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Guerre au Moyen-Orient : l’Otan a rapatrié toute sa mission d’Irak vers l’Europe

L'ambassade des Etats-Unis à Bagdad, près de laquelle est basée cette mission de l'Otan, a été à plusieurs reprises la cible d'attaques de drones et de roquettes

Le président américain Donald Trump (à droite) et le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte lors d'une réunion en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026. (Crédit : Evan Vucci/AP Photo)
Le président américain Donald Trump (à droite) et le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte lors d'une réunion en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, le 21 janvier 2026. (Crédit : Evan Vucci/AP Photo)

La mission de l’Otan en Irak a été entièrement redéployée en Europe, le dernier contingent ayant quitté vendredi le Moyen-Orient, où la guerre fait rage depuis près de trois semaines.

« Je souhaiterais remercier la République d’Irak ainsi que tous les Alliés qui ont contribué au transfert en toute sécurité du personnel de l’Otan depuis l’Irak », a déclaré vendredi le général américain Alexus Grynkewich, le commandant suprême des forces alliées en Europe, dans un communiqué.

Les derniers effectifs de cette mission ont quitté l’Irak vendredi, selon ce texte. L’Alliance atlantique affirme toutefois sa volonté de poursuivre cette mission à partir de son commandement régional, à Naples, dans le sud de l’Italie.

L’Otan avait dans un premier temps reconnu un « ajustement » de son dispositif en Irak, avant d’annoncer ce retrait total, sans le lier officiellement à la guerre au Moyen-Orient. « La sécurité de notre personnel est primordiale », a toutefois précisé sa porte-parole Allison Hart.

L’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, près de laquelle est basée cette mission de l’Otan, a été à plusieurs reprises la cible d’attaques de drones et de roquettes.

« Un retrait provisoire »

Au moins « 45 militaires américains » ont quitté vendredi matin la base irakienne du centre de la capitale irakienne sur laquelle se trouve cette mission non combattante de l’Alliance, selon une source proche des responsables de la sécurité irakienne.

« C’est un retrait provisoire. Ils sont inquiets à cause de la situation », a expliqué un deuxième responsable irakien interrogé par l’AFP sous couvert d’anonymat. « Ils en ont informé le gouvernement et il n’y a aucun différend » avec les autorités irakiennes, a-t-il précisé.

« La mission se poursuit mais se relocalise », a de son côté expliqué une source auprès de l’état-major français. Depuis mai 2025, cette mission est sous le commandement du général français Christophe Hintzy.

« Ils étaient à Bagdad. Décision a été prise de les relocaliser », conformément aux règles de l’Otan concernant les missions non combattantes, selon cette source militaire française. « Il y a moins de pertinence à la maintenir sur place au regard de la menace actuelle », a-t-elle souligné.

La Mission de l’Otan en Irak est une mission de conseil et de renforcement des capacités militaires et de la sécurité irakiennes, lancée en 2018. Selon l’Alliance, elle comprend « quelques centaines » de personnes en provenance de différents pays membres de cette organisation mais aussi d’Autriche et d’Australie.

Cette mission a « pour but de contribuer à renforcer les institutions et les forces de sécurité irakiennes afin qu’elles puissent, de manière autonome, empêcher le retour de Daech (autre nom du groupe jihadiste Etat islamique, NDLR), combattre le terrorisme et stabiliser le pays », selon le site internet de l’Alliance.

Elle est composée à la fois de « civils et (de) militaires », selon ce site.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, des groupes armés irakiens pro-iraniens lancent des attaques contre la présence américaine, ciblant des bases hébergeant des militaires, les représentations diplomatiques ou des sites pétroliers.

Donald Trump a par ailleurs accusé vendredi les pays de l’Otan d’être des « lâches » sur sa plateforme Truth Social, en ajoutant que les Etats-Unis se « souviendraient » de leur refus de les aider à débloquer le détroit d’Ormuz.

« Sans les Etats-Unis, l’OTAN EST UN TIGRE DE PAPIER. Ils n’ont pas voulu se joindre à la bataille pour arrêter un Iran doté de l’arme nucléaire. Maintenant que le combat militaire est GAGNE, avec très peu de danger pour eux, ils se plaignent des prix du pétrole élevés qu’ils doivent payer mais ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d’Ormuz », a écrit le président américain, en ajoutant : « LÂCHES, et nous nous en SOUVIENDRONS! »

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