Hagi Avni, 50 ans : organisateur d’événements, père de 5 enfants, qui voulait défendre son foyer
Avni a été tué le 7 octobre en combattant les terroristes du Hamas au kibboutz Beeri
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Hagi Avni, 50 ans, membre de l’équipe de sécurité du kibboutz Beeri, a été tué le 7 octobre en repoussant une invasion du kibboutz par le Hamas.
Même si, ce jour-là, un de ses amis a été témoin de son meurtre, il a toutefois fallu un certain temps pour retrouver et identifier le corps d’Avni. Ses funérailles ont eu lieu le 24 octobre au kibboutz Revivim, dans le sud du pays.
Hagi avni laisse derrière lui sa femme, Adi et leurs enfants Reef, 18 ans, Yam, 17 ans, Bar, 14 ans, Gav, 12 ans, et Eliel, 8 ans. Il laisse également ses parents, Pnina et Amotz, ses frères et sœurs Adi, Lihel, Dan et Sahar, ainsi que deux demi-frères et sœurs, Omri et Ayelet. Un troisième demi-frère, Chen Even, voisin de la famille Avni, a également été assassiné le 7 octobre ainsi que sa femme, Rinat, et deux de leurs enfants, Alon et Ido.
Avni a rétroactivement été reconnu comme soldat tombé au combat, avec le grade de sergent-major de la réserve.
Dans l’avis de décès publié sur le site web du kibboutz, on peut lire qu’Avni dirigeait sa propre entreprise, « Hagigi », dans laquelle il travaillait comme concepteur et organisateur d’événements, en particulier avec des plantes et des fleurs. Il est décrit comme un homme toujours « spontané et suivant son inspiration… un homme unique, incroyablement créatif. Il était toujours le premier à se porter volontaire pour apporter son aide et répondre à toutes les demandes ».
Sa femme, Adi, a publié un message sur Facebook : « Hagi, le vide que tu laisses est insupportable. Au fil des jours, je ressens ta perte et je réalise que tu ne reviendras pas, que ce n’était pas un rêve, mais un véritable cauchemar. »
« Ma consolation, ce sont nos merveilleux enfants », a-t-elle ajouté. « Tu as laissé une partie de toi-même dans chacun d’eux et, lorsqu’ils sont tous avec moi, je sens que toi aussi, tu es là. Même brisé, un cœur reste un tout. Je m’en veux de ne pas te l’avoir dit assez souvent : je t’aime. »
Reef, le fils d’Avni, a publié un message sur Instagram plus de deux mois après le décès de son père, dans lequel il s’est remémoré le voyage qu’ils avaient effectué en Islande, une semaine seulement avant la fatale attaque du Hamas.
« Mon père m’a toujours dit qu’il était plus important de se réjouir de ce que l’on parvient à accomplir dans la vie que d’être triste à cause de ce que nous n’avons pas ou plus », a indiqué Reef. « Nous n’aurions jamais imaginé que ce voyage ensemble serait notre dernier. Je suis tellement heureux que nous ayons pu partager cette expérience incroyable. »
En Islande, a-t-il écrit, « nous avons profité des plus beaux endroits du monde. Nous avons vu des volcans, des icebergs, des cascades, et même des aurores boréales. Le 6 octobre, nous avons fêté les 50 ans de papa à la maison, et ce jour fut l’un des plus heureux de sa vie — à l’opposé de ce qui nous attendait le lendemain. »
Selon Reef, photographe en herbe, son père « parlait de la mort. Il n’en avait pas peur, il savait simplement qu’elle viendrait un jour. Cela l’aidait à profiter de la vie autant qu’il le pouvait, en faisant des choses qui lui faisaient du bien, à lui et à sa famille. Il a toujours voulu vivre le plus d’expériences possibles, faire le plus de bien possible à son entourage, et apprécier sa vie. »
« Mon père m’a appris beaucoup de choses, des choses que je garderai toute ma vie », a-t-il poursuivi. « L’une d’entre elles, c’est que nous n’avons qu’une seule vie, et qu’il faut donc profiter de tout ce qu’elle nous offrira. Malgré la douleur, je sais que ce que mon père aurait voulu plus que tout, c’est que je continue à faire ce que j’aime. »
Pour lire d’autres hommages sur les victimes des massacres du Hamas du 7/10/2023 et de la guerre qui s’en est suivie, cliquez ici.
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