Une grève spontanée paralyse l’aéroport Ben Gurion lors de la journée la plus chargée de l’année
L'aéroport a retrouvé son effectif complet après plusieurs heures de chaos ; les enregistrement et les arrivées ont été suspendus alors que les employés protestaient contre le manque de personnel
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L’aéroport Ben Gurion a été plongé dans le chaos, dans la journée de jeudi, après qu’une grève apparemment spontanée a paralysé à la fois les comptoirs d’enregistrement et les arrivées pendant plus d’une heure, alors que cette journée s’annonçait comme la plus chargée de l’année en termes de trafic aérien.
Le personnel a abandonné les comptoirs d’enregistrement et les vols à l’arrivée ont été suspendus, ce qui a provoqué d’énormes retards. L’Autorité des aéroports d’Israël a expliqué que ce débrayage sauvage avait été déclenché en raison des plaintes des employés, qui dénonçent un manque de personnel face à l’afflux de passagers pendant la période de pointe des vacances du mois d’août.
Mais la confédération syndicale nationale, la Histadrout, a nié avoir appelé à la grève. Elle a imputé ces perturbations à des pénuries de personnel persistantes.
Les employés avaient tous repris le travail à 16 heures, a indiqué l’aéroport, même si les retards et l’affluence dans le terminal principal devraient se poursuivre pendant encore un certain temps.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est intervenu au sujet de ces événements spectaculaires, diffusant, dans l’après-midi de jeudi, un communiqué qui indiquait que « l’aéroport Ben Gurion restera ouvert et fonctionnera comme d’habitude. Quiconque fera obstacle à son fonctionnement sera renvoyé chez lui ».
Le mouvement de grève a atteint son paroxysme jeudi à 14 heures, alors que de nombreux voyageurs avaient déjà subi des retards pendant plusieurs heures, dans un climat général d’incertitude. Cela fait des semaines que l’aéroport enchaîne les retards de vols, de longues files d’attente pour récupérer les bagages et d’autres problèmes liés à l’afflux annuel de voyageurs. La situation à l’aéroport a été encore aggravée par la présence de ravitailleurs américains qui y sont stationnés en raison du conflit avec l’Iran – des appareils qui occupent des emplacements habituellement réservés aux avions commerciaux.
À 12 heures 30, l’Autorité des aéroports d’Israël (IAA) a déclaré dans un communiqué qu’elle faisait face à des perturbations causées par les travailleurs, des troubles susceptibles d’affecter l’activité opérationnelle, et elle a menacé de saisir le tribunal du travail pour empêcher de nouveaux arrêts de travail. À 14 heures toutefois, l’IAA a annoncé que toutes les arrivées seraient suspendues et que les départs seraient ralentis en raison d’une grève ordonnée par le syndicat.
« La suspension des opérations à l’aéroport Ben Gurion au plus fort de la saison estivale est une mesure extrême, difficile et inutile, qui porte principalement préjudice au public », a écrit l’IAA dans un communiqué. « Des milliers de passagers, notamment des enfants et des familles qui avaient planifié leurs vacances d’été depuis des mois, risquent de se retrouver dans l’impossibilité de partir à l’étranger ou de rentrer en Israël ».
הכאוס בנתב"ג: הנחיתות וההמראות יחודשו החל מ-15:00@AnnaPines_ pic.twitter.com/wubkzKI3OZ
— כאן חדשות (@kann_news) August 20, 2026
L’IAA a ensuite annoncé que les opérations devaient reprendre progressivement à partir de 15 heures. Une heure plus tard, l’IAA a indiqué que les employés avaient « repris pleinement le travail » à la suite d’un entretien entre le président de l’IAA et le syndicat des travailleurs, tout en précisant que des retards persistants étaient encore probables tout au long de la journée.
De plus, l’IAA et le syndicat « ont convenu qu’un effort significatif serait déployé pour augmenter les effectifs et répondre aux besoins opérationnel »», a noté l’Autorité aéroportuaire.
Jeudi devait être la journée la plus chargée de ces 12 derniers mois, avec quelque 107 000 passagers attendus à l’aéroport et plus de 600 décollages et atterrissages prévus.
Selon la chaîne d’information N12, les employés ont reçu l’ordre de fermer les comptoirs d’enregistrement du terminal principal de Ben Gurion, le terminal 3, et de déclencher la grève après plusieurs heures de difficultés opérationnelles – notamment parce que les installations de manutention des bagages de l’aéroport avaient atteint leur capacité maximale, ce qui empêchait le traitement des bagages enregistrés.
Des passagers potentiels interrogés par les journaux télévisés ont expliqué qu’ils se demandaient quelle quantité de leurs effets personnels ils pourraient caser dans leurs bagages à main.
Avant l’annonce faite par l’IAA, les médias israéliens avaient rapporté qu’un vol d’Air France avait fait demi-tour alors qu’il se dirigeait vers Israël, et que des dizaines d’autres avions devaient suivre le mouvement.
בלגן בנתב"ג. אלפים תקועים שם כבר שעות ארוכות לפני או אחרי טיסות, המזוודות נעלמות ופנחס עידן חוגג אבל אל דאגה. ברגע שהשרה רגב חוזרת ממרוקו ודקה אחרי שהיו"ר יפתח רון טל מסיים פאנל לקקני בערוץ המשטר, הם יטפלו במשבר. סמכו עליהם. pic.twitter.com/VJRnMrH1kQ
— יוסי מזרחי Yossi Mizrachi (@yosimiz1) August 20, 2026
Malgré les perturbations à l’aéroport, la division des transports de la confédération syndicale Histadrout a nié avoir donné l’ordre d’un arrêt de travail à l’aéroport Ben Gurion et elle a cherché à attirer l’attention sur les pénuries de personnel qui y règnent.
« La tentative de présenter le chaos à l’aéroport Ben Gurion comme le résultat d’une ‘grève surprise’ passe à côté de la vérité et détourne l’attention de l’échec réel : la grave crise de personnel et le manque de préparation suffisante pour l’été », a expliqué le syndicat.
« Les signes avant-coureurs étaient évidents, les avertissements sont restés lettre morte et c’est désormais le public qui en paie le prix », a-t-il poursuivi. « Les employés de l’aéroport Ben Gurion font tout leur possible pour maintenir le système en marche, mais on ne peut pas faire fonctionner un aéroport national en comptant sur l’épuisement sans fin de ses employés ».
La ministre des Transports, Miri Regev, qui se trouve au Maroc pour un voyage « privé » de sept jours avec de hauts responsables de son ministère – un voyage qui a débuté mercredi – a annoncé, en réponse à l’arrêt de travail, qu’elle avait donné pour instruction à l’Autorité des aéroports de saisir immédiatement le tribunal du travail contre le syndicat des employés « afin de les contraindre à mettre un terme à cette grève illégale et intimidante ».
« Quiconque décide de prendre en otage des dizaines de milliers de citoyens israéliens en paiera le prix fort », a-t-elle déclaré.
Regev, Netanyahu et de hauts responsables du ministère se trouvaient mercredi à l’aéroport, où ils ont rencontré des employés et des passagers et où ils ont été informés du fonctionnement de l’aéroport pendant la saison estivale, période de forte affluence.
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