La Haute Cour rejette les recours contre la nomination de Zini à la tête du Shin Bet
Si Isaac Amit estime que cette nomination aurait dû être renvoyée devant la commission consultative, il souligne l'honnêteté et l'intégrité personnelle et professionnelle du chef de l’agence de sécurité intérieure
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

La Haute Cour a statué dimanche par deux voix contre une contre les recours déposés pour contester la nomination de David Zini à la tête de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet.
Zini occupe ce poste depuis le début du mois d’octobre.
La Cour avait déjà refusé de suspendre sa nomination jusqu’à ce qu’elle se prononce sur les recours visant à disqualifier Zini en raison de son expérience passée, de sa conduite ou d’un conflit d’intérêts présumé.
Le vice-président de la Cour, Noam Sohlberg, s’exprimant au nom de la majorité, a souligné que l’instance consultative qui avait délibéré sur la nomination de Zini avait examiné sa candidature et l’avait jugée recevable.
Sohlberg a rejeté les arguments selon lesquels le Premier ministre Benjamin Netanyahu se trouvait en situation de conflit d’intérêts dans le choix du prochain chef du Shin Bet en raison du rôle joué par l’agence dans les enquêtes sur les proches collaborateurs du Premier ministre dans les affaires « Bild » et « Qatargate ».
Il a souligné qu’une décision de justice rendue en juillet autorisait le Premier ministre à sélectionner un candidat qui serait évalué par la commission consultative et que la procureure générale pouvait rédiger un accord de conflit d’intérêts avec le nouveau chef de l’agence de sécurité intérieure concernant ces deux enquêtes.
Sohlberg a également rejeté les allégations concernant les qualifications et la conduite éthique de Zini, ainsi que les arguments selon lesquels la commission consultative n’avait pas suffisamment examiné ces questions avant d’approuver sa nomination.
Le président de la Cour suprême, Isaac Amit, a rédigé une opinion dissidente dans laquelle il affirme que la commission avait été chargée d’examiner non seulement la conduite éthique de Zini, mais aussi celle de Netanyahu qui l’avait nommé.
Il a également estimé que la commission a omis d’évaluer de manière approfondie la conduite éthique de Netanyahu dans le choix de Zini, en particulier la possibilité que le Premier ministre ait eu des arrière-pensées en le choisissant.
Amit a déclaré que la nomination de Zini aurait dû être renvoyée devant la commission consultative pour un examen plus approfondi, ajoutant toutefois qu’il n’y avait aucune tache sur l’honnêteté et l’intégrité personnelle et professionnelle de Zini durant ses années de service militaire.
L’ONG Mouvement pour un gouvernement de qualité (MQG) en Israël, l’une des organisations ayant déposé un recours contre la nomination de Zini, a déclaré respecter la décision, mais a ajouté que le scandale du « Qatargate » et les enquêtes criminelles en cours visant des proches de Netanyahu expliquaient pourquoi une personne comme Zini, nommée par le Premier ministre, devait rester à l’écart des enquêtes.
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