Gaza : Un réserviste gravement blessé dans une embuscade ; la riposte de l’armée fait 20 morts
Tsahal qualifie les tirs de violation flagrante du cessez-le-feu ; des enfants figureraient parmi les victimes ; le passage de Rafah reste ouvert malgré les combats
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Un officier réserviste de l’armée israélienne a été grièvement blessé par des tirs de terroristes palestiniens dans le nord de la bande de Gaza durant la nuit, a annoncé mercredi l’armée.
L’armée israélienne a riposté par une série de frappes sur Gaza qui, selon des médias palestiniens, auraient fait au moins 20 morts.
Malgré une trêve négociée par les États-Unis, entrée dans sa deuxième phase le mois dernier, les violences se poursuivent dans la bande de Gaza entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas, chacun accusant l’autre d’avoir violé l’accord entré en vigueur le 10 octobre 2025.
Ces nouveaux affrontements surviennent quelques jours après la réouverture par Israël du passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte, seul point de sortie permettant aux Gazaouis de quitter l’enclave sans passer par Israël.
Selon Tsahal, des troupes de la brigade Alexandroni ont essuyé des tirs de plusieurs terroristes armés lors d’opérations menées du côté israélien de la « Ligne jaune », qui divise la bande de Gaza entre une zone contrôlée par Israël et une autre contrôlée par le Hamas.
En réponse, des chars ont ouvert le feu sur les terroristes et des frappes aériennes ont été menées, a indiqué l’armée.
L’armée israélienne a qualifié l’incident de « violation flagrante » du cessez-le-feu.
L’officier blessé a été évacué vers un hôpital et sa famille a été informée.
Four martyrs, including a child, were killed as a result of Israeli occupation artillery shelling on the Zeitoun and Al-Tuffah neighborhoods, east of Gaza City. pic.twitter.com/50QpYCFam3
— Md.Sakib Ali (@iamsakibali1) February 4, 2026
Des médias palestiniens, citant des hôpitaux de Gaza, ont indiqué que 18 personnes auraient été tuées lors des frappes menées dans la nuit, dont 11 personnes à Gaza-City.
Les mêmes sources font état de trois morts, dont deux enfants âgés de 16 et 12 ans, lors d’un bombardement israélien dans le quartier de Tuffah, à l’est de Gaza-City.
Trois autres personnes, dont un nourrisson de cinq mois, auraient été tuées par des tirs israéliens dans le quartier de Zeitoun, selon ces sources.
Par ailleurs, trois personnes auraient été tuées lors d’une frappe à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.
Les médias palestiniens rapportent également qu’une frappe aérienne israélienne aurait visé une tente abritant des déplacés à Mawasi, dans le sud de la bande de Gaza. L’agence de défense civile contrôlée par le Hamas fait état de deux morts.
La Société du Croissant-Rouge palestinien a identifié l’une des victimes comme Hussein al-Samiri, secouriste en service. L’organisation a indiqué que son hôpital de campagne à Mawasi avait accueilli au moins une dizaine de blessés après la frappe.
Tsahal n’a pas commenté ces frappes.
Le bilan n’a pas pu être vérifié de manière indépendante, et les chiffres communiqués par les autorités contrôlées par le Hamas ne distinguent pas les civils des terroristes.
Malgré les violences, le poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Égypte a ouvert normalement dans la matinée, a indiqué le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT), contredisant certaines informations diffusées par des médias palestiniens.
Le point de passage a rouvert lundi pour la première fois depuis un an afin de permettre aux Gazaouis d’entrer et de sortir de l’enclave dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, bien que le nombre de personnes autorisées à passer reste limité.
Le COGAT a indiqué que l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « chargée de coordonner l’arrivée des résidents de la bande de Gaza au point de passage de Rafah, n’a pas encore fourni les détails de coordination requis à ce stade pour des raisons de procédure ».
« Une fois ces informations fournies comme convenu, le transfert des patients et de leurs accompagnateurs vers l’Égypte via Rafah pourra être facilité », a ajouté l’organisme, en référence aux Palestiniens nécessitant des soins médicaux.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, plus de 530 Palestiniens auraient été tués par des tirs israéliens depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Ces chiffres ne peuvent être confirmés de manière indépendante.
Les autorités israéliennes affirment que des terroristes palestiniens auraient tué quatre soldats israéliens depuis la trêve.
La recrudescence des attaques et du nombre de morts fragilise la trêve soutenue par les États-Unis, de nombreux habitants de Gaza estimant que la guerre n’est pas réellement terminée.
Samedi a été l’une des journées les plus meurtrières, l’agence de défense civile ayant fait état d’au moins 32 morts lors de frappes israéliennes qui, selon Tsahal, répondaient à une violation du cessez-le-feu par le Hamas.
Tsahal a indiqué que ses frappes visaient quatre commandants des groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien, ainsi qu’un dépôt d’armes, un site de fabrication d’armes et deux positions de lancement de roquettes.
La guerre a débuté le 7 octobre 2023 avec le pogrom perpétré dans le sud d’Israël par des terroristes du Hamas, qui ont assassiné plus de 1 200 personnes et enlevé 251 otages. La dépouille du dernier otage, Ran Gvili, a été restituée la semaine dernière, mettant fin à la première phase du plan proposé par le président américain Donald Trump.
La deuxième phase prévoit notamment le désarmement du Hamas, auquel le groupe refuse de se plier, un retrait supplémentaire israélien de Gaza et le déploiement éventuel d’une force internationale de maintien de la paix.
L’envoyé américain Steve Witkoff s’est entretenu mardi à Jérusalem avec Benjamin Netanyahu, qui a insisté sur la nécessité de désarmer le Hamas et de démilitariser entièrement la bande de Gaza avant toute reconstruction.
la Communauté du Times of Israël !







