Le gouvernement prévoit de doubler la population israélienne le long de la frontière de Gaza
Le panier financier proposé pour augmenter le nombre de logements inclut 560 millions de shekels de fonds publics et garantit 1 milliard de shekels de prêts à lever par l'Agence juive
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Le gouvernement a présenté jeudi des plans visant à doubler la population rurale des communautés israéliennes dans la zone frontalière de Gaza en apportant son soutien à la construction de nouvelles habitations. Nombre de ces communautés avaient été dévastées par l’assaut des terroristes du Hamas, le 7 octobre 2023.
Quelque 200 représentants des autorités nationales, locales et des communautés ont appris, au cours d’une conférence organisée au kibboutz Alumim, dans le sud du pays, l’allocation par le gouvernement de 560 millions de shekels au projet. Le gouvernement s’engage également à garantir des prêts totalisant jusqu’à 1 milliard de shekels, à lever par l’Agence juive.
Au cours d’une conférence de presse ultérieure, Aviad Friedman, chef de la direction de Tekuma et Zeev Elkin, l’homme de référence du ministère des Finances pour la réhabilitation des zones frontalières sud et nord endommagées par la guerre, ont annoncé que les 46 communautés rurales situées à moins de sept kilomètres de la frontière de Gaza souhaitaient participer au processus. Elles seraient en mesure de choisir une ou plusieurs des quatre options de financement proposées pour augmenter leur offre de logements.
Le cas de la ville de Sderot devra pour sa part être traité séparément.
Le plan prévoit la collaboration de trois ministères – Finances, Logement et Néguev, Galilée et Résilience nationale – de l’Agence juive ainsi que des mouvements des kibboutzim et des moshav.
La région comptait 62 000 habitants avant le 7 octobre 2023, date à laquelle des milliers de terroristes du Hamas ont franchi la frontière, tuant quelque 1 200 personnes et en prenant 251 autres en otage dans la bande de Gaza.
Le gouvernement souhaite établir une population de plus de 120 000 habitants.
L’une des quatre options de financement consiste à augmenter les subventions pour les coûts de développement des infrastructures normalement facturés à toute personne désirant construire une maison privée sur un terrain. Grâce à la subvention, ce coût sera ramené à environ 100 000 shekels pour un citoyen ordinaire et à 50 000 shekels pour un soldat de réserve actif.
Les montants précis varieront en fonction de la distance séparant la construction de la frontière de Gaza.
Pour les communautés souhaitant s’étendre rapidement, l’État propose une deuxième piste : apporter son aide au financement des structures temporaires telles que des caravanes.
Une troisième option est prévue pour les kibboutzim fonctionnant toujours comme des associations coopératives. Le gouvernement financera partiellement la construction d’unités de logement de 85 à 120 mètres carrés. Le kibboutz pourra proposer ces logements à un loyer contrôlé pendant trois ans au maximum. À l’expiration de cette période, le locataire bénéficiera de la possibilité d’acheter la maison, et 75% du loyer mensuel accumulé sera crédité comme apport pour cet achat.
Conformément à la quatrième option, l’Agence juive agira par l’intermédiaire de la société Amigur pour financer, construire et entretenir de nouveaux logements jusqu’à ce qu’ils soient vendus. Les communautés recevront de l’État une subvention conditionnelle, ainsi qu’un prêt de l’Agence juive garanti par l’État.
Trois de ces propositions sont d’ores et déjà prêtes à être mises en œuvre, a affirmé Elkin. La quatrième – l’augmentation de la subvention de l’État pour les coûts de développement des infrastructures – nécessite encore l’approbation du gouvernement.
Selon Elkin, le gouvernement soutiendrait également le déménagement de, espère-t-il, 30 enseignants vers la zone frontalière de Gaza à temps pour la rentrée scolaire, le 1er septembre. Ils seront logés dans des logements temporaires.
Pour Friedman, de la direction de Tekuma, « ce panier de propositions de croissance a été conçu avec une véritable attention portée aux besoins du terrain, ainsi qu’une coopération approfondie avec les localités et les kibboutzim de la région. En plus d’apporter une solution à la crise du logement apparue après la guerre, il constitue également une infrastructure à long terme pour la croissance, le renforcement des communautés et la stabilité démographique – tout en préservant le caractère de la région. »
la Communauté du Times of Israël !







