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L’AIEA trouve de l’uranium sur un site syrien lié à celui bombardé par Israël en 2007

L'agence des Nations Unies soupçonne depuis longtemps l'existence d'activités nucléaires sur le site détruit de Deir Ezzor et a repris ses inspections cette année sous le nouveau régime syrien

Le site du réacteur nucléaire syrien avant sa destruction par l'armée israélienne en 2007, vu par satellite (Crédit : Google Earth)
Le site du réacteur nucléaire syrien avant sa destruction par l'armée israélienne en 2007, vu par satellite (Crédit : Google Earth)

L’AIEA a découvert des particules d’uranium sur un site syrien lié à celui bombardé par Israël en 2007 et que cette agence soupçonne d’avoir abrité un réacteur nucléaire, selon un document consulté mardi par l’AFP.

Dans ce rapport restreint distribué lundi au Conseil des gouverneurs, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dit avoir trouvé « un nombre significatif de particules d’uranium naturel », au cours d’une visite en 2024.

Cette découverte a été faite dans un lieu, dont le nom n’a pas été révélé, « qui aurait été fonctionnellement lié » au site désertique de Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie.

L’analyse de ces particules échantillonnées « indique que l’uranium est d’origine anthropique, c’est-à-dire qu’il a été produit à la suite d’un traitement chimique », selon l’agence dont le siège est à Vienne.

En 2018, Israël avait reconnu avoir mené en 2007 un raid aérien contre ce qu’il avait qualifié de réacteur nucléaire en construction.

Dans un rapport de 2011, l’AIEA a estimé qu’un bâtiment était « très probablement un réacteur nucléaire qui aurait dû être déclaré » auprès d’elle.

La Syrie avait nié son existence.

En mars 2024, le directeur de l’AIEA Rafael Grossi s’était rendu à Damas pour rencontrer le président Bachar al-Assad, depuis déposé, afin de tenter de clarifier les « questions non réglées ».

L’AIEA avait été autorisée à prélever des échantillons sur trois sites liés au site de Deir Ezzor.

« Les autorités syriennes actuelles ont indiqué qu’elles n’avaient aucune information pouvant expliquer la présence de telles particules d’uranium », peut-on lire dans le rapport de l’AIEA.

Cependant, elles ont autorisé les inspecteurs « pour la deuxième fois » en juin 2025 à procéder à des prélèvements d' »échantillons environnementaux supplémentaires ».

« Une fois les résultats évalués, il sera possible régler les questions en suspens liées aux activités nucléaires passées de la Syrie et de clore ce dossier », selon le rapport.

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