Le BNVCA porte plainte contre Aurélie Thomelin pour des propos visant les Juifs et les Israéliens
Après plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme dénonce des déclarations antisémites et saisit la justice
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Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a annoncé avoir déposé plainte contre Aurélie Thomelin, une internaute active sur TikTok, à la suite de plusieurs vidéos dans lesquelles elle tient des propos violents à l’encontre des Israéliens et des Français juifs.
Dans une première vidéo, Aurélie Thomelin évoque ce qu’elle appelle « le peuple élu » et déclare : « Inutile de préciser, vous savez déjà tous de qui je parle. » Elle poursuit en affirmant qu’il s’agirait d’un peuple « qui s’est octroyé la liberté d’imposer sa volonté en France », « qui se croit au-dessus des lois » et qui « ne sera jamais condamné parce qu’on a peur d’eux finalement ». Elle ajoute encore : « Vous avez tellement peur qu’ils sont libres de faire ce qu’ils veulent, comme si c’était leur pays finalement. »
Dans une seconde vidéo, l’internaute franchit un nouveau cap en affirmant : « Ce sont des gens qui tuent d’autres gens pour le plaisir, ce sont des gens qui aiment tuer. » Elle poursuit : « À un moment donné, on va arrêter de dire que c’est des victimes. Non, ce ne sont pas des victimes, ce sont des criminels. » Puis elle accuse encore ceux qu’elle vise de « vouloir même nous piquer la France », ajoutant : « Vous êtes intouchables, mais on vous voit venir, on sait ce que vous voulez. »
Pour le BNVCA, ces déclarations relèvent d’une rhétorique antisémite consistant à attribuer collectivement aux Juifs et aux Israéliens des intentions de domination, une volonté de prise de contrôle et une une prétendue impunité.
Dans son communiqué, l’association souligne que derrière la désignation vague de « ces gens », « il s’agit des Juifs et des Israéliens volontairement confondus ». L’organisation considère que ces propos sont susceptibles de constituer des infractions pénales.
L’association ajoute que « cette personne haineuse se cache sous un masque de jeunesse avenante, mais elle se salit elle-même et se rend coupable de diffamation et de racisme sanctionnés par le Code pénal ».
Le BNVCA appelle désormais le parquet à engager des poursuites « pour que cette semeuse de haine et d’antisémitisme comprenne que ses propos ne sont pas innocents et qu’elle devra en répondre devant ses juges », écrit l’association.
Enfin, le Bureau conclut en affirmant qu’il poursuivra son action contre les auteurs de contenus antisémites diffusés sur les réseaux sociaux : « Elle peut ergoter, maintenant que le BNVCA se dresse devant elle et tous ses complices. »
Cette affaire intervient dans un contexte de forte hausse des contenus antisémites et anti-israéliens sur les réseaux sociaux, où l’anonymat – ou la difficulté à identifier les auteurs de certains contenus – peut nourrir un sentiment d’impunité.
la Communauté du Times of Israël !








