Le journaliste Oren Nahari meurt à 70 ans, moins d’un an après l’annonce de sa maladie
Figure de la radio et de la télévision israéliennes, il avait fait ses adieux à l’antenne quelques jours plus tôt, la maladie affectant désormais sa voix et sa respiration
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Le journaliste israélien Oren Nahari est mort jeudi à l’âge de 70 ans, moins d’un an après avoir annoncé être atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA), une maladie neurodégénérative incurable qui entraîne une paralysie musculaire progressive.
Figure bien connue des médias israéliens, Nahari a longtemps travaillé comme correspondant aux affaires étrangères et présentateur du journal télévisé de la Première chaîne, aujourd’hui disparue, ainsi que pour la radio Reshet Bet.
Ces dernières années, il présentait le podcast et l’émission de radio très populaires A Year in an Hour, consacrés à l’histoire du 20e siècle.
Nahari animait également, le samedi matin, l’émission Shabbat with Oren Nahari. Lors de sa dernière émission, samedi, il avait annoncé à l’antenne qu’il quittait le micro en raison de la progression rapide de la maladie.
« La maladie progresse rapidement. Elle affecte ma respiration, ma déglutition et ma parole, et je ne serai plus en mesure de continuer à présenter mes émissions », avait-il expliqué.
« Je ne dis pas encore adieu au monde, seulement au studio et au micro. À cette fréquence qui m’a accompagné pendant tant d’années. Les histoires continueront à s’écrire sans moi. »
« D’autres articles et d’autres journalistes continueront à vous les faire découvrir. Mais rappellez-vous : le monde est vaste et complexe. Observez-le avec un esprit ouvert. Telle était ma mission. Ma dernière requête à votre égard, la voici : continuez à observer, continuez à écouter, continuez à poser des questions, ne prenez rien pour acquis et ne cessez jamais de vous intéresser au monde », a-t-il ajouté.
Pendant l’émission, Nahari a en outre eu la surprise de découvrir un message du président Isaac Herzog.
« Vous nous avez ouvert une fenêtre sur le monde. Grâce à votre talent unique, vous avez su aborder des sujets complexes, dans une multitude de domaines passionnants – histoire, culture, sciences, société et politique -, et les transformer en articles et programmes captivants et accessibles à tous », a déclaré Herzog.
אורן נהרי ❤️❤️❤️
איזה איש מדהים ומרגש. pic.twitter.com/TqaIaBpOcM— הדר סגל Hadar Segal ???????? (@hadarse) August 8, 2026
Né à Haïfa, Nahari a débuté sa carrière de journaliste en 1980 en tant que chroniqueur sportif pour la Première chaîne.
En 1985, il est devenu correspondant aux affaires étrangères. Il a été l’un des fondateurs de l’émission hebdomadaire « Seeing the World », consacrée aux affaires étrangères, dans le cadre de laquelle il a couvert pour la chaîne certains des événements les plus marquants de la fin du XXe siècle, notamment les premières élections démocratiques en Afrique du Sud et le génocide au Rwanda.
Sa carrière l’a amené à interviewer de nombreuses personnalités mondiales de premier plan, parmi lesquelles l’ancien président américain George W. Bush, l’ancien homme d’État tchèque Václav Havel, l’ancien président sud-africain Nelson Mandela et le Dalaï-Lama.
Nahari a quitté la Première chaîne en 2016 avant sa fermeture, en raison de tensions liées à la conduite des négociations visant à rejoindre le nouveau diffuseur public Kan, avait rapporté à l’époque le journal The Marker.
Il a ensuite travaillé pour le site d’information Walla jusqu’en 2021 en tant que chroniqueur et rédacteur en chef chargé de l’actualité internationale. En 2023, il est revenu à la télévision publique ; il animait alors l’émission Shabbat avec Oren Nahari.
Herzog a exprimé sa « profonde tristesse » suite au décès de Nahari jeudi, rappelant qu’il lui avait adressé ses meilleurs vœux quelques jours auparavant.
« Pendant plusieurs décennies, Oren nous a ouvert à tous une fenêtre sur le monde, et il l’a fait avec un talent, une curiosité, un professionnalisme et une générosité d’esprit rares », a déclaré Herzog.
« Oren laisse derrière lui un héritage journalistique et culturel, ainsi qu’une voix unique qui nous manquera énormément », a-t-il ajouté.
Le chef de l’opposition, Yair Lapid, a quant à lui décrit Nahari comme « une voix au service de la culture, du bon sens, d’une éducation ouverte et d’une véritable curiosité intellectuelle ».
Les funérailles de Nahari étaient prévues jeudi à 18 heures au cimetière Menucha Nechona de Kfar Saba.
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