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Le Conseil de Paix appelle Israël à limiter ses tirs à Gaza aux menaces « réelles »

Zamir promet de poursuivre la traque des terroristes du 7-Octobre ; l’organisation soutenue par les États-Unis appelle à cesser toute activité hostile à Gaza, dont les cerfs-volants

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, rencontrant des soldats dans la bande de Gaza, le 25 août 2026. (Crédit : Armée israélienne)
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, rencontrant des soldats dans la bande de Gaza, le 25 août 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Un responsable du Conseil de Paix, soutenu par les États-Unis, a adressé mardi une rare mise en garde à Israël, lui demandant de respecter le cessez-le-feu à Gaza et de limiter ses frappes aux menaces « immédiates », alors même que le chef d’état-major de Tsahal, Eyal Zamir, s’est engagé à poursuivre les éliminations ciblées de terroristes du 7-Octobre jusqu’à ce qu’ils aient tous été « éliminés ».

Le responsable du Conseil de Paix a également déclaré que « toute activité terroriste » à Gaza, y compris les lâchers de cerfs-volants, devait cesser. Deux jours plus tôt, Israël avait menacé de riposter avec force si le groupe terroriste palestinien du Hamas reprenait sa tactique consistant à envoyer des cerfs-volants incendiaires de l’autre côté de la frontière.

« Toute activité terroriste à Gaza doit cesser, y compris les lâchers de cerfs-volants. Nous avons transmis ce message directement par le biais du mécanisme établi », a déclaré à plusieurs médias un responsable du Conseil de Paix, chargé de mettre en œuvre le cessez-le-feu d’octobre 2025 à Gaza.

« Israël doit lui aussi respecter le cessez-le-feu ; l’action militaire ne peut aller au-delà d’une réponse à des menaces réelles et imminentes », a ajouté le responsable.

La déclaration du Conseil de Paix est intervenue à la suite d’une démarche d’Israël auprès de l’instance concernant la recrudescence des lâchers de cerfs-volants depuis Gaza ces derniers jours. Cette réponse a toutefois constitué une rare mise en garde adressée à Israël par le Conseil, qui s’était largement abstenu ces derniers mois de critiquer publiquement les opérations militaires israéliennes à Gaza.

Zamir a toutefois déclaré mardi, lors d’une visite dans la bande de Gaza, qu’Israël poursuivrait la traque des terroristes impliqués dans le pogrom du 7 octobre 2023.

« Nous ne laisserons pas nos ennemis se renforcer à nouveau le long de nos frontières, en particulier à Gaza et au Liban », a déclaré Zamir. « Nous ne laisserons pas des infrastructures terroristes s’implanter. Nous saisirons chaque occasion d’éliminer les menaces dès qu’elles se présenteront. »

Des volutes de fumée s’élèvent après la destruction par Israël de bâtiments résidentiels à l’est de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 25 août 2026. (Crédit : Eyad Baba/AFP)

Zamir a ajouté que « la traque des terroristes du 7-Octobre se poursuit. Quiconque a pris part au massacre sera traqué jusqu’à ce qu’il soit éliminé. »

« Il s’agit d’une mission hautement prioritaire à laquelle le Commandement Sud et l’ensemble de Tsahal sont pleinement engagés », a-t-il ajouté.

Zamir a également rencontré des soldates d’observation (tatzpitaniyot) à la frontière avec la bande de Gaza et a salué leur travail, qu’il a qualifié « d’important ».

« Vous êtes nos yeux sur le front, les premières à identifier les menaces d’infiltration et à mobiliser les troupes », leur a-t-il déclaré, selon des propos publiés par l’armée, lors d’une visite à la 414ᵉ unité de collecte de renseignements de combat, sur la base de Reim.

Il a ajouté que les constatations et les évaluations des soldates d’observation « sont importantes. Parmi les leçons du 7-Octobre, nous devons retenir la nécessité d’écouter attentivement chaque soldat et chaque soldate dans le cadre des évaluations et du processus décisionnel ».

Avant l’invasion et le massacre menés par le Hamas, les soldates d’observation avaient signalé que des terroristes s’entraînaient en vue de l’attaque, mais leurs alertes avaient été ignorées. Certaines d’entre elles ont estimé que le sexisme avait contribué au fait que leurs avertissements avaient été ignorés.


