Rechercher

La Haute Cour invite le gouvernement à renoncer à la procédure pour limoger Baharav-Miara

Le juge Sohlberg souligne une nouvelle fois en deux semaines que le mécanisme exceptionnel mis en place par l’exécutif pour destituer la procureure générale pose problème

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

La procureure générale Gali Baharav-Miara assistant à une réunion de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice, à la Knesset, à Jérusalem, le 18 novembre 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
La procureure générale Gali Baharav-Miara assistant à une réunion de la commission de la Constitution, du Droit et de la Justice, à la Knesset, à Jérusalem, le 18 novembre 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La Haute Cour de justice a suggéré au gouvernement mardi de revenir à la procédure de limogeage des procureurs généraux adoptée en 2000, indiquant ainsi son désaccord avec la nouvelle méthode mise en place pour contourner le mécanisme officiel dans le but de destituer l’actuelle procureure générale, Gali Baharav-Miara.

Les remarques du juge Noam Sohlberg ont été incluses dans sa décision rejetant la demande des requérants qui souhaitaient une audience urgente sur l’intention du gouvernement de procéder rapidement à un vote pour révoquer Baharav-Miara.

« Il serait peut-être judicieux, afin d’apaiser les tensions actuelles, d’envisager un retour au cadre prévu pour mettre fin au mandat du procureur général, tel que défini dans le rapport de la commission publique chargée d’examiner les méthodes de nomination des procureurs généraux », a écrit Sohlberg dans sa décision rendue mardi.

Il faisait référence à la commission Shamgar, qui avait formulé en 1998 une série de recommandations sur la nomination et la révocation des procureurs généraux. Ces recommandations avaient été entérinées par une résolution du cabinet en 2000.

Selon ce cadre, le procureur général devait être nommé par une commission publique et professionnelle présidée par un juge retraité de la Cour suprême, et composée d’un ancien procureur général ou d’un ancien ministre de la Justice, d’un représentant du barreau israélien, d’un juriste issu d’une faculté de droit israélienne, et d’un membre de la Knesset.

Pour révoquer un procureur général, le gouvernement devait solliciter l’avis et la recommandation de cette même commission afin de déterminer si les motifs de révocation étaient fondés.

Le juge de la Cour suprême, Noam Sohlberg, lors d’une audience sur les projets du gouvernement concernant le service militaire des ultra-orthodoxes, le 26 février 2024. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

En mars, le gouvernement avait lancé une procédure de révocation conformément à la résolution de 2000, mais s’était heurté à un obstacle : aucun ancien procureur général ou ministre de la Justice n’avait accepté de siéger à la commission.

En juin, l’exécutif a donc approuvé un nouveau dispositif remplaçant la commission indépendante par une commission ministérielle de cinq membres, chargée de recommander la destitution de Baharav-Miara.

La semaine dernière, cette commission a effectivement recommandé son limogeage. Le cabinet devait se prononcer dimanche, mais la réunion prévue a été annulée.

Un vote pourrait avoir lieu lundi prochain.

Sohlberg a déjà statué que, même en cas de vote favorable à la révocation, la décision ne pourra entrer en vigueur tant que la Haute Cour n’aura pas tranché les recours déposés contre la nouvelle procédure.

Dans cette précédente décision, il avait déjà laissé entendre que la cour considérait le nouveau mécanisme comme juridiquement douteux, évoquant les « difficultés soulevées par les requérants » et les « chances sérieuses de leur recours ».

Le gouvernement travaillerait déjà à un plan pour contourner une telle décision. Selon les informations du Times of Israel, le ministre de la Justice Yariv Levin envisagerait que l’exécutif cesse toute coopération avec Gali Baharav-Miara dès que le cabinet aura voté sa révocation, en dépit de la décision du juge Sohlberg précisant que celle-ci ne pourra entrer en vigueur qu’après que la Haute Cour se sera prononcée.

Ce boycott aurait pour effet d’exclure Baharav-Miara des réunions du cabinet et des délibérations du cabinet de sécurité.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.