Rechercher

Le déploiement militaire américain au Moyen-Orient s’intensifie

Le vice-président américain, JD Vance, a souligné que l'Iran n'acceptait pas certaines "lignes rouges" américaines

Illustration : Le porte-avions USS Abraham Lincoln, à gauche, le destroyer de défense aérienne HMS Defender et le destroyer lance-missiles guidés USS Farragut traversant le détroit d'Ormuz avec le croiseur lance-missiles guidés USS Leyte Gulf, sur cette photo fournie le 19 novembre 2019. (Crédit : Spécialiste en communication de masse de 3e classe Zachary Pearson/U.S. Navy via AP)
Illustration : Le porte-avions USS Abraham Lincoln, à gauche, le destroyer de défense aérienne HMS Defender et le destroyer lance-missiles guidés USS Farragut traversant le détroit d'Ormuz avec le croiseur lance-missiles guidés USS Leyte Gulf, sur cette photo fournie le 19 novembre 2019. (Crédit : Spécialiste en communication de masse de 3e classe Zachary Pearson/U.S. Navy via AP)

Les États-Unis déploient une imposante force de frappe navale et aérienne au Moyen-Orient, un important dispositif militaire qui pourrait préparer le terrain à une campagne de frappes contre l’Iran.

Selon CNN et CBS, l’armée serait prête à frapper l’Iran dès ce week-end, si Donald Trump le décidait.

Le président américain, qui avait déjà ordonné des bombardements aériens en juin dernier, a menacé à de multiples reprises Téhéran d’une intervention militaire si les discussions en cours n’aboutissaient pas à un accord sur le programme nucléaire iranien. Il avait retiré son pays du précédent accord en 2018, au cours de son premier mandat.

La présence d’une « telle puissance de feu […] dans la région crée une dynamique en soi. C’est parfois difficile de la freiner et de dire : ‘C’est tout, on ne fait rien’ », explique Susan Ziadeh, analyste au Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS).

Washington déploie actuellement au Moyen-Orient des dizaines de navires et d’avions de guerre. Il dispose également de dizaines de milliers de soldats dans des bases militaires à travers la région, certaines pouvant être vulnérables en cas de contre-attaque iranienne.

Forces navales

L’USS Gerald R. Ford arrive à Halifax le 28 octobre 2022. (Crédit : Andrew Vaughan/La Presse canadienne via AP)

L’armée américaine compte actuellement treize navires de guerre dans la région : un porte-avions, l’Abraham Lincoln, arrivé fin janvier, neuf destroyers et trois frégates légères, selon un responsable américain, et d’autres navires se dirigent vers la région.

Le plus grand porte-avions au monde, le USS Gerald R. Ford, navigue actuellement dans l’océan Atlantique, en provenance des Caraïbes et en direction du golfe Persique, après que Trump a ordonné son déploiement dans la région mi-février. Il est accompagné de trois destroyers.

Il est rare que deux porte-avions américains, qui transportent des dizaines d’avions de chasse et fonctionnent avec des milliers de marins à bord, soient dépêchés en même temps au Moyen-Orient. C’était déjà le cas en juin dernier, lorsque Trump a décidé d’effectuer des frappes aériennes contre trois sites nucléaires iraniens, au début de la guerre de douze jours déclenchée par Israël.

Forces aériennes

Les États-Unis ont également mobilisé une flotte aérienne d’envergure au Moyen-Orient, selon des comptes X spécialisés et le site de suivi de vol Flightradar24.

Elle comprend des avions de chasse furtifs F-22 Raptor, des F-15 et des F-16, ainsi que des avions ravitailleurs KC-135 pour soutenir leurs opérations.

Mercredi, Flightradar24 montrait plusieurs KC-135 volant au Moyen-Orient ou à proximité, ainsi que des avions radar de surveillance aérienne E-3 Sentry et des avions-cargos en activité dans la région.

Manifestations, menaces, discussions

Cette image extraite de vidéos tournées entre le 9 et le 11 janvier 2026 et diffusées sur les réseaux sociaux montrerait des images d’une morgue avec des dizaines de corps et de personnes en deuil après une répression dans la banlieue de la capitale iranienne, à Kahrizak, dans la province de Téhéran. (Crédit : UGC via AP)

Face à la répression sanglante des manifestations massives en Iran en janvier, qui, selon des ONG de défense des droits humains, aurait fait des milliers de morts, Trump a multiplié les avertissements.

Fin janvier, le président américain a prévenu la République islamique qu’une « armada » était déployée dans le golfe Persique.

La semaine dernière, il a menacé Téhéran de conséquences « traumatisantes » en cas d’absence d’accord, notamment sur le programme nucléaire iranien, et a même évoqué ouvertement l’hypothèse d’un renversement du pouvoir.

Pour autant, Trump n’a pas fermé la porte à un règlement diplomatique.

Le 6 février, l’Iran et les États-Unis ont renoué le dialogue à Mascate, la capitale d’Oman, après une escalade de menaces de part et d’autre.

Une deuxième session de négociations s’est tenue mardi près de Genève, en Suisse. Téhéran a assuré s’être entendu avec Washington sur « un ensemble de principes directeurs » pour un éventuel accord, mais le vice-président américain, JD Vance, a souligné que l’Iran n’acceptait pas certaines « lignes rouges » américaines.

Les deux parties sont « encore très éloignées sur certaines questions », a confirmé mercredi la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre.

« L’Iran serait bien avisé de conclure un accord », a-t-elle insisté, estimant qu’il existait « de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe » contre Téhéran.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.