La police lance un raid dans les locaux d’un parti arabe et confisque un drapeau palestinien
Le député Ofer Cassif a estimé que cet incident aura "un effet dissuasif considérable sur la liberté d’expression et d’association" en Israël ; il est difficile de dire si les agents avaient un mandat de perquisition
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La police a fait une descente, dans la journée de vendredi, dans les locaux de la section jeunesse du parti Hadash, à majorité arabe, à Umm al-Fahm – arrachant et confisquant un drapeau palestinien à la veille d’un rassemblement du 1er mai.
Ce raid, qui a été signalé par Haaretz, est le dernier d’une série d’incidents où des drapeaux palestiniens ont été saisis par la police.
Ils ne sont pourtant pas interdits.
Une vidéo a montré un policier masqué en train d’arracher le drapeau d’un mur avant de s’éloigner. Des responsables de la faction Hadash ont expliqué à Haaretz que les policiers ne s’étaient pas présentés et qu’il était difficile de dire s’ils avaient disposé d’un mandat de perquisition leur permettant d’entrer dans les locaux.
Des militants ont confié au journal que les perquisitions n’étaient pas rares avant des événements tels que des rassemblements. Un rassemblement du 1er mai, qui célèbre l’histoire de l’organisation syndicale, devait avoir lieu samedi.
Les activistes du parti ont demandé aux agents d’arrêter leur fouille. Il n’y a pas eu d’altercation.
D’autres militants et hauts responsables de la formation – avec parmi eux Yousef Jabareen, ancien député de la Knesset, et le secrétaire régional du parti, Marid Farid – sont arrivés dans les locaux après le départ des forces de l’ordre.
Jabareen a déclaré au site d’information Walla qu’il tenait pour responsable de l’incident le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite Itamar Ben Gvir, qui est chargé de la police.
בשיא ההכנות לצעדת האחד במאי, כוחות משטרה פשטו על מועדון חד״ש באום אל-פחם והחרימו דגלי פלסטין ממועדון המפלגה הקומוניסטית. הפשיטה עוררה ביקורת חריפה בקרב פעילים פוליטיים, הרואים בה חלק ממגמה רחבה של הגבלת חופש הביטוי והפעילות הפוליטית, במיוחד כלפי הנהגת הציבור הערבי וכוחות שמאל… pic.twitter.com/izd0PYUDn5
— Yanal Jabarin ينال جبارين | ינאל ג׳בארין (@JbareenYanal) May 1, 2026
« C’est une mesure provocatrice et brutale, sans aucun fondement juridique. Ce comportement s’inscrit dans la continuité de la politique de Ben Gvir qui vise à museler et à réprimer la liberté d’expression », a-t-il déclaré.
Pour sa part, Ofer Cassif, député Hadash-Taal, a écrit à la procureure-générale Gali Baharav-Miara, exigeant une enquête.
« Faire irruption dans des bureaux appartenant à un parti tout à fait légal, et ce à la veille d’un mouvement de protestation légal, a un effet dissuasif significatif sur la liberté d’expression et d’association », a noté Cassif dans son courrier.
La faction Hadash a annoncé qu’elle continuera à veiller à ce que la participation soit forte au rassemblement du 1er mai.
En réponse à cet incident, la police a déclaré dans un communiqué que « dans le cadre des opérations menées dans la région d’Umm al-Fahm, les forces de l’ordre s’efforcent de maintenir la sécurité et l’ordre public dans la région afin d’assurer la sécurité de tous ».
« Les circonstances de l’incident feront l’objet d’un examen », a ajouté le communiqué.
Arborer un drapeau palestinien n’est pas illégal, mais la police les confisque régulièrement, affirmant qu’ils troublent la paix et qu’ils sont susceptibles d’inciter à la violence.
La semaine dernière, la police a interpellé un habitant de la ville de Modiin, dans le centre du pays, qui portait une kippa où un drapeau palestinien côtoyait un drapeau israélien – découpant ce couvre-chef religieux pour en retirer le symbole.
la Communauté du Times of Israël !







