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Rompant avec Trump, Netanyahu déclare que la composition du exécutif à Gaza « contredit » la politique israélienne

La Turquie et l'Égypte invitées à siéger au Conseil pour la paix à Gaza de Trump * Argentine : Milei annonce avoir été invité par Trump à rejoindre son Conseil de la paix pour Gaza

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une interview accordée à The Economist à Jérusalem, le 8 janvier 2026. (Crédit : Capture d'écran : Youtube/The Economist)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une interview accordée à The Economist à Jérusalem, le 8 janvier 2026. (Crédit : Capture d'écran : Youtube/The Economist)

Pour le Jihad islamique, la composition du Conseil de paix sert les intérêts d’Israël

Illustration : des combattants du Jihad islamique recherchent les corps des otages au nord de Nuseirat, dans la bande de Gaza, le 21 novembre 2025. (Crédit : AP/Abdel Kareem Hana)
Illustration : des combattants du Jihad islamique recherchent les corps des otages au nord de Nuseirat, dans la bande de Gaza, le 21 novembre 2025. (Crédit : AP/Abdel Kareem Hana)

Le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien a fustigé l’annonce faite hier par la Maison Blanche concernant le Conseil de la paix.

« Nous avons été surpris par la composition du ‘Conseil de la paix’ et par les noms qui ont été cités », a déclaré le groupe dans un communiqué, ajoutant que les membres étaient « conformes aux spécifications israéliennes et servaient les intérêts de l’occupation ».

La Maison Blanche a dévoilé hier soir les noms de certains des membres de deux comités relevant du Conseil de la paix, qui sera lui-même composé de dirigeants mondiaux. Plusieurs dirigeants, dont les présidents égyptien et turc, ont indiqué avoir été invités à siéger au conseil.

Israël s’est également opposé à la composition du comité exécutif du Conseil de la paix, qui comprend de hauts responsables de Turquie et du Qatar, deux pays qui ont vivement critiqué la guerre menée par Israël à Gaza.

Israël révèle l’identité des hauts responsables terroristes tués lors des récentes frappes à Gaza

L’armée israélienne et le Shin Bet ont révélé l’identité de plusieurs membres du Hamas et du Jihad islamique palestinien tués lors de récentes frappes dans la bande de Gaza. Des frappes qui, selon Israël, ont été menées en réponse à une « violation flagrante » du cessez-le-feu dans l’enclave au début de la semaine à l’ouest de Rafah, lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur les soldats.

Parmi les personnes tuées figurait Muhammad Hamed Muhammad al-Hawli, identifié par le haut responsable du Hamas Osama Hamdan comme un chef local des Brigades al-Qassam.

Selon l’armée, al-Hawli était une figure clé du groupe terroriste depuis des décennies. Il avait joué un rôle important dans les préparatifs du Hamas pour le pogrom perpétré le 7 octobre 2023, et il avait précédemment dirigé une attaque, en 1995, au poste de contrôle de Nahal Oz, au cours de laquelle le garde de sécurité Yevgeny Gromov avait trouvé la mort.

Selon les informations disponibles, au moins cinq autres personnes, dont la femme et la fille d’al-Hawli, ont été tuées lors de l’attaque de jeudi à Deir al-Balah.

L’armée israélienne a également confirmé avoir abattu Ashraf Adnan Muhammad al-Khatib qui, selon elle, dirigeait le programme de roquettes et de missiles du Jihad islamique palestinien dans le centre de Gaza.

Les médias arabes ont rapporté qu’une frappe aérienne avait touché jeudi soir une maison dans le camp de réfugiés de Nuseirat, tuant al-Khatib et sa femme et blessant plusieurs autres personnes.

Israël affirme en outre avoir tué Saeed Khaled Ali Abd al-Rahman, que l’armée identifie comme le chef des tireurs d’élite du bataillon Deir al-Balah du Hamas et une « source majeure d’expertise dans ce domaine ». On ignore où et quand al-Rahman a précisément été tué.

Lors d’une autre frappe, l’armée israélienne a rapporté avoir abattu deux autres membres du Hamas impliqués dans la reconstruction des infrastructures du groupe, sans toutefois préciser leur identité ni le lieu de la frappe.

L’armée a déclaré que ces frappes ont porté un « coup significatif » à la capacité des groupes terroristes à planifier et à mener des attaques contre les soldats de Tsahal qui sont déployés à Gaza dans le cadre du cessez-le-feu. Elle s’engage à continuer de lutter contre toute tentative visant à nuire aux militaires et aux civils israéliens.

