Environ 15 000 combattants appuyés par l’Arabie saoudite stationnés près de la frontière du Yémen
Les zones où ces forces ont été déployées se situent à la lisière des territoires pris ces dernières semaines par un mouvement séparatiste, soutenu par les Emirats arabes unis
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Plus de 15 000 combattants yéménites soutenus par l’Arabie saoudite se sont massés dans des zones stratégiques le long de la frontière avec le royaume, depuis que des séparatistes se sont emparés de vastes territoires le mois dernier, a indiqué à l’AFP un responsable militaire yéménite.
« Nous n’avons reçu aucune instruction militaire nous ordonnant d’avancer », a toutefois précisé ce responsable, qui a requis l’anonymat.
Les zones où ces forces ont été déployées se situent à la lisière des territoires pris ces dernières semaines par un mouvement séparatiste, soutenu par les Emirats arabes unis.
Les séparatistes yéménites ont prévenu vendredi que les frappes les visant, attribuées à l’Arabie saoudite, ne les détourneraient pas de leur but de « restaurer les droits » des populations du Sud.
Ils se sont cependant déclarés dans un communiqué « ouverts à des arrangements » pour la sécurité dans le sud du pays, qui devraient « répondre aux aspirations de notre peuple et aux intérêts de nos frères du royaume » saoudien, ont-ils dit.
L’Arabie saoudite, principal soutien du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, avait appelé jeudi les séparatistes yéménites à restituer les territoires dont ils se sont récemment emparés.
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DUBAI, United Arab Emirates (AP) — Yemen separatists accuse Saudi Arabia of launching airstrikes against their forces; kingdom does not acknowledge attack. pic.twitter.com/ZuVRtd5mMa
— Open Source Intel (@Osint613) December 26, 2025
Début décembre, le mouvement séparatiste du Conseil de transition du Sud (STC), membre du gouvernement, a pris le contrôle de vastes territoires jusque-là aux mains de troupes gouvernementales et dit désormais contrôler la totalité des zones de l’ancien Yémen du Sud, qui a été un Etat indépendant de 1967 à 1990.
Le Yémen était déjà divisé entre les Houthis, des terroristes soutenus par l’Iran qui se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014 puis d’une grande partie du nord du pays, et le gouvernement, qui rassemble des forces hétéroclites.
Le STC, soutenu par les Emirats arabes unis, a dit avoir pris les provinces de Mahra et Hadramout, dans l’est du pays, pour déloger un chef tribal et des forces loyalistes, présentées comme affiliées aux Frères musulmans, et lutter contre la contrebande profitant selon lui aux Houthis et à des groupes terroristes.
Le STC fait partie du Conseil présidentiel qui chapeaute le gouvernement reconnu, aux côtés d’autres groupes contrôlant différents territoires.
Ryad a condamné des prises de territoires « de manière unilatérale, sans l’accord du Conseil présidentiel et sans coordination avec les dirigeants de la coalition », a déclaré le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué, en référence à une alliance régionale mise en place en 2015 par Ryad pour soutenir le gouvernement dans sa guerre contre les Houthis.
Dénonçant « une escalade injustifiée », le ministère a dit espérer un « retrait urgent (…) des forces (du SCT) des deux provinces ».
Début décembre, le SCT avait refusé une demande des Emirats arabes unis et de l’Arabie saoudite de s’en retirer, selon une source proche du STC.
Alors qu’une trêve entre Houthis et forces gouvernementales tient globalement depuis 2022, ces nouvelles tensions risquent de fragiliser un peu plus le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.
la Communauté du Times of Israël !







