8 soldats blessés dans un attentat à la voiture bélier dans le centre d’Israël
Une chasse à l'homme est en cours ; deux victimes sont dans un état moyen, d'autres sont légèrement blessées ; le conducteur s'est enfui, abandonnant son véhicule à proximité
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Huit soldats ont été blessés lors d’un attentat présumé à la voiture bélier à proximité de Netanya, dans le centre d’Israël, jeudi. La police a lancé une chasse à l’homme pour retrouver le conducteur qui s’est enfui. Il a ensuite abandonné son véhicule.
Deux des victimes, un homme et une femme âgés respectivement de 20 et de 18 ans, ont été modérément blessés. Trois autres personnes sont dans un état léger à modéré et trois n’ont été que légèrement blessées, ont indiqué les services d’urgence du Magen David Adom.
L’incident s’est produit sur la route 57, aux abords de l’entrée de Kfar Yona.
Les blessés ont été transportés à l’hôpital Hillel Yaffe de Hadera et à l’hôpital Laniado de Netanya. Plusieurs heures après l’incident, l’armée a confirmé que les huit personnes étaient des militaires.
La police a évoqué une attaque à la voiture-bélier présumée.
L’auteur est toujours en fuite après avoir abandonné sa voiture dans la zone de Beit Lid, dans le Nord-Est de la Cisjordanie, où elle a été découverte par la police.
Le propriétaire de la voiture est israélien. Il s’agit d’Arkan Khaled, un habitant de Taybeh âgé de 27 ans. La police a diffusé sa photo et demande à toute personne qui aperçoit le suspect d’appeler le 100, le numéro d’urgence de la police, et ont publié une capture d’écran floue de celui-ci.
Selon la chaîne publique Kan, les autorités s’efforcent de déterminer si la voiture avait été volée par le suspect.
Les agents du commissariat local et de la police de district ont lancé des recherches le long des routes et dans les champs avec le renfort des autres forces de sécurité, d’hélicoptères de police, d’unités de motards et d’unités canines.
De plus, le commandant de la police du district central a ordonné la mobilisation immédiate de toutes les équipes de première intervention au sein des communautés voisines.
Les forces de sécurité ont fermé les points de passage vers la Cisjordanie dans la région, y-compris la route menant à Tulkarem, alors qu’elles poursuivaient le suspect, selon un responsable militaire.
Le chef de la police israélienne, Danny Levy, est arrivé sur les lieux de l’incident où il a procédé à une évaluation de la situation, a indiqué la police.
Un témoin oculaire, Kinneret Hanuka, qui habite Kfar Yona, a expliqué aux médias qu’elle se rendait à son travail, au volant de sa voiture, lorsque l’agresseur présumé lui a coupé la route, accélérant en direction d’un arrêt de bus. Après avoir heurté les personnes qui attendaient à l’arrêt, il a redémarré, laissant les victimes gisant au sol.
« Jamais je n’aurais pensé assister à quelque chose comme ça », a-t-elle dit. « C’était triste ».
Hanuka a décrit son dilemme au fur et à mesure que le drame se déroulait, ne sachant pas si elle devait se ruer pour apporter son aide aux blessés et craignant que l’auteur de l’attentat ne sorte de son véhicule avec une arme.
« Dans ces moments-là, vous ne savez pas quoi faire », a-t-elle ajouté.
Après que le suspect a pris la fuite, elle et d’autres personnes se sont précipitées pour aider les blessés.
Un urgentiste des services du Magen David Adom, arrivé sur les lieux, a expliqué que certains des blessés avaient été projetés à 15 mètres de l’arrêt de bus. Il a précisé qu’ils étaient tous conscients à l’arrivée des secours et il a raconté la manière dont le véhicule avait foncé en leur direction, les percutant avant de prendre la fuite.
Le maire de Kfar Yona, Albert Tayeb, a confié aux médias qu’il s’inquiétait depuis longtemps déjà de l’absence de poteaux métalliques – des poteaux qui sont parfois érigés à de tels endroits pour empêcher ce genre d’incidents – le long des arrêts de bus, à des fins de protection.
Il a déclaré que les responsables locaux avaient contacté la société publique des infrastructures routières, Netivei Israel, à ce sujet, mais qu’il leur avait été répondu que ces poteaux n’étaient « pas sûrs ».
la Communauté du Times of Israël !







