Le canal secret qui aurait permis la conclusion d’un accord sur les otages en janvier 2025
La télévision israélienne a révélé de nouveaux détails concernant l’autorisation qui avait été donnée par Netanyahu d’entamer des pourparlers directs entre le Shin Bet et le groupe terroriste
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Une chaîne de télévision israélienne a donné, dans la journée de vendredi, de nouveaux détails concernant la révélation, cette semaine, de la ligne de communication directe qui avait été ouverte entre Israël et le Hamas pendant la récente guerre à Gaza – une ligne qui, selon une source citée par la chaîne, devait jouer un rôle crucial dans la libération de certains otages.
Selon la chaîne d’information N12, ce canal avait été mis en place au mois d’août 2024, peu après que des terroristes du Hamas ont exécuté six otages israéliens qui avaient été enlevés lors du pogrom commis au mois d’octobre 2023 et qui avait déclenché la guerre – des exécutions qui avaient eu lieu après que les hommes armés ont détecté la présence de soldats israéliens qui s’approchaient de leur tunnel dans la bande.
Cet incident avait suscité une vive frustration au sein des services de sécurité israéliens – qui en avaient conclu qu’un canal de communication direct avec le Hamas était nécessaire et qu’il était impossible de compter uniquement sur les pays médiateurs, l’Égypte et le Qatar.
Un canal avait alors été mis en place entre un haut responsable du Shin Bet — agissant au nom du chef de l’agence, Ronen Bar — et un haut responsable du Hamas, Ghazi Hamad. Il est difficile de dire comment les deux parties étaient parvenues à établir ces contacts directs, qui avaient été approuvés par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et par un responsable du groupe terroriste, Khalil al-Hayya, qui occupait alors le poste d’adjoint du chef du Hamas Yahya Sinwar.
Les échanges entre les hauts représentants du Shin Bet et du Hamas s’étaient déroulés exclusivement par téléphone, avec des dizaines d’appels qui avaient été échangés. Bar avait écouté les discussions.
Une source proche de ce canal de communication a indiqué qu’il avait permis de désamorcer de nombreux « écueils » dans le cadre des négociations sur les otages.
Mais les appels s’étaient également transformés en disputes houleuses, chaque camp se querellant sur des noms et Israël précisant clairement quels prisonniers palestiniens détenus pour atteinte à la sécurité nationale il ne libérerait en aucun cas, selon cette source.
La source a affirmé que le canal direct géré par le Shin Bet avait également été essentiel s’agissant de surmonter les obstacles qui avaient été dressés par le Qatar, « qui n’avait pas fourni ce qu’il devait pourtant fournir et qui était devenu un élément perturbateur ». Tout au long de la guerre, le Shin Bet s’était opposé au Mossad, une autre agence de renseignement, sur la question de savoir qui devait jouer le rôle de médiateur : le Shin Bet privilégiait l’Égypte tandis que le Mossad préférait le Qatar qui a accueilli, dans le passé, des dirigeants du Hamas et qui est l’un des principaux soutiens du groupe terroriste au pouvoir à Gaza.
La source proche du canal du Shin Bet a attribué au canal le mérite d’être parvenu à convaincre le Hamas d’adhérer à l’accord qui avait finalement été conclu au mois de janvier 2025 – au cours duquel des dizaines d’otages, vivants ou tués, avaient été remis en liberté par petits groupes en échange du renforcement de l’aide humanitaire à Gaza et de la libération de plus de 1 000 prisonniers palestiniens détenus pour des raisons de sécurité dans les prisons israéliennes.
« [Steve] Witkoff a convaincu Netanyahu. Nous avons convaincu le Hamas », a affirmé la source, faisant référence à l’envoyé spécial du président américain Donald Trump, qui avait été salué à l’époque pour avoir contribué à faire basculer le Premier ministre après une réunion « tendue » à Jérusalem.
