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Einav Zangauker: « Netanyahu a rappelé les négociateurs de Doha, abandonnant mon fils à Gaza »

Le père d'un otage a pour sa part affirmé que l'armée israélienne retient des vidéos de son fils en captivité qu'elle refuse de rendre publiques

Einav Zangauker s'adressant à une foule rassemblée à Tel Aviv pour réclamer un accord en vue de la libération des otages, le 17 août 2025. (Crédit : Paulina Patimer/Forum des familles des otages)
Einav Zangauker s'adressant à une foule rassemblée à Tel Aviv pour réclamer un accord en vue de la libération des otages, le 17 août 2025. (Crédit : Paulina Patimer/Forum des familles des otages)

La mère de l’otage Matan Zangauker a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’avoir choisi de faire échouer les négociations pour la libération des otages le mois dernier en raison de considérations politiques personnelles, alors qu’un accord était sur le point d’être signé.

« La population doit connaître la vérité : il y a environ un mois, nous étions plus près de signer un accord que nous ne l’avions jamais été. Le gouvernement israélien avait fait capoter le dernier accord avant même qu’il n’atteigne la deuxième phase. Cette fois encore, Netanyahu a d’abord calculé ses intérêts politiques, et a décidé de tout faire échouer », a affirmé Einav Zangauker aux journalistes à la sortie d’une réunion d’information dans le bureau du Premier ministre, à Jérusalem, destinée aux familles des otages et consacrée à l’état d’avancement des initiatives visant à libérer leurs proches.

« Les équipes de négociateurs sont rentrées chez elles, mais mon Matan et les autres otages ont été abandonnés », a-t-elle déploré, ajoutant que les conditions posées par Netanyahu sont « impossibles » et empêchent la conclusion d’un accord.

Netanyahu avait annoncé le rappel des négociateurs israéliens le mois dernier, emboitant ainsi le pas à l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, rejetant la dernière réponse du Hamas qui soumettait la conclusion d’un accord à l’acceptation de nouvelles conditions.

À cette époque, des diplomates arabes avaient avoué au Times of Israel que la réponse du Hamas était responsable du retrait des parties aux négociations. Ils avaient toutefois affirmé que les divergences entre les parties restaient surmontables, et s’étaient dits surpris par la décision des États-Unis et d’Israël de faire échouer les pourparlers.

La semaine dernière, l’Égypte et le Qatar ont tenté de convaincre le Hamas d’accepter une proposition presque identique à celle qui était en discussion à Doha avant l’échec des négociations.

Les médiateurs arabes attendent désormais la réponse d’Israël à cette proposition. Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a toutefois indiqué ne plus être intéressé par une libération progressive des otages israéliens, comme le prévoit l’accord actuellement sur la table.

Le père de l’otage Nimrod Cohen a pour sa part affirmé que l’armée israélienne refuse de remettre à sa famille les vidéos de son fils en captivité obtenues par les soldats.

Yehuda Cohen, père de l’otage israélien Nimrod Cohen, lors d’un rassemblement appelant à la libération des otages retenus en captivité depuis le pogrom du 7 octobre, à Tel Aviv le 28 décembre 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Yehuda Cohen a déclaré au site d’information Ynet que l’armée israélienne avait autorisé la famille à visionner les courts extraits il y a plusieurs semaines et avait indiqué qu’elle étudiait la possibilité de les rendre publics, mais qu’elle n’avait toujours pas donné suite depuis.

« Combien de temps faut-il pour diffuser une vidéo de quelques secondes ? En tant que père, j’ai le droit de recevoir tout document le concernant, d’autant plus qu’il ne met pas en danger les sources et que l’opinion publique doit être informée de son état », a déclaré Cohen.

Il ignore à quelle date exactement ces vidéos ont été tournées, mais précise qu’elles datent de plus d’un an.

« On le voit dans la vidéo dire son nom et qu’il est résident de Rehovot, puis il dit quelque chose comme « Il est temps de nous libérer » », se souvient M. Cohen.

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