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Invoquant des « crimes de guerre », la Belgique exhortée à arrêter des Israéliens lors d’un festival

La HRF dit avoir identifié 2 personnes présentes à Tomorrowland liées au "génocide" à Gaza et elle a partagé une photo d'hommes brandissant le drapeau Givati lors d'un concert

Des spectateurs assistant au festival de musique Tomorrowland, à Boom, en Belgique, le 18 juillet 2025. (Crédit : Omar Havana/AP)
Des spectateurs assistant au festival de musique Tomorrowland, à Boom, en Belgique, le 18 juillet 2025. (Crédit : Omar Havana/AP)

Un groupe d’activistes qui cherche à faire poursuivre d’anciens combattants israéliens pour crimes de guerre a appelé, samedi, le gouvernement belge à arrêter deux personnes qu’il accuse d’être des soldats de l’armée israélienne participant au festival de musique Tomorrowland.

« Deux individus responsables de graves crimes internationaux, notamment de crimes de guerre et de génocide commis dans la bande de Gaza, se trouvent actuellement sur le sol belge », a déclaré la Fondation Hind Rajab (HRF), une organisation basée en Belgique, dans un communiqué.

Ces deux individus « sont directement impliqués dans certains des crimes les plus odieux commis pendant la campagne militaire israélienne en cours à Gaza », a ajouté l’organisation anti-Israël.

Selon la HRF, ces crimes comprennent des attaques aveugles contre des zones civiles, le recours à la torture et à des boucliers humains, des détentions arbitraires, ainsi que des violations de la Convention des Nations unies sur le génocide, émise après l’extermination de six millions de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Israël rejette catégoriquement ces accusations.

Israël affirme que Tsahal ne vise jamais de civils et que tous ses combats sont conformes au droit de la guerre ; il souligne notamment les mesures prises pour éviter les victimes civiles et faciliter l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza.

En outre, l’organisation anti-Israël a déclaré qu’un groupe de jeunes Israéliens avait été aperçu au festival en brandissant le drapeau de la brigade Givati de l’armée israélienne.

La brigade Givati a été largement déployée dans le cadre de la guerre en cours contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza, déclenchée par le pogrom perpétré par ce dernier le 7 octobre 2023.

Selon la HRF, cette unité aurait été « largement documentée pour son rôle dans la destruction systématique des infrastructures civiles à Gaza et pour avoir commis des atrocités de masse contre la population palestinienne ».

« Le drapeau Givati, exhibé publiquement au cœur de la Belgique, n’est pas seulement un symbole militaire. Il est devenu, pour des millions de personnes, un symbole d’impunité, de destruction et de nettoyage ethnique », a-t-elle poursuivi.

Le communiqué ajoute que la semaine dernière, « un drapeau palestinien a été arraché de force d’une résidence privée par un groupe de jeunes Israéliens en âge de faire leur service militaire ».

« Le symbolisme est frappant : alors que les suspects de crimes de guerre affichent librement leurs insignes militaires, les symboles de leurs victimes sont attaqués », a déclaré l’organisation.

Tomorrowland, un festival de musique électronique qui se tient dans la ville belge de Boom, attire quelque 400 000 personnes par an, selon le New York Times.

Lancée en septembre, la HRF identifie les soldats de Tsahal grâce au contenu qu’ils publient sur les réseaux sociaux depuis leurs opérations à Gaza, puis alerte les forces de l’ordre locales lorsqu’ils se rendent à l’étranger, dans le but de les faire arrêter et de les poursuivre en justice pour crimes de guerre.

Bien que l’organisation anti-Israël ait largement échoué devant les tribunaux, elle a réussi à obtenir une large couverture médiatique, elle aurait poussé un ministre du gouvernement israélien à renoncer à un voyage à l’étranger et elle aurait même incité l’armée israélienne à créer de nouvelles règles pour mieux protéger la vie privée de ses soldats et les empêcher d’être victimes de doxxing, la pratique qui consiste à divulguer les informations personnelles d’une personne en ligne afin de l’exposer.

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