Herzog rencontrera demain à Jérusalem le président élu du Honduras

Nasry Asfura lors des élections générales à Tegucigalpa, au Honduras, le 30 novembre 2025. (Crédit : AP Photo/Moises Castillo)
Nasry Asfura lors des élections générales à Tegucigalpa, au Honduras, le 30 novembre 2025. (Crédit : AP Photo/Moises Castillo)

Le président Isaac Herzog rencontrera demain le président hondurien élu Nasry « Tito » Asfura au cours d’une réunion privée organisée à la résidence présidentielle à Jérusalem, a annoncé le cabinet du dirigeant.

Le président élu conservateur, qui est d’origine palestinienne chrétienne, suscite l’espoir d’une amélioration des relations avec Israël, après quatre ans de gouvernement de gauche dans ce pays d’Amérique centrale. Asfura devrait également rencontrer le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar durant sa visite cette semaine.

Lazar Berman a contribué à cet article.

Rompant avec Trump, Netanyahu déclare que la composition du exécutif à Gaza « contredit » la politique israélienne

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une interview accordée à The Economist à Jérusalem, le 8 janvier 2026. (Crédit : Capture d'écran : Youtube/The Economist)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une interview accordée à The Economist à Jérusalem, le 8 janvier 2026. (Crédit : Capture d'écran : Youtube/The Economist)

Dans une rupture rare avec l’administration du président américain Donald Trump, le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a fait savoir que la présentation à la Maison Blanche du comité exécutif du Conseil de paix pour Gaza, hier, « n’a pas été coordonnée avec Israël et contredit sa politique ».

Le comité exécutif comprend des hauts responsables de la Turquie et du Qatar, deux pays qui ont vivement critiqué la guerre menée par Israël à Gaza.

S’il fonctionnera techniquement sous l’égide du Conseil de paix – qui sera présidé par Trump et composé de leaders mondiaux – le comité exécutif sera plus directement impliqué dans la supervision de la gestion de l’après-guerre dans la bande, jouant un rôle essentiel, contrairement au Conseil de paix, qui sera plus symbolique.

Le bureau de Netanyahu a indiqué dans un communiqué que le Premier ministre a chargé le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar de faire part de l’opposition d’Israël à la composition du comité exécutif à son homologue américain, Marco Rubio. Saar a été largement tenu à l’écart des relations entre Israël et les États-Unis, qui ont été administrées par le bureau de Netanyahu et par ses principaux conseillers.

Ben Gvir appelle à reprendre la guerre avec une « force écrasante »

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, assistant à une réunion de la commission de Sécurité nationale, à la Knesset, le 31 décembre 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, assistant à une réunion de la commission de Sécurité nationale, à la Knesset, le 31 décembre 2025. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

Le ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir a appelé à un retour complet à la guerre à Gaza, après que le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu a annoncé que les États-Unis n’avaient pas agi en coordination avec Israël pour déterminer la composition d’un panel crucial destiné à jouer un rôle central dans la gouvernance de la bande de Gaza après la guerre.

Ce panel, le comité exécutif du Conseil de la paix de Gaza, inclut en effet des hauts responsables de Turquie et du Qatar, deux pays qui ont critiqué avec virulence la conduite de la guerre par Israël à Gaza. Selon le cabinet du Premier ministre, la création de ce conseil « va à l’encontre » de la politique israélienne.

« Je félicite le Premier ministre pour cette importante déclaration. La bande de Gaza n’a pas besoin d’un ‘conseil de gouvernement’ pour superviser sa ‘réhabilitation’. Elle doit être débarrassée des terroristes du Hamas, qu’il faut éliminer, tout en encourageant une émigration volontaire à grande échelle, conformément au plan initial du président Trump », a écrit le ministre d’extrême droite dans un message en hébreu publié sur le réseau social X.

Au début de l’année dernière, Trump avait appelé à l’émigration permanente de la population de Gaza et à la prise de contrôle de l’enclave côtière par les États-Unis après la guerre. Un projet qu’il a depuis abandonné : il se concentre désormais sur la mise en œuvre du plan de paix actuel pour Gaza, qui prévoit que les Palestiniens ne soient pas déplacés de la bande.

Ben Gvir a appelé Netanyahu « à ordonner à l’armée israélienne de se préparer à reprendre les combats dans la bande de Gaza avec une force écrasante, afin d’atteindre l’objectif central de la guerre : la destruction du Hamas ».