Le chef d’état-major de Tsahal, le général de corps d’armée Eyal Zamir (à droite), rencontre des soldates de surveillance de la 414ᵉ unité de collecte de renseignements de combat à la base de Reim, dans le sud d’Israël. 25 août 2026. (Crédit : Armée israélienne)

Au total, douze cerfs-volants et quatre ballons auraient franchi la frontière depuis Gaza et atteint des localités israéliennes frontalières ce mois-ci. L’armée a souligné « qu’aucun élément suspect n’avait été détecté sur les cerfs-volants » et « qu’à aucun moment ils n’avaient représenté un danger pour la population ».

Selon des informations parues dans les médias israéliens, Tsahal estimerait toutefois que le Hamas est à l’origine des lâchers de cerfs-volants et cherche ainsi à tester la réaction d’Israël.

Des responsables ont déclaré au Times of Israel que de hauts représentants américains et des membres du Conseil de Paix avaient fait part, lors de leur récente rencontre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, de leurs inquiétudes quant à l’interprétation par Israël de la notion de « menace imminente » à Gaza. Ils la jugent trop « vague » et craignent qu’elle ne freine la mise en œuvre du plan de paix de Washington, qui prévoit le désarmement du Hamas et le retrait d’Israël.

Ces derniers mois, Tsahal a intensifié ses efforts pour éliminer les terroristes palestiniens impliqués dans le 7-Octobre. Malgré le cessez-le-feu, l’armée a justifié ces frappes en affirmant que les personnes visées « représentaient une menace immédiate ».

Des Palestiniens inspectent la mosquée d’Abu Salim au lendemain d’une frappe aérienne israélienne, à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 25 août 2026. (Crédit : Abdel Kareem Hana/AP)

Dimanche, Netanyahu et le ministre de la Défense, Israel Katz, ont également menacé « d’intensifier les frappes » contre les responsables des lâchers de cerfs-volants depuis Gaza en direction des localités israéliennes frontalières, et d’évacuer certaines zones de la bande de Gaza.

Lundi soir, un avertissement a été adressé aux parents à Gaza, leur demandant d’empêcher leurs enfants de faire voler des cerfs-volants dans l’enclave ravagée par la guerre. Les comités populaires, qui regroupent des représentants d’organisations non gouvernementales locales et d’associations caritatives chargées de gérer les camps de déplacés et les refuges dans les zones de Gaza administrées par le Hamas, ont lancé cet avertissement dans un communiqué coordonné avec les autorités du groupe terroriste palestinien.

« Nous travaillons sans relâche sur le terrain et faisons tout notre possible pour mettre fin à cette pratique, non pas pour priver nos enfants de leur enfance, eux qui ont déjà été privés des droits les plus élémentaires, notamment celui de jouer et de vivre en sécurité, mais pour protéger leur vie », indique le communiqué.

Un responsable du Hamas a déclaré à Reuters que le groupe s’était plaint auprès des médiateurs du cessez-le-feu, affirmant « qu’Israël invoquait de faux prétextes pour poursuivre la guerre à Gaza ».

Mardi, une frappe aérienne israélienne a tué un Palestinien dans la zone de Mawasi, à Khan Younès, dans le sud de l’enclave. Tsahal a indiqué avoir pris pour cible un terroriste, sans fournir davantage de précisions.

Tsahal a également indiqué mardi avoir bombardé la veille, dans la bande de Gaza, cinq dépôts d’armes du Hamas situés à l’intérieur de mosquées et à proximité de sites d’aide humanitaire, ainsi qu’un site de lancement de roquettes.

Selon Tsahal, ces sites servaient à stocker des roquettes, des armes, des explosifs et d’autres équipements militaires utilisés par le Hamas pour préparer des attaques contre les troupes.

« Ces installations de stockage avaient été aménagées à l’intérieur de mosquées et à proximité d’infrastructures humanitaires dans la bande de Gaza », a déclaré l’armée. Avant les frappes, Tsahal avait publié des avertissements à l’intention des Palestiniens vivant dans la zone.

Tsahal et le Shin Bet ont déclaré dans un communiqué conjoint que ces frappes « constituaient un avertissement clair » au Hamas, ajoutant qu’Israël « ne tolérerait aucune forme d’activité terroriste » dans la bande de Gaza menaçant les civils israéliens.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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