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Le corps d’une journaliste pro-Hezbollah retrouvé sous les ruines de sa maison ciblée par une frappe israélienne

L'armée a pris pour cible un bâtiment "dans lequel des terroristes s'étaient réfugiés" après avoir frappé l'une de leurs voitures dans la zone tampon ; le photographe qui accompagnait Amal Khalil a été blessé

La journaliste libanaise Amal Khalil, qui travaille pour le quotidien pro-groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah Al-Akhbar, effectuant un reportage près d'un pont détruit, à Qasmiyeh, au Liban, le 22 mars 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP Photo)
La journaliste libanaise Amal Khalil, qui travaille pour le quotidien pro-groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah Al-Akhbar, effectuant un reportage près d'un pont détruit, à Qasmiyeh, au Liban, le 22 mars 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP Photo)

Le corps d’une journaliste libanaise pro-Hezbollah, tuée lors d’une frappe aérienne israélienne, a été retrouvé sous les décombres d’un immeuble situé dans une zone de sécurité contrôlée par Israël, dans le sud du Liban, tard dans la nuit de mercredi, quelques heures après l’attaque.

L’armée israélienne a déclaré avoir pris pour cible des membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah qui avaient franchi leur « ligne de défense avancée » – dans le sud du Liban, délimitant la nouvelle zone de sécurité de Tsahal – et que les détails concernant les journalistes touchés faisaient « l’objet d’une enquête ».

Le quotidien pro-Hezbollah Al-Akhbar a confirmé que sa reporter, Amal Khalil, avait été tuée par la frappe sur une maison du village d’at-Tiri, où elle s’était réfugiée après qu’une précédente frappe aérienne israélienne avait touché un véhicule devant la voiture dans laquelle elle se trouvait avec un autre collègue.

Le ministère libanais de la Santé a déclaré que la première frappe avait tué deux personnes dont les corps avaient été récupérés par les secouristes, qui avaient également pu atteindre Faraj. Il a affirmé que les secouristes avaient ensuite été pris pour cible par des tirs israéliens, ce qui les avait forcés à interrompre leurs tentatives pour atteindre Khalil. Son corps a été récupéré peu avant minuit, soit au moins six heures après la frappe.

Le président de l’Union des journalistes du Liban a rapporté que Faraj avait été blessé à la tête.

Selon Tsahal, tout a commencé lorsque des soldats ont repéré deux véhicules quittant un bâtiment connu pour être utilisé par le Hezbollah dans la région d’at-Tiri.

La journaliste libanaise Amal Khalil tenant le portrait d’un photographe tué lors d’une frappe aérienne israélienne, lors d’un sit-in dans la ville portuaire de Saïda, dans le sud du pays, le 31 mars 2026. (Crédit : Mohammed Zaatari/AP)

« Les terroristes ont franchi la ligne de défense avancée et se sont approchés des forces d’une manière qui constituait une menace immédiate », a déclaré l’armée.

« Après avoir été identifiés comme ayant violé le cessez-le-feu », a déclaré Tsahal, l’armée de l’air israélienne a frappé l’un des véhicules, puis un bâtiment « vers lequel les terroristes s’étaient enfuis ».

Tsahal a déclaré avoir ensuite reçu des informations selon lesquelles deux journalistes avaient été blessés à la suite de la frappe.

« L’armée n’empêche pas les équipes de secours d’accéder à la zone à ce stade », a déclaré Tsahal, après que Reuters a rapporté qu’un drone israélien avait largué une grenade sur des secouristes qui tentaient d’extraire un journaliste blessé des décombres.

L’armée a également souligné qu’elle « ne cible pas les journalistes et agit pour limiter les dommages qui pourraient leur être causés tout en assurant la sécurité de ses troupes », tout en ajoutant que « la carte de la ligne de défense avancée a été publiée et que la zone a été évacuée ».

La mort de Khalil survient à la veille du deuxième cycle de pourparlers directs entre responsables israéliens et libanais à Washington, concernant la prolongation du cessez-le-feu entré en vigueur vendredi dernier. Sa mort a été dénoncée par le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, qui a déclaré que la prise pour cible de journalistes et l’entrave aux efforts de secours constituaient des « crimes de guerre ».

« Le Liban ne ménagera aucun effort pour poursuivre ces crimes devant les instances internationales compétentes », a-t-il déclaré sur le réseau social X.

Originaire du sud du Liban, il couvrait la région pour le journal Al-Akhbar depuis 2006. Son dernier reportage portait sur les démolitions de maisons libanaises par Israël dans des villages où l’armée israélienne est désormais positionnée, dans le cadre d’une zone tampon.

Des débris recouvrant le site du siège de la chaîne de télévision Al-Manar du Hezbollah après qu’il a été touché par une frappe aérienne israélienne sur la Dahiyeh, une banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 3 mars 2026. (Crédit : Hassan Ammar/AP)

Sa mort porte à neuf le nombre de journalistes tués au Liban depuis le début de l’année. Selon des chiffres libanais qui ne font pas la distinction entre civils et terroristes, au moins 2 300 personnes ont été tuées lors de frappes israéliennes depuis le début de la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, le 2 mars.

Tsahal a déclaré avoir éliminé quelque 1 700 terroristes du Hezbollah au cours des combats, dont des centaines de membres de la force d’élite Radwan du groupe terroriste.

Fin mars, une frappe aérienne israélienne dans le sud du Liban a tué trois journalistes qui couvraient le conflit, déclenché lorsque le Hezbollah a attaqué Israël, alors que les États-Unis et Israël étaient en guerre contre la République islamique d’Iran. La chaîne Al-Manar TV du groupe terroriste chiite libanais a déclaré que son correspondant de longue date, Ali Shoeib, avait été tué. Tsahal a confirmé avoir pris pour cible Shoeib, l’accusant d’être un agent des services de renseignement du Hezbollah.

La journaliste Fatima Ftouni, qui travaillait pour la chaîne Al-Mayadeen, affiliée au Hezbollah, ainsi que son frère, Mohammed Ftouni, vidéojournaliste, ont également été éliminés lors de cette frappe.

Quelques jours plus tôt, une frappe aérienne israélienne sur un appartement du centre de Beyrouth avait tué Mohammed Sherri, responsable des programmes politiques de la chaîne Al-Manar du Hezbollah, ainsi que son épouse.

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