La photo d’un 3ᵉ enfant gazaoui atteint d’une maladie relayée pour diffamer Israël
Des médias affirmaient la semaine dernière qu'Abdul Qader al-Fayoumi, 14 ans, était mort de faim ; en réalité, il souffrait d'un trouble neurologique génétique et avait été soigné en Israël en 2018
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

Israël a affirmé jeudi que l’image devenue virale qui montrait un garçon palestinien de 14 ans, Abdul Qader al-Fayoumi, qui serait mort de faim à Gaza, était trompeuse, affirmant que l’adolescent souffrait d’un trouble neurologique génétique et qu’il avait été pris en charge dans un hôpital israélien pour y être soigné en 2018.
Dans un message diffusé sur son compte anglophone, sur le réseau social X, le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) au sein du ministère de la Défense a accusé le groupe terroriste du Hamas d’exploiter des images d’enfants malades pour propager des informations mensongères qui mettent en cause Israël.
« Le Hamas utilise des photos d’enfants malades pour propager la thèse de la famine et pour mettre Israël sur le banc des accusés. Mais la vérité raconte une autre histoire », est-il écrit dans le message, qui ajoute qu’Israël a évacué 180 malades et leurs accompagnateurs pour qu’ils soient soignés à l’extérieur du pays.
« Le Hamas, de son côté, continue à les exploiter cyniquement pour promouvoir son propre agenda, et une partie des médias internationaux achète ce récit », a continué le COGAT dans son message.
Cette photo est la deuxième que l’armée israélienne à tenté de mettre en doute depuis que les informations faisant état d’une famine généralisée et de décès dus à la malnutrition aiguë se sont multipliés dans la bande de Gaza. Mardi, un groupe de veille soutenu par l’ONU a expliqué que le « pire scénario de famine » était « en train de se dérouler » au sein de l’enclave. Israël conteste tout phénomène de famine à Gaza mais, face aux fortes pressions à l’international, l’État juif a pris une série de mesures visant à accroître le flux de l’aide humanitaire.
Les images d’enfants gazaouis au corps décharné ont fait naître l’inquiétude et un sentiment de révolte dans le monde entier. Israël est également accusé d’empêcher les denrées alimentaires d’arriver jusqu’aux civils.
Once again, Hamas is using photos of sick children to push the “starvation” narrative and blame Israel.
But the truth tells a different story.#TheFacts: 14-year-old Abdul Qader al-Fayoumi was treated in Israel back in 2018 for a genetic disease.Abdul was one of the hundreds… pic.twitter.com/4CcB2Md1ao
— COGAT (@cogatonline) July 31, 2025
Mais Tsahal et les militants pro-israéliens ont expliqué que certaines photographies donnaient une image déformée de la situation.
L’armée a fait savoir, en début de semaine, qu’un cliché – devenu viral sur les réseaux sociaux – qui montrait un enfant squelettique de Gaza, Osama al-Rakab, âgé de 5 ans, était mensongère, l’enfant souffrant d’une grave maladie génétique sans aucun lien avec la guerre en cours. Les militaires ont noté que l’enfant était actuellement pris en charge dans un hôpital, à l’étranger. Suite aux accusations inexactes qui mettaient en cause Israël, le New York Times a ajouté un correctif à un article qui était consacré à la famine qui sévirait à Gaza, reconnaissant qu’une photo publiée en première page présentait un autre petit garçon qui souffrait « problèmes de santé préexistants ».
La semaine dernière, des informations en provenance de Gaza avaient affirmé qu’al-Fayoumi était mort de faim. Sollicité par le Times of Israel, le COGAT n’a pas nié sa mort et il n’a donné aucune précision sur la véracité ou sur les détails de l’image elle-même.
Les autorités israéliennes affirment qu’un grand nombre de civils morts des suites de la malnutrition à Gaza souffraient de maladies préexistantes. Les spécialistes affirment que cette situation est typique des premiers stades d’une crise de la faim.
Dans le cas présenté jeudi par le COGAT, l’unité a affirmé qu’al-Fayoumi avait été, comme des centaines d’autres Gazaouis atteints de maladies similaires, pris en charge dans les hôpitaux israéliens avant que le Hamas ne détruise le passage d’Erez le 7 octobre 2023, dans le cadre du pogrom commis par les hommes armés dans le sud d’Israël.
Depuis lors, Israël procède à des évacuations médicales vers des pays tiers via le poste-frontière de Kerem Shalom et via l’aéroport de Ramon. Plus de 3 700 habitants de Gaza – des patients nécessitant un traitement et leurs accompagnateurs dans leur majorité – ont ainsi pu quitter l’enclave, selon des responsables israéliens.
Les mesures prises par Israël pour renforcer l’afflux des aides humanitaires ont suscité la controverse au sein de l’extrême droite – ses dirigeants se sont opposés à l’entrée de la précieuse assistance dans la bande de Gaza, affirmant qu’elle constituait une bouée de sauvetage pour le Hamas. Jeudi, le député Zvi Sukkot (Hatzionout HaDatit) a déclaré dans une interview accordée à la station de radio ultra-orthodoxe Kol Berama que la faim à Gaza ne le dérangerait pas, attribuant la crise au Hamas.
« Personnellement, je ne vais pas souffrir parce qu’il y a une famine à Gaza à cause de la guerre parce que tout ça, c’est leur faute », a-t-il déclaré. « La famine pourrait cesser si la guerre s’arrêtait. Et la guerre s’arrêtera au moment où le Hamas décidera d’y mettre fin et qu’il arrêtera d’essayer de nous assassiner ».
Reuters a contribué à cet article.
la Communauté du Times of Israël !







