France : plusieurs milliers de manifestants pour Gaza et des sanctions contre Israël
"Notre gouvernement doit prendre des mesures drastiques contre Israël, comme l'a fait la Colombie", a estimé Hélène Coron, porte-parole de la délégation française de la flottille Global Sumud
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Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Paris, Toulouse et Rennes, pour soutenir la flottille d’aide à Gaza interceptée par les forces israéliennes, et demander à Emmanuel Macron des « sanctions » contre Israël.
Dans la capitale, les manifestants – 10 000 selon les organisateurs, 5 000 selon la préfecture de police de Paris (PP) – ont défilé dans le calme sous une forêt de drapeaux palestiniens, à l’appel de plusieurs organisations (La France Insoumise, Urgence Palestine, CGT, FSU, NPA…), aux cris de « Vive la flottille! », « Gaza, Paris est avec toi ! », « Cessez-le-feu immédiat ! », a constaté une journaliste de l’AFP.
Huit personnes ont été interpellées lors de cette manifestation, a ajouté la PP.
« Nous n’arrêterons jamais ! Cette flottille-là n’est pas allée jusqu’à Gaza, mais nous en enverrons une autre, puis encore une autre, jusqu’à ce que la Palestine et Gaza soient libres », a lancé à la foule Hélène Coron, porte-parole de la délégation française de la flottille Global Sumud, interceptée jeudi alors qu’elle s’approchait des côtes de la bande de Gaza.
Des centaines de militants à bord des navires ont été interceptés par les forces israéliennes, dont une trentaine de ressortissants français. Parmi eux, Cédric Caubère, secrétaire général de la CGT Haute-Garonne, « détenu dans le désert du Néguev dans des conditions difficiles, à dix par cellule, mais acceptables », a indiqué à l’AFP Patricia Grillo, conseillère confédérale en charge du Moyen-Orient à la CGT.
« Les membres de la flottille sont héroïques, et Emmanuel Macron est lâche », a estimé Dominique Béraud, 76 ans.
« Notre gouvernement doit prendre des mesures drastiques contre Israël, comme l’a fait la Colombie » dont le président Gustavo Petro a expulsé la délégation diplomatique israélienne, a expliqué Hélène Coron. LFI a réclamé une mesure similaire.
« La reconnaissance de la Palestine par Macron, c’est symbolique. Maintenant ça doit être actif », demande Isabeau Shahzada, 53 ans, défilant derrière un camion appelant au boycott des produits israéliens.
Marie-Laure Fischer et sa fille Maeva sont elles venues de Suisse, pour montrer leur « colère face à une situation qui ne bouge pas ».
Prenant la parole au mégaphone, Salah Hamouri, un terroriste emprisonné en Israël entre 2005 et 2011 pour participation à la tentative d’assassinat d’Ovadia Yossef, ancien grand rabbin d’Israël et fondateur du parti ultra-orthodoxe Shas, il a été libéré en 2011 dans le cadre d’un échange de 1 027 prisonniers ayant permis la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit et de Yahya Sinwar, l’instigateur du 7-Octobre, a fustigé le plan de Donald Trump pour Gaza, taillé selon lui « pour sauver la peau du gouvernement israélien ».
Hamouri est devenu avocat et travaillait pour l’ONG Addammeer qui défend les prisonniers palestiniens. Cette ONG a été placée ces derniers mois, comme une poignée d’autres, sur la liste israélienne des organisations terroristes, par le ministre de la Défense de l’époque, Benny Gantz. Hamouri est aussi soupçonné d’entretenir des liens avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une organisation classée terroriste par l’État hébreu et l’Union européenne.
« Malgré le plan de Trump et le Hamas prêt à négocier, l’armée israélienne continue à bombarder les civils à Gaza », regrette Marine 65 ans, venue participer au rassemblement hebdomadaire à Rennes qui a réuni environ 300 personnes.
Plusieurs centaines de personnes ont aussi défilé à Toulouse. « C’est insupportable d’assister à ça, tout est insupportable, les images, tout, mais on n’a pas de marge de manœuvre, rien d’autre à faire que d’être là », affirme Alba, 37 ans.
Jeudi soir, une première manifestation non-autorisée de soutien à la Palestine dans la ville rose avait été rapidement dispersée par les forces de l’ordre, syndicats et Ligue des droits de l’Homme dénonçant un usage abusif de la force.
la Communauté du Times of Israël !