Dans le cadre de l’accord du mois de janvier 2025, les parties avaient également convenu d’engager des pourparlers sur une deuxième et une troisième phase qui incluraient le retour de tous les otages, la fin de la guerre et le retrait complet d’Israël de la bande de Gaza – mais la trêve avait volé en éclats après la première phase. Au mois d’octobre de la même année, un autre accord soutenu par les États-Unis avait été conclu pour mettre un terme à la guerre, dans le cadre duquel les terroristes palestiniens avaient libéré tous les otages restants.
Les nouveaux détails qui ont été révélés vendredi par N12 ont été rendus publics au lendemain de l’autorisation qui a été accordée par la censure militaire de diffuser des informations longtemps tues – qui laissaient entendre que Bar avait entamé des négociations directes sur les otages avec des dirigeants du Hamas en exil après le pogrom du 7-Octobre. Ces négociations s’étaient ensuite poursuivies jusqu’au mois de février 2025, date à laquelle il avait été démis de ses fonctions de chef de file de l’équipe de discussions israélienne par Netanyahu.
« C’est un mensonge total. Le Premier ministre a refusé d’entrer dans des négociations avec le Hamas, des négociations qui ont été menées exclusivement par des médiateurs », a déclaré le bureau de Netanyahu en réponse à ce reportage, qui a précisé que ces contacts avaient eu lieu avec l’accord du Premier ministre, du cabinet de guerre et du cabinet de sécurité.
La chaîne de télévision a laissé entendre que la décision qui avait été prise par le censeur avait été liée à un autre reportage qui a été diffusé jeudi sur des contacts secrets avec le Hamas – que Netanyahu aurait entretenus par l’intermédiaire de son émissaire Shlomi Fogel en 2014.
Netanyahu et Fogel ont les tous deux démenti ce précédent reportage du site d’information Walla concernant des négociations secrètes, qui avait déclenché une tempête politique.
Violation systématique du cessez-le-feu
Vendredi également, les militaires israéliens ont annoncé qu’un terroriste du Hamas qui avait pris part au pogrom du 7-Octobre et un commandant du Jihad islamique palestinien avaient été tués jeudi lors de frappes distinctes à Gaza.
Un bombardement qui a eu lieu dans le camp de Shati a entraîné la mort d’Ibrahim Nabil Ibrahim Bass qui, selon l’armée israélienne, était un commandant du Hamas qui avait pris d’assaut Israël, le 7-Octobre.
Une autre frappe, dans le quartier de Sabra à Gaza, a tué Hamdi Ahmad Hamid Kahlil qui, selon Tsahal, était un commandant de section de surveillance au sein du Jihad islamique.
L’armée israélienne a justifié ces frappes survenues pendant le cessez-le-feu en affirmant que ces deux terroristes avaient récemment mené des attaques contre des soldats et contre des civils israéliens, et qu’ils avaient agi pour rétablir les capacités des groupes terroristes, « tout en violant systématiquement le cessez-le-feu ».
« Ces frappes ont été menées afin d’éliminer la menace », a ajouté l’armée.
מפקד שפשט ב-7 באוקטובר ומפקד תצפיות בגא״פ: צה״ל חיסל שני מפקדים מארגוני הטרור חמאס וגא״פ ברצועת עזה
צה"ל תקף במרחב שאטי אתמול, וחיסל את המחבל אברהים נביל אברהים בס, מפקד בזרוע הצבאית של ארגון הטרור חמאס.
המחבל פשט לשטח מדינת ישראל בטבח ה-7 באוקטובר pic.twitter.com/hpFWNeLxDn
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) August 28, 2026
Tsahal a expliqué, jeudi dernier, que deux autres commandants du Hamas avaient perdu la vie dans des bombardements israéliens dans la bande de Gaza.
Alors que les États-Unis exercent des pressions en faveur de la fin de ces attaques dans le cadre de leur volonté de faire avancer le plan de désarmement du Conseil pour paix, Israël a ignoré ces appels, s’engageant à continuer de traquer les auteurs des événements du 7-Octobre.
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