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La commission d’État sur le 7-Octobre « n’est pas un outil pour renverser le gouvernement » – père d’un otage tué

"Pour moi, ce n’est pas un débat télévisé, et ce n’est pas une leçon d’éducation civique. C’est ma vie et c’est mon fils. Guy aurait dû être là ce soir", a souligné Michel Illouz

Michel Illouz, à gauche, père de l’otage assassiné Guy Illouz, aux côtés de l’otage libéré Yosef-Haim Ohana, lors d’une cérémonie marquant l’arrêt de l’horloge comptabilisant le temps écoulé depuis l’enlèvement des otages à Gaza, place des Otages, Tel Aviv, le 27 janvier 2026. (Crédit : Forum des familles des otages et des disparus)
Michel Illouz, à gauche, père de l’otage assassiné Guy Illouz, aux côtés de l’otage libéré Yosef-Haim Ohana, lors d’une cérémonie marquant l’arrêt de l’horloge comptabilisant le temps écoulé depuis l’enlèvement des otages à Gaza, place des Otages, Tel Aviv, le 27 janvier 2026. (Crédit : Forum des familles des otages et des disparus)

Michel Illouz, père de l’otage tué Guy Illouz, a déclaré samedi qu’une commission d’enquête nationale sur le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023 « n’est pas une vengeance, ni un outil destiné à renverser le gouvernement ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rejette fermement la création d’une telle commission car ses membres seraient désignés par le pouvoir judiciaire, qu’il accuse d’être partial à son égard. Mais Illouz a déclaré que cette commission était « la manière dont un pays démocratique dit : ‘Une catastrophe s’est produite ici, nous devons comprendre pourquoi’ ».

Illouz a tenu ces propos lors de la manifestation hebdomadaire organisée par l’ONG Mouvement pour un gouvernement de qualité (MGQ) sur la place Habima, à Tel Aviv, en présence d’environ 150 personnes.

Il a ajouté que la demande d’une commission d’État « s’inscrit également dans » le thème plus large de la manifestation, à savoir « l’identité de la contestation israélienne ».

« Nous ne pouvons pas démanteler les freins et contrepoids qui garantissent que le gouvernement respecte lui aussi la loi », a déclaré Illouz.

« Pour moi, ce n’est pas un débat télévisé, et ce n’est pas une leçon d’éducation civique. C’est ma vie et c’est mon fils. Guy aurait dû être là ce soir », a poursuivi Illouz, la voix brisée par l’émotion.

« Je ne demande qu’une chose fondamentale : donnez-nous la vérité. Rendez des comptes. Donnez-nous des réponses », a-t-il déclaré.

« Je ne pourrai jamais ramener mon Guy. J’aimerais tant pouvoir le faire. Je ne peux que parler en son nom et exiger que la vérité ne soit pas enterrée avec lui. »

Doris Liber brandit une photo de son fils Guy Illouz, retenu en otage par des terroristes à Gaza, lors d’une conférence de presse au Capitole aux États-Unis, le 7 novembre 2023. (Crédit : Capture d’écran/C-SPAN)

Comme d’habitude lors des rassemblements du samedi soir, des manifestants et des contre-manifestants se sont affrontés à un coin de rue près de la place Habima, où l’activiste et provocateur de droite Mordechaï David est arrivé avec une poignée de partisans. La police a tenté de mettre fin à l’affrontement.

Les agents ont arrêté deux personnes à la suite de la manifestation « pour suspicion d’agression réciproque » et « les circonstances font l’objet d’une enquête », a indiqué la police.

Le Front de soutien juridique aux manifestants détenus, un groupe d’avocats qui défendent bénévolement les manifestants anti-gouvernement, a déclaré qu’un manifestant avait été interpellé après qu’un « voyou du régime » eut crié à tort : « Il m’attaque. »

Le groupe d’avocats a identifié l’accusateur comme étant Eliran Simantov, qui s’était fait connaître en juillet grâce à une vidéo le montrant en train de réprimander l’acteur comique chevronné Moni Moshonov près de la place Habima pour avoir « refusé de mourir » et satirisé l’histoire juive et sioniste dans l’émission « The Jews Are Coming » diffusée sur la chaîne publique Kan.

En mai, Simantov aurait également craché sur l’ancien Premier ministre Ehud Olmert, un farouche détracteur de Netanyahu, devant la Cinémathèque de Tel Aviv, située à deux pas de l’Habima.

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