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Le Ghana saisit l’ONU après l’attaque ayant blessé ses Casques bleus au Liban

Le président libanais Joseph Aoun a accusé de son côté Israël d'avoir mené "une attaque directe contre la Finul", dans un communiqué ; deux personnes sont grièvement touchées et une troisième "traumatisée"

Photo d'illustration : Des Casques bleus français patrouillant la frontière libano-israélienne, dans le village de Houla, au sud du Liban, le 20 août 2025. (Crédit : Hussein Malla/AP)
Photo d'illustration : Des Casques bleus français patrouillant la frontière libano-israélienne, dans le village de Houla, au sud du Liban, le 20 août 2025. (Crédit : Hussein Malla/AP)

Le Ghana a protesté samedi auprès des Nations unies au lendemain de l’attaque au sud Liban qui a blessé ses Casques bleus, dénonçant « une grave violation du droit international équivalent à un crime de guerre », dans un communiqué du ministère ghanéen des Affaires étrangères.

Dans un communiqué, le ministère a condamné « fermement » l’attaque de vendredi et précisé avoir déposé « une protestation » auprès du Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, afin qu’ »une enquête complète, immédiate, impartiale et transparente » soit menée.

Le Ghana exige que « les responsables soient identifiés et placés devant leurs responsabilités car cette attaque constitue une grave violation du droit international, équivaut à un crime de guerre et porte atteinte aux protections accordées au personnel de maintien de la paix des Nations Unies ».

La Finul a annoncé vendredi soir que les trois Casques bleus avaient été blessés « à l’intérieur de leur base à al-Qaouzah ».

De son côté, l’armée ghanéenne a déclaré vendredi que « deux soldats sont grièvement blessés » et un autre a été « traumatisé », ajoutant qu’ils ont été pris en charge en attendant leur évacuation vers un hôpital de la force onusienne et se « trouvent dans un état stable ».

Le bâtiment accueillant le mess des officiers a également été touché et « a entièrement brûlé », a précisé l’armée ghanéenne.

Le président libanais Joseph Aoun a accusé de son côté Israël d’avoir mené « une attaque directe contre la Finul », dans un communiqué. Le président français Emmanuel Macron a lui condamné vendredi une « attaque inacceptable » contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays.

Depuis mars 1978, les Casques bleus de la Finul servent de tampon entre Israël et le Liban.

L’ONU prévoit de retirer la plupart de ses soldats du pays d’ici mi-2027, leur mandat arrivant à échéance en fin d’année.

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