Le président américain a été interrogé pour savoir si le protocole d’accord en cours de discussion avec l’Iran reportait les négociations sur l’uranium iranien enrichi à une phase ultérieure, comme cela a été largement rapporté.
Trump a indiqué que l’accord initial aborderait les questions nucléaires, mais a refusé d’entrer dans les détails, préférant se concentrer sur d’autres points que le protocole d’accord traitera.
« L’une des conséquences sera la réouverture immédiate du détroit », a-t-il déclaré, soulignant un aspect qui ne posait même pas de problème avant que la guerre ne soit déclenchée par les États-Unis et Israël.
On lui a demandé s’il accepterait un accord accordant temporairement à l’Iran et à Oman le contrôle du détroit d’Ormuz.
« Non, le détroit sera ouvert à tout le monde… Ce sont des eaux internationales. Personne ne le contrôlera. Nous allons le surveiller. »
« Oman se comportera comme tout le monde, sinon nous devrons les faire sauter. Ils le comprennent, et tout ira bien », a-t-il ajouté.
Il a réitéré son affirmation selon laquelle les États-Unis ont provoqué un changement de régime en Iran, même si la République islamique est toujours au pouvoir.
Il a affirmé que les « nouveaux dirigeants » iraniens étaient « bien plus raisonnables » et « plus intelligents » que leurs prédécesseurs.
« Nous pouvons conclure un bon accord dès maintenant, mais peut-être pas un excellent accord », a déclaré Trump, insistant sur le fait qu’il ne souhaitait signer qu’un excellent accord.
Interrogé sur ses inquiétudes concernant la hausse des prix de l’essence, il a insisté sur le fait que les États-Unis disposaient de suffisamment de pétrole et que la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran constituait un problème plus grave pour le reste du monde que pour Washington.
Il a réitéré que sa principale préoccupation était d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, laissant entendre qu’il était prêt à supporter les répercussions économiques dans l’intervalle, tout en affirmant que les prix de l’essence redescendraient rapidement une fois le problème résolu.
On lui a demandé s’il envisageait de faire transférer les stocks d’uranium enrichi de l’Iran vers la Russie ou la Chine, une idée qu’il avait déjà rejetée par le passé. Il a de nouveau déclaré qu’il n’était pas favorable à cette solution.
Il a insisté sur le fait que les États-Unis n’accorderaient aucun allègement des sanctions à l’Iran tant que Téhéran ne se « comporterait pas correctement ».
« Quand ils feront ce qu’il faut, nous leur rendrons leur argent », a-t-il déclaré, avant de sembler se contredire.
« L’une des choses ne dépend pas de l’autre. »
Interrogé sur le calendrier de conclusion d’un accord, Trump a refusé de s’exprimer, tout en insistant sur le fait que les négociations se déroulaient bien.