Israël saisit des dizaines d’artefacts archéologiques en zone B de Cisjordanie
Les artefacts se trouvaient dans une maison construite sur le site archéologique de « Burj Lasana », peuplé sans interruption entre l'âge de fer et les Croisades
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L’administration civile israélienne affirme a saisi jeudi des dizaines d’artefacts archéologiques dans le nord de Ramallah, en zone B, et les a remis au site archéologique du Musée du Bon Samaritain en zone C.
Selon la déclaration de l’administration civile israélienne, les artefacts ont été confisqués à l’endroit où des Palestiniens ont construit une villa sur le site de « Burj Lasana », peuplé continûment depuis l’âge de fer (1200-586 av. l’ère commune) jusqu’à la période des Croisés (1099-1260 de l’ère commune).
Situé au sommet d’une colline, le site comprend les vestiges d’une forteresse de croisés, une église byzantine et un bain rituel.
L’Administration civile, service du Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) du ministère de la Défense, est en charge des affaires civiles en Cisjordanie.
En vertu des accords d’Oslo, l’Autorité palestinienne a le contrôle civil et sécuritaire sur la zone A de Cisjordanie et Israël sur la zone C : la zone B est, elle, sous contrôle sécuritaire d’Israël et contrôle civil de l’AP.
Selon la déclaration de l’administration civile israélienne, ont notamment été saisis des pièces de monnaie, des colonnes en pierre et des chapiteaux de colonnes. Les inspecteurs ont également découvert un détecteur de métaux utilisé pour retrouver des métaux sous terre.
Cela fait des années qu’experts et militants dénoncent l’abandon des sites archéologiques situés Cisjordanie.
Le gouvernement actuel a fait en sorte de confier le contrôle des antiquités de ce secteur à un organisme civil israélien, selon les critiques sans autorité pour le faire et dans le but de faire de l’archéologie un levier d’annexion de facto.
« La protection des sites archéologiques est une part centrale de notre travail et de notre responsabilité pour faire en sorte de préserver l’histoire de la région », lit-on dans le communiqué du département d’application de la loi, des enquêtes et du renseignement de l’unité archéologique de l’administration civile.
« Les dégâts infligés à des sites anciens nuisent non seulement aux artefacts lui-même, mais aussi à notre capacité à comprendre et documenter le récit historique qu’il reflète. Nous travaillons sans relâche avec tous les outils à notre disposition pour éradiquer les vols d’antiquités et protéger les biens patrimoniaux nationaux et les archives historiques de la région. »
la Communauté du Times of Israël !







