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« Inacceptable » : Le Royaume-Uni dénonce Netanyahu pour l’avoir qualifié de « République islamique »

Le gouvernement britannique affirme avoir abordé la question avec Jérusalem ; un porte-parole israélien minimise cette remarque, affirmant que le Premier ministre citait JD Vance

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu quittant le 10 Downing Street après une réunion avec le Premier ministre britannique Rishi Sunak, à Londres, le 24 mars 2023. (Crédit : Alberto Pezzali/AP Photo)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu quittant le 10 Downing Street après une réunion avec le Premier ministre britannique Rishi Sunak, à Londres, le 24 mars 2023. (Crédit : Alberto Pezzali/AP Photo)

Vendredi, le chef du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu, a qualifié le Royaume-Uni de « République islamique » au cours d’une interview dans laquelle il critiquait la position britannique par rapport à Israël. Des « remarques totalement inacceptables », a jugé Londres.

Dans un podcast diffusé à la radio de l’armée israélienne, le Premier ministre le plus à droite de l’histoire d’Israël rappelait que le petit-fils de Winston Churchill avait ouvertement soutenu Israël pendant la Guerre des Six Jours de 1967.

« Est-ce que la même chose pourrait se produire aujourd’hui ? », a-t-il fait mine de s’interroger, ajoutant dans un sourire : « Quelqu’un a dit un jour que la première république islamique dotée d’armes nucléaires serait la République islamique de Grande-Bretagne. Nous veillons à ce qu’il n’y en ait pas une autre ici, en Iran. »

« Ces propos sont totalement inacceptables et nous en avons fait part au gouvernement israélien », a réagi vendredi un porte-parole du gouvernement britannique.

Le discours de Netanyahu fait écho à celui tenu régulièrement par des responsables politiques et des commentateurs d’extrême-droite occidentaux, qui soutiennent, sans fondement, que certaines régions du Royaume-Uni sont soumises à la charia en raison de la présence de populations immigrées, ce qui suscite des accusations de racisme anti-musulman.

Dans un entretien accordé à la BBC, également vendredi, le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer, a semblé relativiser les déclarations de Netanyahu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’exprimant dans un épisode d’un podcast de la radio de l’armée, Galei Tsahal, diffusé le 13 août 2026. (Crédit : Capture d’écran/Galei Tsahal/YouTube)

Propos de Vance 

« Il [M. Netanyahu] reprenait une citation faite par quelqu’un d’autre », a-t-il affirmé, rappelant que le vice-président américain JD Vance avait « tenu ces propos » auparavant.

« Il citait ce que le vice-président avait dit », a poursuivi Mencer.

En 2024, lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, Vance avait estimé que le Royaume-Uni pourrait devenir « le premier pays véritablement islamiste à se doter de l’arme nucléaire », des propos qui avaient alors suscité les critiques de hauts responsables politiques britanniques.

Le Royaume-Uni fait partie des pays ayant récemment annoncé qu’ils reconnaissaient l’État palestinien, provoquant la colère d’Israël.

Le nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, a déclaré que son prédécesseur travailliste, Keir Starmer, n’avait pas suffisamment fait pression sur Israël pour que ce pays mette fin à son offensive dans la bande de Gaza, offensive  déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Le Premier ministre britannique Andy Burnham s’adressant aux médias après avoir présidé une réunion du COBR à Downing Street concernant la réponse actuelle du Royaume-Uni à la canicule, aux feux de forêt et à la sécheresse, à Londres, le 12 août 2026. (Crédit : Kin Cheung/Pool/AP)

Dans une interview accordée au quotidien The Guardian peu avant de prendre ses fonctions, Burnham avait également fait savoir que le Royaume-Uni envisagerait d’interdire le commerce des produits provenant des implantations de Cisjordanie.

Le Royaume-Uni, qui s’aligne généralement étroitement sur son allié américain, a également pris ses distances par rapport à la guerre américano-israélienne déclenchée en février contre l’Iran.

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