Le député libanais Samy Gemayel appelle à négocier avec Israël
Il a vivement critiqué le Hezbollah, le rendant responsable de la situation actuelle, à force de "continuer à provoquer, provoquer, et provoquer Israël"
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Le député libanais Samy Gemayel a estimé, dans un entretien accordé à France 24, qu’il n’existait « pas d’autre choix » que de négocier avec Israël.
Président du parti Kataëb (centre droit), il réagissait notamment à des déclarations du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui a réaffirmé il y a quelques jours que l’armée israélienne prévoyait de détruire toutes les habitations des villages libanais proches de la frontière israélo-libanaise, « sur le modèle de Rafah et de Beit Hanoun à Gaza », aujourd’hui détruits.
Si le député juge la menace « inacceptable », il souligne : « Nous n’avons pas le choix, il faut négocier » afin d’« essayer de limiter la casse autant que possible ». Pour lui, le Liban doit en effet choisir « le moins pire des scénarios », l’autre option étant « l’occupation » ou « la destruction du pays ».
Le responsable politique a par ailleurs vivement critiqué le Hezbollah. « Israël est rentré et s’est retiré à trois ou quatre reprises, et à chaque fois, l’Iran et le Hezbollah reprennent leur souffle et recommencent à utiliser le Liban comme base arrière. […] Ça fait des années qu’Israël dit n’avoir aucune ambition territoriale au Liban, et le Hezbollah continue à provoquer, provoquer, et provoquer Israël ». Selon lui, le groupe terroriste libanais « porte la responsabilité » de la situation actuelle et du discours d’Israel Katz.
« On sait ce qu’Israël a fait à Gaza, et on sait ce qu’ils peuvent faire au Liban. Donc quand on touche à cet ogre-là, il faut s’attendre à des réactions violentes comme celle qu’on entend aujourd’hui de la part du ministre de la Défense israélien. »
Ainsi, il appelle à ce que l’État libanais « reprenne le contrôle de [son] territoire » et « applique les décisions du gouvernement, qui sont : un désarmement et une démilitarisation de toutes les milices armées au Liban, pour que le Liban puisse être le seul maître à bord et qu’il puisse négocier en position de force avec Israël, et imposer un retrait israélien ».
Il a également rejeté l’idée que le Hezbollah soit un parti pleinement libanais, le qualifiant de « succursale » des Gardiens de la révolution iraniens.
Dans ce contexte de fortes tensions, Samy Gemayel a appelé à faire une distinction entre la communauté chiite libanaise et le Hezbollah, affirmant que les Libanais, toutes confessions confondues, partageaient davantage entre eux qu’avec des puissances extérieures.
la Communauté du Times of Israël !