Trump semble appeler à la fin du règne de Khamenei, le « malade », en Iran

Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse avant de monter à bord de Marine One alors qu'il quitte la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, DC, le 16 janvier 2026 (Crédit : Brendan SMIALOWSKI / AFP)
Le président américain Donald Trump s'adresse à la presse avant de monter à bord de Marine One alors qu'il quitte la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, DC, le 16 janvier 2026 (Crédit : Brendan SMIALOWSKI / AFP)

Le président américain Donald Trump a paru, pour la première fois, appeler à la fin du règne du guide suprême Ali Khamenei en Iran.

« Il est temps de chercher un nouveau leadership en Iran », a dit Trump à Politico.

Ces propos sont ceux qui semblent se rapprocher le plus d’un appel au changement de régime en Iran de la part de Trump – même s’il a paru diriger sa colère, dans l’interview, vers le guide suprême personnellement et non vers le régime plus largement de la république islamique.

Des paroles qui ont aussi été prononcées après que Trump a indiqué vendredi qu’il avait renoncé à l’idée de frapper l’Iran, le régime ayant, semble-t-il, accepté d’annuler les exécutions prévues de 800 manifestants.

Quelques jours plus tôt, Trump avait menacé de frapper si l’Iran tuait des manifestants, exhortant ces derniers à « prendre le contrôle des institutions » et leur assurant que « l’aide était en route ».

Mais sa satisfaction face à la décision prise vendredi par le régime d’annuler les exécutions a laissé croire que ses menaces n’avaient concerné que ces dernières, et non les meurtres qui ont eu lieu lors de la répression des manifestations qui ont explosé dans tout le pays. Plusieurs milliers de protestataires auraient ainsi perdu la vie.

Trump avait auparavant insisté sur le fait que certains de ces décès avaient été causés par des bousculades.

Interrogé sur l’ampleur d’une éventuelle frappe militaire en Iran, Trump a confié à Politico : « La meilleure décision que [Khamenei] ait jamais prise a été de ne pas pendre plus de 800 personnes, il y a quarante-huit heures ».

Trump s’est exprimé auprès de Politico peu après que Khamenei, 86 ans, a publié une série de publications accusant le président américain d’avoir été responsable des troubles sur le réseau social X.

« Nous estimons que le président américain est responsable des pertes humaines, des dégâts et des calomnies qu’il a infligés à la nation iranienne », a écrit Khamenei.

En réponse à ces messages, Trump a expliqué à Politico : « En tant que dirigeant d’un pays, il est responsable de la destruction totale de son pays et du recours à une violence sans précédent ».

« Afin de maintenir le fonctionnement du pays — même si ce fonctionnement est très limité — les dirigeants doivent se concentrer sur la bonne gestion de leur pays, comme je le fais avec les États-Unis, et non sur le massacre de milliers de personnes pour garder le contrôle », a noté le président américain.

« Le leadership repose sur le respect, pas sur la peur et pas sur la mort », a ajouté Trump.

« Cet homme est un malade qui devrait diriger son pays correctement et cesser de tuer des gens », a poursuivi le président américain. « Son pays est le pire endroit où vivre au monde en raison de la mauvaise gouvernance », a-t-il ajouté.

Syrie : Macron et le président du Kurdistan irakien appellent à « la désescalade immédiate » – Élysée

Le président français Emmanuel Macron donnant une conférence de presse après la signature de la déclaration sur le déploiement d'une force post-cessez-le-feu en Ukraine lors du sommet de la Coalition des volontaires sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine, à l'Élysée, à Paris, le 6 janvier 2026. (Crédit : Ludovic Marin/POOL/AFP)
Le président français Emmanuel Macron donnant une conférence de presse après la signature de la déclaration sur le déploiement d'une force post-cessez-le-feu en Ukraine lors du sommet de la Coalition des volontaires sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine, à l'Élysée, à Paris, le 6 janvier 2026. (Crédit : Ludovic Marin/POOL/AFP)

Lors d’un entretien téléphonique, Emmanuel Macron et le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, ont appelé à « la désescalade immédiate » en Syrie, a indiqué la présidence française.

Ils ont « appelé toutes les parties à la désescalade immédiate et à un cessez-le-feu permanent ».

