L’aéroport Ben Gurion rouvre complètement alors qu’Israël lève les restrictions aériennes
El Al, Israir et Arkia relancent progressivement leurs vols ; les compagnies étrangères attendent de voir si la trêve de deux semaines avec l’Iran tiendra avant de revenir
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Le ministère des Transports a annoncé la réouverture complète de l’espace aérien israélien et la reprise des opérations régulières à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv à partir de minuit dans la nuit de mercredi à jeudi, soit un jour après l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, Israël et la République islamique d’Iran.
Le ministère a indiqué travailler avec l’Autorité aéroportuaire israélienne et l’Autorité de l’aviation civile afin de rétablir un fonctionnement normal à Ben Gurion, principale porte d’entrée internationale du pays. Les boutiques duty free et l’ensemble des services des terminaux rouvriront également.
Une annonce officielle a été adressée aux compagnies aériennes étrangères et aux principales autorités de régulation concernant le retour à la normale des opérations aériennes à Ben Gurion, a précisé le ministère. L’espace aérien israélien était fermé aux compagnies étrangères depuis le début des combats contre la République islamique d’Iran le 28 février.
L’Autorité aéroportuaire israélienne a toutefois souligné que la reprise des vols des compagnies étrangères vers Israël devrait être progressive, car elle dépend des autorisations délivrées par les autorités de régulation de leurs pays respectifs.
Les opérations aériennes reprendront également dès vendredi matin au petit aéroport de Herzliya, et dimanche à l’aéroport Ramon d’Eilat, dans le sud du pays.
Le ministère des Transports a indiqué que la reprise des opérations à l’aéroport de Haïfa, dans le nord du pays, serait envisagée vers la fin de la semaine, sous réserve d’une évaluation de la situation sécuritaire. Israël insiste en effet sur le fait que le cessez-le-feu avec le régime iranien ne s’applique pas au Liban.
Début mars, l’aéroport Ben Gurion avait partiellement rouvert avec un nombre limité de vols à l’arrivée et au départ, opérés par les compagnies israéliennes El Al, Arkia, Israir et Air Haifa, afin de rapatrier les Israéliens bloqués à l’étranger et de permettre à ceux bloqués dans le pays de partir.
Israir et Arkia ont annoncé mercredi matin se préparer à une reprise progressive des opérations à Ben Gurion, à la suite du cessez-le-feu avec Téhéran déclaré dans la nuit de mardi à mercredi.
Les deux compagnies prévoient d’augmenter la fréquence de leurs vols et le nombre de passagers au départ d’Israël, sous réserve des directives du ministère des Transports et des autorités aéronautiques compétentes.
Arkia a indiqué qu’elle reprendrait des vols vers Athènes, Larnaca, Rome, Vienne, Londres, Amsterdam, Paris, Bangkok, New York et Budapest.
Elle a ajouté accorder la priorité aux passagers dont les vols ont été annulés en raison de la guerre et prévoir une reprise complète de ses activités d’ici le 3 mai.
Israir a indiqué prévoir des vols vers plusieurs destinations, dont Athènes, Larnaca, Budapest, Tbilissi, Batoumi, Rome, Berlin et Rhodes.
La compagnie nationale El Al a pour sa part annoncé préparer son retour à un horaire régulier, avec une augmentation progressive de la fréquence des vols et du nombre de destinations. À partir de la semaine prochaine, elle prévoit d’opérer depuis huit aéroports vers environ 30 destinations.
« En raison de la complexité opérationnelle et de la réorganisation des horaires, le retour à un fonctionnement normal ne peut se faire d’un seul coup », a déclaré El Al. « Certains vols pourraient encore faire l’objet de modifications ou d’annulations dans les semaines à venir. »
La liste des destinations pour la semaine prochaine comprend Athènes, Amsterdam, Barcelone, Paris, Berlin, Budapest, Batoumi, Tbilissi, Rome, Francfort, Munich, Larnaca, Lisbonne, Madrid, Moscou, Milan, Bucarest, Prague, Vienne, Varsovie, Zurich et Londres. Les destinations long-courriers incluent Bangkok, Phuket, Tokyo, New York, Los Angeles et Miami.
El Al a indiqué qu’elle contacterait les clients dont les vols ont été annulés pendant la guerre afin de confirmer leurs projets de voyage. Une fois ces réaffectations effectuées, les sièges restants seront proposés au grand public.
L’aéroport Ben Gurion s’est attelé à la préparation des infrastructures pour accueillir le volume important de passagers attendu, selon la presse israélienne.
Les compagnies étrangères attendent encore l’autorisation finale pour reprendre leurs vols vers Israël. La plupart devraient attendre de voir si la trêve de deux semaines avec l’Iran débouche sur un accord durable avant de reprendre leurs opérations.
Le géant hongrois du low-cost Wizz Air a, lui, prolongé la suspension de ses vols à destination et en provenance d’Israël jusqu’au 27 avril. La compagnie a indiqué rester « attachée au marché israélien et à ses clients israéliens et qu’elle continuait à suivre de près l’évolution de la situation ».
« Les horaires de vol pourraient être modifiés en fonction de l’évolution de la situation », a déclaré Wizz Air dans un communiqué. « La sécurité et la sûreté des passagers, de l’équipage et de l’avion restent la priorité absolue de la compagnie, qui est en contact avec toutes les autorités compétentes et avec les passagers concernés par la situation. »
La semaine dernière, la ministre des Transports Miri Regev a déclaré que « les vols reprendront dès que les conditions le permettront. Nous sommes en contact permanent avec les compagnies étrangères, mais leur retour dépendra de l’évolution de la guerre ».
« Ceux qui ont reporté leur retour à septembre peuvent désormais l’avancer. Ce type de situation s’est déjà produit par le passé », a-t-elle ajouté.
Sharon Kedmi, directrice générale de l’Autorité aéroportuaire israélienne, a précisé que les employés n’avaient pas été placés en congé sans solde pendant la guerre afin de permettre une reprise rapide.
Pendant la guerre avec l’Iran, Israël avait plafonné à 50 le nombre de passagers sur les vols au départ, avant de porter progressivement ce chiffre à 100. Aucun plafond n’était imposé aux vols à l’arrivée. En revanche, le nombre de décollages et d’atterrissages à Ben Gurion était limité à un par heure.
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