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Golan invite Eisenkot à faire alliance avec son parti ou avec la liste Bennett-Lapid

"Fracturer le bloc [anti-gouvernemental] n'apporte pas de nouveaux votes : cela ne fait que disperser nos forces et fragiliser notre camp politique", dit le chef des Démocrates

Le chef du parti Les Démocrates, Yair Golan, prend la parole lors de la conférence annuelle du Centre Berl Katznelson (BKC), le 7 mai 2026. (Crédit:  Avshalom Sassoni/FLASH90)
Le chef du parti Les Démocrates, Yair Golan, prend la parole lors de la conférence annuelle du Centre Berl Katznelson (BKC), le 7 mai 2026. (Crédit: Avshalom Sassoni/FLASH90)

Yair Golan a appelé le président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, à fusionner soit avec son parti Les Démocrates, soit avec le mouvement BeYahad de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, plutôt que de s’engager dans une campagne indépendante pour les prochaines élections.

« Ce moment est d’une importance qui nous dépasse tous… Fracturer le bloc [anti-gouvernemental] n’apporte pas de nouveaux votes : cela ne fait que disperser la force dont nous disposons, et fragiliser notre camp politique », a déclaré Golan lors d’un discours à la Fondation Berl Katznelson.

« Je vous exhorte donc à ne pas diviser encore le bloc et à prendre une décision qui nous permettra de remporter la victoire : rejoignez l’alliance Bennett-Lapid, ou joignez-vous à nous, les Démocrates. Venez contribuer à renforcer le socle idéologique et moral du camp libéral. La victoire aux élections et le salut de l’État reposent sur notre capacité à faire front ensemble », a lancé Golan à Eisenkot.

La semaine dernière, le chef de l’opposition Yair Lapid a fait savoir à Bennett qu’il était prêt à se contenter de la troisième place, plutôt que de la deuxième, sur leur liste électorale commune, si cela pouvait faciliter une alliance avec Eisenkot, a rapporté une source proche de Lapid.

Si, à l’époque, Eisenkot avait salué la nouvelle alliance entre Bennett et Lapid, qualifiant ces derniers d' »alliés », il avait toutefois laissé entendre que cette alliance pourrait se heurter à des difficultés pour attirer les voix de la droite pro-Netanyahu.

Il a ensuite invité la majeure partie des dirigeants de l’opposition à se réunir, afin d’élaborer une stratégie permettant à une « majorité sioniste » de l’emporter sur le Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu aux élections d’octobre.

Selon un sondage de la chaîne N12 publié la semaine dernière, si Eisenkot rejoignait Bennett et Lapid sur une liste commune, leur parti unifié remporterait 41 sièges. L’équilibre global entre les blocs resterait néanmoins inchangé.

Alors que des rumeurs de fusion circulent, Eisenkot et Liberman disent « renforcer leur coopération »

À la suite d’informations faisant état de discussions entre Gadi Eisenkot et Avigdor Liberman, dirigeant d’Yisrael Beytenu, en vue d’une possible fusion, les deux responsables politiques ont annoncé vouloir renforcer leur coopération à l’approche des prochaines élections, sans toutefois confirmer une candidature sur une liste commune.

Dans un communiqué conjoint, les deux partis indiquent qu’Eisenkot et Liberman se sont rencontrés mercredi soir.

« À l’issue de la réunion, les deux hommes ont chargé leurs équipes d’approfondir la coopération entre les partis afin de conduire la ‘coalition de ceux qui accomplissent leur devoir national’ vers la victoire et de former un gouvernement sioniste et responsable », indique le communiqué.

Interrogé cette semaine par un journaliste sur les rumeurs d’une éventuelle fusion avec Liberman, Eisenkot a répondu que les deux hommes « entretiennent une relation de longue date » et qu’ils se sont rencontrés à plusieurs reprises ces derniers mois, sans souhaiter entrer davantage dans les détails.

Questionné sur le même sujet lors d’une conférence de presse mardi, Liberman a déclaré que l’objectif principal des prochaines élections était de remplacer le gouvernement de Benjamin Netanyahu et que « toute initiative apportant une valeur ajoutée de deux ou trois mandats est la bienvenue. Mais il doit y avoir une réelle valeur ajoutée. Si une initiative ne permet pas d’augmenter le nombre de mandats, alors, à mon avis, c’est une perte de temps ».

Une alliance entre Yashar et Yisrael Beytenu, qui dispose actuellement de six sièges à la Knesset, mais obtient régulièrement environ dix sièges dans les sondages, pourrait atteindre un total de 25 mandats, la plaçant au coude à coude avec la liste BeYahad de l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et du chef de l’opposition Yaïr Lapid.

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