Ils ont également demandé la reprise des discussions sur l’intégration des Forces démocratiques syriennes [FDS, à majorité kurde, NDLR] dans l’État syrien, conformément à l’accord du 10 mars 2025 visant à intégrer les forces kurdes dans l’administration centrale, mais dont la mise en œuvre est difficile.

Selon l’Élysée, Macron et Barzani ont ajouté qu’il était « de la pleine responsabilité des autorités syriennes d’assurer la protection » des populations civiles.

Les FDS ont fait état samedi de violents combats avec l’armée syrienne.

Syrie : Les forces kurdes accusent le gouvernement de « trahison », font état de violents combats

Des personnes ramassant du métal et des munitions non explosées sur le site de la frappe aérienne israélienne de la veille qui a visé des cargaisons d'armes appartenant aux forces gouvernementales syriennes à Qamichli, dans le nord-est de la Syrie, principalement kurde, le 10 décembre 2024. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)
Des personnes ramassant du métal et des munitions non explosées sur le site de la frappe aérienne israélienne de la veille qui a visé des cargaisons d'armes appartenant aux forces gouvernementales syriennes à Qamichli, dans le nord-est de la Syrie, principalement kurde, le 10 décembre 2024. (Crédit : Delil Souleiman/AFP)

Les Kurdes ont accusé le pouvoir syrien d’avoir « trahi » un accord entre les deux parties sur le retrait des forces kurdes de certaines zones du nord du pays, et ont fait état de violents combats avec l’armée syrienne.

Dans un communiqué, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, affirment que les forces gouvernementales « ont violé les derniers accords et trahi nos forces alors qu’elles se retiraient » sur deux fronts.

Elles font état de « violents combats en cours » et de « bombardements » visant la province de Raqqa, sous contrôle kurde.

Le Premier ministre canadien a l’intention d’accepter de siéger au Conseil de paix pour Gaza

Le Premier ministre canadien, Mark Carney, a l’intention d’accepter l’invitation de Donald Trump à siéger au Conseil de paix pour Gaza, a déclaré à l’AFP un haut conseiller du chef du gouvernement, sans autres précisions.

Le président américain a également proposé à l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, au secrétaire d’État américain Marco Rubio ou encore à ses homologues égyptien Abdel Fattah al-Sissi et argentin Javier Milei de rejoindre cette instance dont il prendra la tête.

Les Kurdes de Syrie affirment qu’une attaque des forces gouvernementales a tué plusieurs de leurs combattants

Des enfants dans un camion alors que des familles fuyant une zone située entre les forces gouvernementales syriennes et les zones contrôlées par les FDS kurdes à l'ouest de l'Euphrate arrivent dans la ville de Humaymah, contrôlée par le gouvernement, le 15 janvier 2026.(Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)
Des enfants dans un camion alors que des familles fuyant une zone située entre les forces gouvernementales syriennes et les zones contrôlées par les FDS kurdes à l'ouest de l'Euphrate arrivent dans la ville de Humaymah, contrôlée par le gouvernement, le 15 janvier 2026.(Crédit : Omar Haj Kadour/AFP)

Les forces kurdes de Syrie ont affirmé qu’une attaque des forces gouvernementales avait tué plusieurs de leurs combattants dans le nord du pays, accusant Damas de ne pas respecter un accord prévoyant le retrait des Kurdes de secteurs situés à l’est d’Alep.

Dans un communiqué, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, ont affirmé que cet accord prévoyait « un cessez-le-feu et un délai de 48 heures » pour le retrait de leurs combattants des villes de Deir Hafer et Maskana.

Or, selon les FDS, le gouvernement a envoyé des convois militaires dans la région « avant que le retrait » ne soit achevé et « a attaqué nos combattants, dont plusieurs ont été tués ».

Barrack et le chef des forces kurdes de Syrie se réunissent à Erbil – présidence Kurdistan d’Irak

L'ambassadeur américain en Turquie et envoyé spécial en Syrie, Tom Barrack, s'exprimant lors d'une conférence de presse après sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun au palais présidentiel, à Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, le 18 août 2025. (Crédit : Hussein Malla/AP)
L'ambassadeur américain en Turquie et envoyé spécial en Syrie, Tom Barrack, s'exprimant lors d'une conférence de presse après sa rencontre avec le président libanais Joseph Aoun au palais présidentiel, à Baabda, à l'est de Beyrouth, au Liban, le 18 août 2025. (Crédit : Hussein Malla/AP)

Selon une source à la présidence du Kurdistan d’Irak, l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, et le chef des forces kurdes en Syrie, Mazloum Abdi, sont arrivés à Erbil pour une réunion.

