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La France enquête sur la possible ingérence de l’israélien BlackCore dans les élections – Reuters

L'opération a visé le candidat à la mairie de Marseille Sébastien Delogu, le candidat à Toulouse François Piquemal et leur homologue de Roubaix David Guiraud

Jean-Luc Melenchon (au centre), leader du parti de gauche La France Insoumise (LFI), membre de la coalition de gauche Nouveau Front populaire (NFP), entouré de l'avocate franco-palestinienne et députée européenne Rima Hassan (Centre- droite) et du député LFI Manuel Bompard (centre-gauche) prononçant un discours après l'annonce des résultats du premier tour des élections législatives, à La Faïencerie, à Paris, le 30 juin 2024. (Crédit : Dimitar Dilkoff/AFP)
Jean-Luc Melenchon (au centre), leader du parti de gauche La France Insoumise (LFI), membre de la coalition de gauche Nouveau Front populaire (NFP), entouré de l'avocate franco-palestinienne et députée européenne Rima Hassan (Centre- droite) et du député LFI Manuel Bompard (centre-gauche) prononçant un discours après l'annonce des résultats du premier tour des élections législatives, à La Faïencerie, à Paris, le 30 juin 2024. (Crédit : Dimitar Dilkoff/AFP)

Les autorités françaises enquêtent actuellement sur une possible ingérence étrangère dans la campagne électorale d’un parti d’extrême gauche à l’approche des élections municipales qui ont eu lieu au mois de mars et qui aurait été orchestrée, au moins en partie, par une obscure société israélienne du nom de BlackCore, ont fait savoir à Reuters trois sources proches du dossier.

Les services de renseignement français tentent aujourd’hui de déterminer l’identité du commanditaire de la supposée campagne de BlackCore, qui visait à discréditer trois candidats de La France insoumise via des sites web trompeurs, des comptes sur les réseaux sociaux qui faisaient état de comportements criminels et des publicités numériques diffamatoires, ont précisé deux des sources.

Reuters n’est pas parvenu à établir de manière indépendante l’identité des personnes à l’origine de BlackCore et à localiser son siège social, ni à trouver la moindre trace de cette société dans les registres des entreprises israéliennes.

BlackCore n’a pas donné suite aux nombreux messages envoyés via le formulaire de contact de son site web et de sa page LinkedIn. Ces derniers ont par la suite été désactivés.

Le parquet français ne nous a pas répondu. Il a également refusé de commenter les activités présumées de BlackCore. Viginum, le service de détection de la désinformation rattaché au cabinet du Premier ministre français, a, lui aussi, préféré ne pas s’exprimer.

BlackCore, sur son site web et sur sa page LinkedIn, se décrit comme « une entreprise d’élite spécialisée dans l’influence, la cyber-sécurité et les technologies, conçue pour l’ère moderne de la guerre de l’information ». La société affirme proposer aux gouvernements et aux campagnes politiques « des stratégies de pointe, des outils avancés et une sécurité robuste pour élaborer des campagnes de communication ».

L’opération rapportée visait le candidat à la mairie de Marseille Sébastien Delogu, le candidat à Toulouse François Piquemal et leur homologue de Roubaix David Guiraud, ont affirmé les autorités françaises et les candidats eux-mêmes.

C’est le journal Le Monde qui en avait révélé les grandes lignes en mars, après que Viginum a dévoilé un cas d' »ingérence numérique étrangère » à la portée « limitée » qui avait visé un « parti politique français » et ses candidats à Marseille, Toulouse et Roubaix.

Selon les sondages, La France insoumise, un parti anti-israélien connu sous son acronyme LFI, divise l’opinion.

Le parti est régulièrement accusé d’antisémitisme par certaines figures de la communauté juive, ainsi que par ses rivaux politiques, des accusations qu’il récuse. De nombreux acteurs du monde des affaires s’inquiètent pour leur part de ses politiques fiscales et budgétaires.

Interrogé par Reuters, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué ne pas être au courant de l’existence de BlackCore. Il a refusé de dire si le gouvernement français l’avait contacté au sujet des soupçons d’ingérence électorale. Le ministère français des Affaires étrangères n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet.

Le personnel du Times of Israel a contribué à ce article.

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