La Malaisie traque d’éventuels Israéliens : Un patron américain de la tech gèle son investissement
Les autorités ont vérifié "des centaines de passeports" à la Network School accusée d'enfreindre la loi en autorisant la présence de citoyens israéliens titulaires de passeports binationaux
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Un riche investisseur américain dans le secteur technologique a gelé d’importants projets en Malaisie après que les autorités ont perquisitionné le campus de sa start-up, l’accusant d’abriter des étrangers, notamment israéliens, parmi ses employés, qui pratiquent le nomadisme numérique.
Des responsables malaisiens ont vérifié « des centaines de passeports » à la Network School, un complexe ayant coûté plus de 100 millions de ringgit (24,4 millions de dollars) situé dans l’État de Johor (sud), a déclaré Balaji Srinivasan, ancien haut dirigeant de la plateforme de cryptomonnaies Coinbase.
L’enquête a été déclenchée par des accusations en ligne selon lesquelles la Network School enfreignait les lois sur l’immigration – notamment en autorisant la présence de citoyens israéliens titulaires de passeports binationaux.
À majorité musulmane, la Malaisie, qui n’a pas de relations diplomatiques avec Israël et ne l’a jamais reconnu officiellement, critique de manière virulente et fréquente le pays et la guerre menée par l’État hébreu contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.
Elle interdit également l’entrée sur son territoire aux détenteurs de passeports israéliens, mais ne dispose pas de lois spécifiques concernant les titulaires de passeports d’un autre pays.
Les autorités malaisiennes ont déclaré mercredi qu’il n’existait aucune preuve de la présence de citoyens israéliens vivant ou travaillant au sein de la start-up.
« Après avoir vérifié des centaines de passeports physiques provenant de 40 pays, y compris des titulaires de passeports binationaux, les autorités ont confirmé… que tous les documents de voyage étaient en règle », a publié Srinivasan sur le réseau social X.
« À ce stade, tous les investissements supplémentaires que nous envisagions de réaliser en Malaisie sont suspendus jusqu’à ce que nous obtenions des garanties suffisantes que de tels problèmes ne se reproduiront pas », a-t-il déclaré jeudi.
Srinivasan a souligné que son fonds d’investissement souhaitait discuter avec les services du Premier ministre, Anwar Ibrahim, des modalités d’un protocole d’accord entre la Network School et le gouvernement malaisien.
Depuis plusieurs années, la Malaisie se positionne comme un pôle technologique en s’appuyant sur le soutien de l’État, les investissements étrangers et un coût de la vie compétitif.
Cette stratégie a attiré des milliards de dollars d’investissements dans la high-tech, en particulier avec l’essor de centres de données dans le sud de Johor et la fabrication de semi-conducteurs à Penang, dans le nord.
Mais des experts soulignent les défis qui persistent, comme la lourdeur bureaucratique et la fuite des talents.
la Communauté du Times of Israël !








