Le Hamas gonfle le nombre de décès dus à la famine, révèle une étude israélienne
Selon une étude israélienne, les chiffres du Hamas concernant le nombre de décès dus à la famine à Gaza ne reflètent pas la réalité et servent une propagande mensongère
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le Hamas a gonflé le nombre de Palestiniens prétendument morts de malnutrition, et la plupart des décès confirmés concernaient des personnes qui souffraient déjà de problèmes de santé, a rapporté mardi le Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT) israélien.
Le COGAT a affirmé que les responsables de la sécurité israéliens et des experts médicaux ont examiné les allégations de famine avancées par le Hamas à Gaza, concluant ensuite que le groupe terroriste avait mené « une campagne orchestrée dans le cadre d’une initiative plus large visant à discréditer l’État d’Israël et à obtenir des gains politiques ».
« Un examen approfondi a révélé un écart important entre le nombre de décès attribués à la malnutrition tel que rapporté par le ministère de la Santé du Hamas d’une part, et les cas documentés et publiés avec toutes les informations d’identification dans les médias et sur les réseaux sociaux d’autres part », a fait savoir le COGAT.
Entre le début de la guerre et le mois de juin 2025, le ministère de la Santé dirigé par le Hamas a fait état de 66 décès dus à la famine. En juillet 2025, plus de 133 décès de ce type ont été signalés par le ministère.
« Mais malgré le nombre élevé de décès en juillet, le ministère de la Santé du Hamas n’a pas divulgué l’identité des défunts, contrairement à ce qu’il faisait auparavant », a accusé le COGAT.
Selon l’organisme du ministère de la Défense, le Hamas a annoncé 18 décès dus à la famine le 19 juillet, suivis de 15 autres le 22 juillet.
« Un examen approfondi de diverses plateformes n’a cependant permis d’identifier qu’une poignée de cas réels. Cette divergence entre les rapports chiffrés et les publications individuelles soulève des doutes quant à leur crédibilité », a-t-il indiqué.
« L’analyse au cas par cas des décès publiés montre que la plupart des personnes qui seraient décédées de malnutrition souffraient déjà de pathologies préexistantes qui ont entraîné une dégradation de leur santé sans lien avec leur état nutritionnel. Certaines d’entre elles avaient même reçu des soins médicaux en Israël avant la guerre. Cela indique que les cas documentés ne sont pas représentatifs de la situation générale de la population gazaouie, mais présentent plutôt de manière sélective des cas extrêmes impliquant des maladies préexistantes », a expliqué le COGAT.
Ces dernières semaines, a noté le COGAT, des images ont circulé en ligne montrant un enfant de quatre ans très amaigri, Abdullah Hani Muhammad Abu Zarqa, qui serait mort de faim.
« Une enquête du COGAT a révélé qu’il était atteint d’une maladie génétique entraînant des carences en vitamines et en minéraux, de l’ostéoporose et une perte de densité osseuse. Il s’agit d’une maladie héréditaire, qui touche également d’autres membres de sa famille. Il a en outre été établi que quatre mois avant le début de la guerre, l’enfant s’était rendu avec sa mère, avec l’accord des autorités israéliennes, à l’hôpital Al-Makassed de Jérusalem-Est pour y recevoir des soins médicaux », a signalé le communiqué.
Le COGAT cite également le cas de Karam Khaled Mustafa al-Jamal, âgé de 27 ans, qui serait mort de faim.
« Les autorités militaires ont déterminé que Karam souffrait depuis son enfance de dystrophie musculaire et d’une paralysie partielle, avec des difficultés de déglutition. Il s’agissait d’un problème médical de longue date, sans rapport avec la situation nutritionnelle générale à Gaza », a déclaré le COGAT.
L’examen mené par le COGAT, « qui a notamment consisté à analyser des preuves photographiques plus larges et d’autres renseignements disponibles, a conclu qu’il n’y avait aucun signe d’un phénomène de malnutrition généralisée parmi la population gazaouie ».
« L’organisation terroriste du Hamas exploite avec le plus grand cynisme des images tragiques, les utilisant à mauvais escient dans le cadre d’une campagne de propagande mensongère et opportuniste visant à faire pression et à créer une opinion publique hostile à l’État d’Israël », a expliqué le COGAT, ajoutant qu’il « continuera à œuvrer pour améliorer la réponse humanitaire dans la bande de Gaza, en coopération avec la communauté internationale, tout en rejetant les allégations de famine dans l’enclave côtière ».
L’intégralité de l’examen mené par le COGAT n’a pas été rendu public.
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