hommes ont été tués alors qu’ils circulaient à bord de leur voiture à proximité de la ville de Ramle, dans le centre du pays, dans ce qui semble avoir été un règlement de comptes entre gangs, ont indiqué samedi les secours et la police, alors qu’une vague de crimes violents continue de s’abattre sur la communauté arabe d’Israël.
Arrivés sur les lieux vendredi peu après minuit, les ambulanciers ont prononcé le décès des deux hommes, âgés d’environ 25 ans, a fait savoir le service d’ambulances du Magen David Adom.
La fusillade serait liée à une « vendetta » opposant des familles mafieuses de Ramle et de Lod. Les forces de l’ordre sont désormais à la recherche de suspects.
La police soupçonne les agresseurs d’avoir pris le véhicule en chasse et d’avoir tiré à bout portant lorsqu’il s’est approché de l’échangeur. La voiture a alors fait une embardée et elle s’est encastrée dans la glissière de sécurité.
Selon le site d’information Ynet, l’identité des victimes est connue des forces de l’ordre.
Un véhicule calciné, qui aurait été utilisé par les agresseurs, a par ailleurs été retrouvé dans la ville voisine de Lod peu après les faits, a rapporté la même source.
« Les tueurs à gages ont traqué les victimes dès le moment où elles ont quitté leur domicile, avec l’intention de les abattre dans un endroit isolé, sur la route », a confié une source proche du dossier à la chaîne d’information N12.
Les forces de l’ordre ont craint que ces meurtres ne déclenchent des représailles.
Ces crimes ont été commis quelques heures seulement après qu’Ismail Abu Aabed, 27 ans, habitant de la ville bédouine de Rahat, dans le sud du pays, a été abattu au cours d’un incident distinct.
Selon l’organisme Abraham Initiatives, qui recense les homicides liés à la criminalité au sein de la société arabe, ces trois décès portent à 98 le nombre de victimes d’homicides dans la communauté arabe d’Israël depuis le début de l’année. Ce nombre est à ce jour supérieur d’au moins 18 % au chiffre enregistré à la même période l’année dernière.
En Israël, beaucoup reprochent au ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, de laisser la criminalité prospérer dans les communautés arabes, arguant que la police, sous la supervision de ce politicien d’extrême droite, a abandonné toute action de maintien de l’ordre dans les villes arabes.
Le ministre a pris ses fonctions à la fin de l’année 2022. En 2023, au cours de sa première année complète au pouvoir, le nombre d’homicides au sein de la communauté arabe a explosé, dépassant les 240 cas. C’est plus du double du nombre observé en 2022, une année qui était alors considérée comme la plus sanglante jamais enregistrée.
Selon les critiques du ministre d’extrême droite, sous la direction de Ben Gvir, la police n’a pas fait grand-chose pour endiguer le crime organisé dans les villes arabes ; elle a plutôt donné la priorité à la lutte contre le terrorisme ou l’anarchie dans les zones juives.
Pour les membres de la communauté, les activités des gangs ont conduit à une recrudescence de la violence armée, exacerbant les règlements de comptes entre familles.
Cette violence pèse sur toute la communauté. Des passants innocents se retrouvent régulièrement pris au piège de fusillades meurtrières. Dans de nombreuses villes arabes, les commerçants ferment désormais leurs portes au coucher du soleil, tandis que les parents avouent avoir peur de laisser leurs enfants sortir.
la Communauté du Times of Israël !