Selon cette source, Barrack devait d’abord rencontrer le leader kurde Massoud Barzani, puis Abdi, le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), contrôlées par les Kurdes, et Nechirvan Barzani, le président du Kurdistan d’Irak.

Cette réunion intervient alors que les négociations entre Damas et les Kurdes pour mettre en œuvre un accord signé en mars 2025 visant à intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’État syrien sont dans l’impasse, et que des affrontements ont opposé l’armée syrienne aux forces kurdes dans le nord de la Syrie.

Les Kurdes de Syrie jugent insuffisant un décret publié vendredi sur leurs droits nationaux

Des bus attendent près du rond-point de Lairamoun pour entrer dans le quartier de Sheikh Maqsud afin d'évacuer les membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes soutenues par les États-Unis de deux quartiers de la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie, le 9 janvier 2026. (Crédit : Bakr ALkasem/AFP)
Des bus attendent près du rond-point de Lairamoun pour entrer dans le quartier de Sheikh Maqsud afin d'évacuer les membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes soutenues par les États-Unis de deux quartiers de la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie, le 9 janvier 2026. (Crédit : Bakr ALkasem/AFP)

Les Kurdes de Syrie ont affirmé qu’un décret présidentiel publié la veille, faisant du kurde une langue officielle et garantissant à cette minorité des droits nationaux, constituait un premier pas, mais restait insuffisant.

Le décret du président Ahmed al-Sharaa constitue « un premier pas mais ne satisfait pas les aspirations et les espoirs du peuple kurde », a déclaré dans un communiqué l’administration kurde du nord et du nord-est de la Syrie.

Selon le communiqué, les droits doivent être protégés « par des constitutions à caractère permanent qui expriment la volonté du peuple et de toutes ses composantes », et non par des « décrets temporaires ».

Trump indique que l’annulation présumée des exécutions l’a convaincu de ne pas frapper

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une cérémonie organisée pour féliciter les Florida Panthers de la Ligue nationale de hockey, vainqueurs de la Stanley Cup 2025, dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, le 15 janvier 2026. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une cérémonie organisée pour féliciter les Florida Panthers de la Ligue nationale de hockey, vainqueurs de la Stanley Cup 2025, dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, le 15 janvier 2026. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Le président américain Donald Trump a indiqué que la décision prise, semble-t-il, par l’Iran d’annuler l’exécution prévue de 800 manifestants est ce qui l’a convaincu de ne pas attaquer la république islamique.

Des journalistes ont demandé à Trump, devant la Maison Blanche, si des responsables arabes et israéliens l’avaient convaincu de ne pas frapper l’Iran, comme cela a été signalé.

« Personne ne m’a convaincu. Je me suis convaincu moi-même. Vous aviez prévu hier plus de 800 pendaisons. Ils n’ont pendu personne. Ils ont annulé les pendaisons. Cela a eu un impact considérable », a répondu Trump.

C’est apparemment la première fois que Trump laisse entendre qu’il a annulé une frappe contre l’Iran en raison de la répression menée par le régime à l’encontre des protestataires.

Au début du mois, il s’était engagé à frapper l’Iran si le pays s’en prenait auxs manifestants. Le mouvement de protestation aurait fait des milliers de morts.

Mais mercredi, Trump a annoncé qu’il avait été informé par l’Iran que les meurtres de manifestants avaient cessé et jeudi, la Maison Blanche a déclaré que les 800 exécutions prévues pour mercredi avaient été annulées.

Il est difficile de dire si Trump s’est trompé en disant que les exécutions étaient prévues pour jeudi – et non mercredi comme l’a affirmé hier la porte-parole Karoline Leavitt.

L’Iran n’avait pas rendu public son intention d’exécuter 800 manifestants.

Trump et Netanyahu ont discuté de l’Iran pour la deuxième fois en deux jours – Axios

Le président américain Donald Trump salue le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)
Le président américain Donald Trump salue le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se sont entretenus par téléphone hier au sujet de l’Iran, a signalé Axios.

Il s’agissait de la deuxième conversation entre les deux dirigeants en deux jours, selon le média.

Axios a noté que la Maison Blanche et le bureau du Premier ministre ont tous les deux refusé de commenter cette information.

