Le Hamas et la Croix-Rouge recherchent à nouveau les restes du dernier otage à Gaza
Les US soutiendraient la politique d'Israël de ne rouvrir le poste-frontière de Rafah dans les 2 sens qu'après le retour de Ran Gvili ; une milice anti-Hamas dit avoir tué 2 membres du groupe terroriste
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Le Hamas a repris mercredi les fouilles à la recherche du corps sans vie du sergent-chef Ran Gvili, le dernier otage encore détenu dans la bande de Gaza.
Ces nouvelles recherches ont repris alors que des affrontements armés se poursuivaient sur le territoire. Une milice palestinienne a par ailleurs annoncé mercredi avoir tué deux membres du Hamas dans le sud de Gaza, marquant un nouveau défi pour le groupe terroriste.
Ces fouilles visant à retrouver les restes de Gvili sont les premières depuis près d’un mois. Elles interviennent près de trois mois après que le Hamas s’est engagé à libérer les 48 otages restants, vivants et morts, dans les 72 heures suivant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu qui avait été négocié par les États-Unis, le 10 octobre 2025.
À ce jour, seuls 47 ont quitté Gaza.
Les médiateurs ont souligné que l’accord de cessez-le-feu prévoyait également la réouverture du poste-frontière de Rafah entre Israël et l’Égypte. Les responsables israéliens ont toutefois fait savoir aux médias de l’État juif qu’ils ne rouvriraient pas le poste-frontière dans les deux sens tant que le Hamas n’aurait pas restitué le corps sans vie de Gvili, ajoutant que les États-Unis approuvaient ce positionnement.
Dans ce contexte, les Brigades al-Qassam, la branche armée du Hamas, en collaboration avec la Croix-Rouge, ont entrepris des recherches pour retrouver Gvili dans le quartier de Zeitoun de Gaza-City, dans le Nord de l’enclave. Les fouilles ont eu lieu près de la Ligne jaune, la ligne de cessez-le-feu qui sépare la bande de Gaza entre les zones contrôlées par le Hamas et les secteurs contrôlés par Israël.
Les recherches sont menées avec les renseignements et la coordination d’Israël, et sous les yeux des soldats de Tsahal, a ajouté le site d’information Ynet.
Sur des images de la scène, on peut voir des hommes armés du Hamas, des véhicules de la Croix-Rouge et des bulldozers.
????_ كتائب القسام، برفقة فرق الصليب الأحمر، تستأنف عمليات البحث عن جثة آخر أسير إسرائيلي في حي الزيتون بقطاع غزة، وذلك ضمن إطار اتفاق وقف إطلاق النار وتبادل الأسرى. pic.twitter.com/X5yOC6SxPJ
— عربي بوست (@arabic_post) January 7, 2026
Le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, responsable de l’enlèvement de Gvili lors du pogrom du 7 octobre 2023 qui avait déclenché la guerre de Gaza, serait également impliqué dans les fouilles, a rapporté la chaîne N12. Les informations arabes n’ont toutefois mentionné que les participations du Hamas et de la Croix-Rouge aux recherches.
Des sources du JIP ont affirmé que le corps avait été remis au Hamas pendant la guerre et conservé à l’est de Gaza-City, des propos qui ont été cités dans les médias arabes,.
Les parents de Ran Gvili, Itzik et Talik Gvili, ont salué la nouvelle de la reprise des recherches.
« Après un mois difficile marqué par l’incertitude et par un sentiment de stagnation, nous sommes extrêmement soulagés de voir les équipes de recherche de retour sur le terrain », ont-ils indiqué dans un communiqué. La famille endeuillée a fait part de son soutien à la « décision déterminée du gouvernement concernant le poste-frontière de Rafah. « Le moment est venu pour le Hamas de comprendre qu’il n’y aura pas de ‘cadeaux gratuits’, » a-t-elle commenté.
Le Forum des familles des otages et des disparus a également exprimé son soutien à la décision annoncée par le gouvernement concernant Rafah, soulignant dans un communiqué que « cet accord a été approuvé par deux parties, et toutes deux sont tenues de respecter leurs engagements ».
Alors que les recherches ont repris dans le nord de Gaza, un groupe armé connu sous le nom de Forces populaires a annoncé dans un communiqué avoir lancé un raid contre le Hamas à Rafah, dans le sud de Gaza. Le groupe a ajouté avoir tué deux membres du groupe terroriste qui avaient refusé de se rendre, et en avoir arrêté un troisième, publiant une photo qui, selon lui, représentait l’un des hommes abattus.
Les Forces populaires, fondées par un chef armé opposé au Hamas, Yasser Abu Shabab, seraient le plus grand groupe opérant dans les zones contrôlées par Israël à l’est de la Ligne jaune. Abu Shabab a été tué en décembre dans ce que le groupe a décrit comme une querelle interne. Il a été remplacé par son adjoint, Ghassan Duhine, qui a promis de ne pas abandonner la lutte contre le Hamas.
En juin, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reconnu le soutien d’Israël aux groupes anti-Hamas, affirmant que l’État juif avait « activé » des clans. Depuis lors, Israël n’a donné que peu de détails supplémentaires.
Les Forces populaires ont démenti avoir reçu le soutien d’Israël.
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