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La 17ᵉ édition du festival Manofim se penche sur le passage du quotidien à l’extrême

À partir du 22 juillet, le festival annuel d'art contemporain proposera cinq jours d'expositions dans les galeries, sur les toits et dans les jardins de Jérusalem

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Une visite guidée lors du festival d'art contemporain Manofim de l'an dernier à Jérusalem ; cette année l'événement débutera le 22 juillet 2025. (Crédit :  Itamar Grinzbourg)
Une visite guidée lors du festival d'art contemporain Manofim de l'an dernier à Jérusalem ; cette année l'événement débutera le 22 juillet 2025. (Crédit : Itamar Grinzbourg)

Une installation artistique axée sur la mémoire et la disparition. Un « espace sonore » centré sur le Kaddish, la prière du deuil. Une exposition collective qui explore les thèmes de l’appartenance et de la propriété à travers la végétation locale.

Tels sont les temps forts du festival annuel d’art contemporain qui se tiendra prochainement à Jérusalem et qui explorera la manière dont la vie quotidienne peut sembler extrême dans le contexte actuel d’Israël.

Intitulé « Extreme Point », le festival Manofim, qui en sera à sa 17ᵉ édition, s’ouvrira le 22 juillet et durera cinq jours. Les fondateurs et directeurs du festival, Lee He Shulov et Rinat Edelstein, invitent le public à franchir le fossé entre ce qui s’est brisé et ce qui émerge.

« C’est un thème qui reflète la réalité dans laquelle nous vivons », ont écrit Shulov et Edelstein dans leur communiqué.

« Nous vivons une période où la routine est devenue extrême et où ce qui était autrefois exceptionnel fait désormais partie de notre quotidien. Le festival est animé par la conviction que le point de rupture recèle un potentiel de croissance et un nouveau langage. »

Le festival se déroulera dans le quartier de Talpiot, où les ateliers d’artistes côtoient les concessionnaires automobiles et les garages. Il sera inauguré par un concert du groupe de heavy metal israélien Orphaned Land. Le concert, ainsi qu’une « expérience audiovisuelle live et improvisée » des artistes jumeaux Guy et Neta Moses, seront présentés au Bustana, un nouveau lieu situé sur le toit des ateliers d’artistes de Talpiot.

Une œuvre de Yael Hameiri, présentée cette année au festival d’art contemporain Manofim, à Jérusalem, à partir du 22 juillet 2025 (Crédit : Yael Hameiri)

Outre les galeries et les ateliers d’artistes, les expositions du festival seront présentées dans des espaces alternatifs à travers la capitale, tels que des toits et des jardins, où le public est invité à interagir avec l’art.

Parmi les expositions de cette année, citons « The Jackal » (« Le Chacal »), une installation vidéo et picturale à grande échelle sur la mémoire, l’image et la disparition, réalisée par Efrat Gal-Nur et Alona Friedberg au théâtre Hazira. Une autre œuvre phare est « Root of the Matter » (« La racine du problème »), une exposition collective organisée par Yarden Stern dans les studios des artistes. Selon la description du festival, cette exposition examine comment la végétation reflète le passé et l’avenir de la population locale, ainsi que « les rôles symboliques et politiques des arbres, des fleurs et des plantes sauvages ».

« Kaddish », à la galerie Koresh 14 est une installation sonore créée par le compositeur et artiste sonore Shaul Dahan, basé à Jérusalem, qui créera un     « espace sonore extatique » comprenant des textes de prières, telles que le Kaddish.

« Bliss » (« Bonheur »), à la Maison Ticho, est quant à elle la dernière installation vidéo de Meïrav Heiman et Ayelet Carmi. Elle dépeint une scène dystopique dans laquelle des femmes vivent ensemble sur une colonne, dans un bâtiment abandonné.

Le festival proposera des visites guidées des galeries participantes et l’accès aux ateliers des artistes, ainsi que des performances, des ateliers et des activités créatives pour les enfants.

D’autres performances musicales sont également au programme, notamment le lancement du nouvel album du musicien de rock Roy Reick, une soirée musicale et poétique animée par Idit Mintzer à la Maison Ticho, ainsi que le spectacle Drag De Paz, mettant en scène Gal De Paz et certaines des plus grandes drag queens d’Israël.

Le trio Tatran, qui mélange les genres, clôturera le festival avec une performance instrumentale accompagnée d’un quatuor à cordes.

Pour plus d’informations et l’achat de billets, rendez-vous sur le site web de Manofim.

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