Lors de la première conversation, Netanyahu aurait demandé à Trump de reporter les éventuelles frappes américaines contre l’Iran, de manière à ce qu’Israël dispose de plus de temps pour se préparer à d’éventuelles représailles de Téhéran.

Trump a menacé de frapper l’Iran en raison des massacres de manifestants qui ont eu lieu lors de la mobilisation contre le régime. Il semble depuis avoir renoncé à toute action militaire.

L’Iran a menacé de riposter contre Israël et contre les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas d’attaque.

De hauts responsables de pays alliés américains – Qatar, Arabie saoudite, Oman et Égypte – ont également exhorté l’administration Trump à ne pas attaquer l’Iran.

L’organisation Iran Human Rights, basée en Norvège, a affirmé avoir vérifié que 3 428 manifestants avaient été tués par les forces de sécurité.

Ce bilan est basé sur des cas vérifiés par l’IHR elle-même ou par deux sources indépendantes. Il comprend également des données provenant de sources au sein du ministère de la Santé pour la période du 8 au 12 janvier, a indiqué le groupe.

L’organisation a averti que le bilan était probablement beaucoup plus élevé, mais que le manque d’accès à l’information dû à la coupure d’Internet imposée le 8 janvier a considérablement entravé le travail de vérification.

Iran: plusieurs pays appellent à une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

Plusieurs pays ont appelé vendredi à une réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme de l’ONU au sujet des « violences alarmantes » dans la répression des manifestations contre le pouvoir en Iran, qui a fait des milliers de morts.

Dans une lettre adressée au président du Conseil, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Islande, la Moldavie et la Macédoine du Nord ont demandé que le principal organe des Nations unies chargé des droits humains « tienne une session spéciale pour traiter de la dégradation de la situation des droits humains en République islamique d’Iran ».

« Une session spéciale est nécessaire en raison de l’importance et de l’urgence de la situation », selon la lettre dont l’AFP a lu une copie.

La lettre met en évidence « des rapports crédibles faisant état de violences alarmantes, de répressions contre des manifestants, de violations du droit international et des droits de l’homme dans tout le pays ».

La requête présentée, qui devra obtenir le soutien d’au moins un tiers des 47 membres du Conseil pour être validée, a été faite alors que l’Iran est secoué par des manifestations parmi les plus vastes de son histoire, et par une répression qui, selon des observateurs, a fait des milliers de morts.

Trump remercie l’Iran d’avoir annulé « toutes les pendaisons prévues » de manifestants

Donald Trump a dit « merci » vendredi au gouvernement iranien d’avoir annulé « toutes les pendaisons prévues » de manifestants, après avoir menacé Téhéran de « sérieuses conséquences » si la répression des manifestations venait à continuer.

« Je respecte grandement le fait que toutes les pendaisons prévues, qui devaient avoir lieu hier (plus de 800 d’entre elles), ont été annulées par les dirigeants de l’Iran. Merci! », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.

« Cela a eu un grand impact », a-t-il ensuite dit dans un échange avec la presse à la Maison Blanche.

Ex-chef du CENTCOM : « il faut veiller à ne pas créer un régime encore pire en Iran »

Le général de l'armée américaine Michael E. Kurilla, commandant du Commandement central des États-Unis, témoigne devant la Commission des Forces armées de la Chambre des représentants, au Capitole à Washington, le 21 mars 2024. (Crédit : Département américain de la Défense / EJ Hersom via AP)
Le général de l'armée américaine Michael E. Kurilla, commandant du Commandement central des États-Unis, témoigne devant la Commission des Forces armées de la Chambre des représentants, au Capitole à Washington, le 21 mars 2024. (Crédit : Département américain de la Défense / EJ Hersom via AP)

L’ancien chef du CENTCOM, Michael Erik Kurilla, a affirmé que si le régime iranien venait à tomber ou à être renversé, il faudrait veiller à ne pas « créer quelque chose d’encore pire ».

Kurilla a indiqué, lors du sommet national de l’Israeli American Council (IAC) qui est organisé en Floride, que l’action militaire seule ne suffira pas pour « atteindre l’objectif » et qu’il faut une action conjointe des branches militaire, politique, diplomatique et économique du gouvernement.

« Il faut que ce soit l’ensemble du gouvernement et, franchement, il faut que ce soit un effort international », a-t-il déclaré.

Le mandat de Kurilla à la tête du CENTCOM, qui a pris fin au mois d’août, a été marqué par une coopération intense avec Israël, notamment dans le cadre d’actions contre l’Iran.

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