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Geneviève Damas recherche une femme cachée par sa famille pendant la guerre

Une spectatrice lui a remis à Spa deux photos révélant qu’une jeune femme avait été cachée par ses arrière-grands-parents pendant la Seconde Guerre mondiale

L’auteure belge Geneviève Damas prononce un discours lors de la rencontre du pape François avec des étudiants, à Ottignies-Louvain-la-Neuve, en Belgique, le samedi 28 septembre 2024. (Crédit : Andrew Medichini/AP)
L’auteure belge Geneviève Damas prononce un discours lors de la rencontre du pape François avec des étudiants, à Ottignies-Louvain-la-Neuve, en Belgique, le samedi 28 septembre 2024. (Crédit : Andrew Medichini/AP)

Alors qu’elle se prépare à monter en scène lors d’un festival à Spa, l’auteure, metteuse en scène et comédienne bruxelloise, est abordée par une inconnue qui lui remet une enveloppe contenant des photos de sa famille. L’actrice a depuis lancé un appel public pour retrouver la trace des siens et de son histoire.

Le 20 août dernier, peu avant une représentation de Respire au Royal Festival de Spa, Geneviève Damas accueillait elle-même les spectateurs lorsqu’une femme s’est approchée d’elle pour lui remettre une enveloppe contenant deux photographies anciennes.

« Le public arrivait vers 18 heures 15 et le protocole du spectacle, c’est que j’accueille moi-même les gens », a confié Geneviève à la RTBF.

« Une dame est arrivée et m’a dit : ‘J’ai des photos de votre famille pour vous’. Elle m’a tendu cette enveloppe que j’ai ouverte. J’ai regardé les deux photos et j’ai demandé où elle avait eu ces photos. »

L’une montrait son arrière-grand-mère et son parrain à Vieuxville, dans la commune de Ferrières ; l’autre, le mariage de son grand-oncle et de sa grand-tante, quai Van Beneden à Liège. Des clichés que la comédienne a immédiatement reconnus, puisqu’elle en possède elle-même des copies.

La spectatrice lui a alors expliqué que sa mère avait été cachée pendant la Seconde Guerre mondiale par l’arrière-grand-père de Geneviève Damas, Désiré Damas, afin de lui éviter une déportation.

« Je suis tombée des nues, je n’en savais rien », ajoute l’artiste dans un message publié sur Facebook.

La représentation devant commencer, Geneviève Damas a confié l’enveloppe au régisseur tandis que la spectatrice prenait place dans la salle. Elle pensait y trouver ensuite ses coordonnées, mais l’enveloppe ne contenait rien d’autre que les deux photographies.

Depuis, l’artiste tente de retrouver cette femme. Elle a publié un avis de recherche sur Facebook, largement partagé, et dispose d’un seul élément : son nom, Defays. Elle y invite la dame à la contacter via Messenger, via la compagnie Albertine, ou via la rédaction de L’Avenir.

« J’ai dû monter sur scène et après je n’ai pas pu parler comme je l’aurais voulu à cette charmante dame. Je voudrais comprendre ce qui s’est passé », a-t-elle écrit.

Geneviève Damas aimerait notamment pouvoir en apprendre davantage sur la femme qui avait été cachée par ses arrière-grands-parents, et sur sa famille.

« Ma grand-tante m’a dit qu’un jour, son train avait été arrêté par la Gestapo et qu’une fois que les Allemands étaient partis, tout le monde avait été très soulagé », confie encore Geneviève à la RTBF.

Le travail de Geneviève Damas, née à Bruxelles en 1970, explore les histoires familiales, les non-dits et la manière dont la « grande Histoire » se répercute sur les trajectoires individuelles. Son spectacle Respire, créé en 2026, puise lui aussi dans son histoire familiale et dans la Belgique du 20ᵉ siècle.

« Je trouve ça très émouvant », a-t-elle confié à la RTBF, disant espérer pouvoir retrouver cette spectatrice, entendre son histoire et comprendre ce lien oublié entre leurs deux familles.

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