Rechercher

« Israël, on t’enc… », scandé par une foule de jeunes fans du PSG sur les Champs-Élysées

Si de nombreux rassemblements festifs se sont déroulés sans heurts, de très nombreux débordements, casses, échauffourées ont eu lieu sur tout le territoire et pas qu’à Paris

Capture de la vidéo filmée sur les Champs Élysées le 30 mai 2026. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Capture de la vidéo filmée sur les Champs Élysées le 30 mai 2026. (Crédit : capture d'écran YouTube)

On a beaucoup parlé à juste titre, dans la foulée de la victoire du PSG face à Arsenal pour sa deuxième finale de Champion’s League en deux ans, de la violence qui a flambé le samedi 30 mai au soir, notamment sur les Champs-Élysées, sur le périphérique parisien mais aussi dans le reste de Paris, ainsi que dans plusieurs grandes villes. Beaucoup moins de certains slogans tenus par la jeunesse en amont du match. Et parmi eux, une hostilité à Israël et aux Juifs.

Ainsi, comme le montre cette vidéo présente sur YouTube, on découvre en amont du match un groupe de jeunes particulièrement excités sur les Champs-Élysées noyés de soleil, à l’approche du match qui va voir quelques heures plus tard le PSG mettre une deuxième étoile sur son maillot.

En plus des slogans hostiles et impolis à l’équipe d’Arsenal, et d’autres propos pas toujours très fins dont sont coutumiers certains fans de football, ledit groupe de jeunes s’agite et s’échauffe soudain sur le slogan « Israël, on t’enc… » répété de plus en plus fort, tandis qu’un jeune homme, posé sur les épaules d’un des jeunes, brandit dans les airs un drapeau palestinien.

Dans de nombreuses autres vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, on entend des slogans ou des propos antisémites.

Dans l’une d’entre elles en particulier, en voix off on entend un participant aux échauffourées avec la police annoncer fièrement qu’il va « s’attaquer aux Juifs » tandis que l’un de ses amis essaye de l’en dissuader.

Le préfet de police de Paris Laurent Nunez arrivant à une réunion avec les ministres pour un point d’étape sur les Jeux Olympiques de Paris 2024, à l’Hôtel Matignon, à Paris le 31 juillet 2024. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)

Au matin du lundi 1er juin, à l’issue d’un week-end sous haute tension, le constat était amer sur tout le territoire. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dressé un bilan des plus graves, complété par le parquet de Paris.

Si de nombreux rassemblements festifs se sont déroulés sans heurts, de très nombreux débordements, casses, échauffourées ont eu lieu sur tout le territoire et pas qu’à Paris.

Si le ministre a cependant estimé que « La situation avait été globalement sous contrôle », il y a eu deux morts dont celle d’un homme né en 2002, aux alentours d’une heure du matin, qui a heurté avec sa moto des blocs de béton installés sur une bretelle de sortie du périphérique parisien, au niveau de la porte Maillot.

Des centaines de blessés, dont huit graves, ont été comptabilisés chez les participants, près de 60 du côté des forces de l’ordre. À Paris on a constaté des milliers de tirs de mortiers contre les forces de l’ordre et contre des installations publiques ou privées.

De très nombreux vols et pillages, ou destructions de commerces et de mobiliers publics ont enfin été constatés à Paris mais aussi dans une quinzaine d’autres villes.

Si les forces de l’ordre ont interpellé plus de 780 personnes sur l’ensemble du territoire, dont 480 sur le périmètre de la préfecture de police de Paris, avec 457 gardes à vue à la clé, soit une hausse importante (+32% par rapport à l’an passé qui avait déjà connue une intense soirée de violence), un tout petit nombre de personnes interpellées ont été présentées devant les tribunaux pour une comparution immédiate.

Au total, 225 majeurs ont été placés en garde à vue dans la capitale à la suite de débordements survenus après la victoire du Paris Saint-Germain contre Arsenal.

Recevant le PSG en grandes pompes à l’Élysée, et avec des mots quasi-similaires à ceux de l’an passé (comme l’a montré l’émission TBT9 de Cyril Hanouna), Emmanuel Macron a jugé « inqualifiables » les violences « à Paris et dans d’autres villes ». « Ça, c’est pas le foot, ça c’est pas le sport, c’est pas ce qu’on aime », a-t-il dit avant d’ajouter : « Donc merci à nos policiers, à nos gendarmes. On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés. On ne veut plus voir ça. Fini. On en a ras-le- bol évoquant des scènes de violence inacceptables ».

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.