L’ADL dit avoir identifié une menace contre une mosquée
Le Centre sur l'extrémisme de l'Anti-Defamation League a signalé les activités en ligne d'un jeune de 19 ans, qui a été mis en examen pour avoir promis "d'ouvrir le feu sur une mosquée"
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Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

L’Anti-Defamation League (ADL) a fait savoir, dans la journée de vendredi, que l’organisation avait signalé aux forces de l’ordre, le mois dernier, des menaces proférées à l’encontre d’une mosquée.
Le suspect dans cette affaire, Giovanni Pimienta, âgé de 19 ans, a finalement été arrêté le 11 août en Floride. Les autorités ont indiqué qu’il avait menacé de « d’ouvrir le feu à tout va dans une mosquée ».
Il a par la suite expliqué aux enquêteurs qu’il avait également évoqué la possibilité d’attaquer une église.
Carla Hill, qui est la vice-présidente chargée des recherches et des enquêtes au Centre sur l’extrémisme de l’ADL, a dit au Times of Israel que les personnels de l’ADL avaient transmis leurs conclusions liées à cette affaire au FBI, ainsi qu’aux autorités de Caroline du Sud, le 16 juillet.
Hill a précisé que l’ADL avait signalé que des utilisateurs de Telegram discutaient d’armement et de la mise en œuvre d’une attaque – ils avaient aussi diffusé une vidéo générée par IA montrant une mosquée de Caroline du Sud et ils avaient évoqué une potentielle attaque contre une mosquée de San Diego, au mois de mai dernier.
Le Centre sur l’extrémisme a indiqué que l’un des utilisateurs du groupe de discussion Telegram était « considéré, avec un fort degré de certitude, comme étant Pimienta ».
La vidéo générée par IA montrait deux individus masqués en train de danser devant une mosquée de Caroline du Sud. Hill a précisé que cette vidéo était liée à la « True Crime Community », une sous-culture en ligne dont les adeptes glorifient les auteurs de tueries de masse.
Les analystes du Centre sur l’extrémisme ont par ailleurs fait savoir que des membres de cette communauté avaient posté des vidéos générées par IA qui montraient d’anciens auteurs d’attaques en train de danser sur les lieux de leurs crimes.
Certains membres de la « True Crime Community » semblent désormais créer des vidéos similaires qui ne mettent pas en scène d’anciens auteurs d’attaques, mais qui les montrent eux-mêmes en train de planifier des agressions, a fait remarquer Hill.
Les analystes de l’ADL ont également obtenu, à partir du chat Telegram, un manifeste de 61 pages qui semblait avoir été rédigé par Pimienta.
Hill a indiqué que le manifeste contenait les mots « Juif », « juif » ou « ZOG » à 185 reprises. « ZOG » signifie « Zionist Occupied Government » (gouvernement occupé par les sionistes) – c’est un terme complotiste courant à l’extrême droite.
Selon le Center on Extremism, le manifeste affirmait que les Juifs étaient un « ennemi éternel » et un « parasite mondial » dont il fallait « purifier » la planète.
« C’est vraiment le fil conducteur de leur idéologie : rejeter la faute de tout sur les Juifs, et la nécessité de purifier la Terre de sa présence juive », a expliqué Hill.
Le manifeste était « dédié » à plusieurs personnes, notamment aux auteurs de la fusillade survenue dans une mosquée de San Diego, qui affichaient également leur antisémitisme en ligne même s’ils s’en étaient pris à une mosquée. Pimienta affirmait sur internet qu’il avait entretenu une relation personnelle avec l’un des tireurs de San Diego, Caleb Vasquez.
Pimienta vivait à Venice, en Floride. Il travaillait comme cuisinier dans un restaurant Chipotle au moment de son arrestation, selon une déclaration sous serment.
Keeping Florida residents and visitors safe is FDLE’s mission and we take that charge seriously.
When Giovanni Pimienta was making threats of a mass shooting online, our agents conducted a swift and thorough investigation to thwart this man’s plot to harm our community.
You can… pic.twitter.com/kHX3Z1Jop8
— FDLE (@fdlepio) August 11, 2026
Le FBI n’a pas confirmé le fait que les informations fournies par l’ADL avaient entraîné cette arrestation et l’agence n’a voulu faire aucun commentaire sur les enquêtes en cours – toutefois, les détails contenus dans la déclaration sous serment ont semblé corroborer ce lien.
La déclaration sous serment a indiqué que les messages menaçants ont été « interceptés et signalés » au FBI, elle a décrit des éléments de preuve qui concordaient avec les conclusions de l’ADL et elle a précisé que les forces de l’ordre avaient interrogé Pimienta pour la première fois le 17 juillet, vingt-quatre heures après que l’ADL a signalé la menace.
La déclaration sous serment a précisé que Pimienta avait ourdi un complot avec un individu en Caroline du Sud.
Le jeune homme a déclaré aux enquêteurs qu’il avait utilisé la plateforme d’IA Grok pour rédiger son manifeste, et qu’il avait partagé en ligne un « fantasme » qui consistait à prendre des otages et à exécuter des personnes dans une église.
Le Centre sur l’extrémisme a noté que cette affaire, ainsi que d’autres incidents récents, « montrent que l’antisémitisme, la haine anti-musulmane, la misogynie, le racisme, la haine anti-LGBTQ+ et l’idéologie incel coexistent souvent au sein d’une même vision du monde ».
« Les extrémistes assemblent ces griefs, en utilisant souvent l’antisémitisme comme fil conducteur qui relie entre elles des haines qui, sans cela, n’auraient aucun lien », a-t-il continué.
Pimienta a été mis en examen pour menaces de mort par écrit, menaces d’attentat à la bombe ou de fusillade de masse, ainsi que pour utilisation d’un dispositif bidirectionnel pour faciliter la commission d’un crime, selon la déclaration sous serment qui a été déposée au début du mois.
la Communauté du Times of Israël !







