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Le Liban assure ne pas vouloir de guerre avec Israël, après de premières discussions directes

Beyrouth a choisi "la diplomatie pour faire cesser l'agression israélienne" et "nous soutenons cette approche", a déclaré le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, dans une allocution télévisée

Le président libanais Joseph Aoun s'adresse à l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)
Le président libanais Joseph Aoun s'adresse à l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Ludovic Marin/AFP)

Le Liban ne veut pas d’une nouvelle guerre avec Israël, a assuré vendredi son président, Joseph Aoun, deux jours après de premières discussions directes, depuis plusieurs décennies, entre des représentants des deux pays.

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah pro-Iran a de son côté assuré soutenir l’approche diplomatique de Beyrouth « pour faire cesser l’agression » israélienne. Mais il a qualifié « d’erreur » l’inclusion, pour la première fois, d’un civil libanais dans le comité de surveillance du cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à sa dernière guerre avec Israël.

Alors qu’Israël a multiplié ces dernières semaines ses frappes aériennes au Liban, disant viser le Hezbollah, des responsables civils libanais et israélien ont participé mercredi à une réunion de cet organisme, une rencontre inédite depuis plusieurs décennies entre les deux pays, toujours en état de guerre.

Israël justifie ses frappes en accusant le Hezbollah de se réarmer en violation du cessez-le-feu, ce que le groupe terroriste chiite libanais dément.

Beyrouth pour sa part accuse régulièrement Israël de violer la trêve en poursuivant ses raids et en maintenant une présence militaire dans cinq positions « stratégiques » dans le sud du Liban.

Les Libanais « ne veulent pas d’une nouvelle guerre, ils ont assez souffert et il n’y aura pas de retour en arrière », a déclaré Aoun à une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU en visite dans son pays, selon un communiqué de la présidence.

« Sous les bombes »

Auprès de ses interlocuteurs, il « a insisté sur la nécessité de faire pression sur la partie israélienne pour mettre en oeuvre le cessez-le-feu et son retrait » du sud du Liban.

Mettant en avant « l’engagement de la partie libanaise à appliquer les résolutions internationales », il a aussi appelé la communauté internationale à « soutenir l’armée libanaise dans sa mission » de désarmement du Hezbollah.

Beyrouth a choisi « la diplomatie pour faire cesser l’agression israélienne » et « nous soutenons cette approche », a de son côté déclaré le chef du Hezbollah, Naïm Qassem dans une allocution télévisée.

Le groupe terroriste chiite libanais invoque notamment le maintien par Israël de cinq postes dans le sud du Liban pour s’opposer à son désarmement, pour la mise en oeuvre duquel les Etats-Unis et Israël exercent une forte pression sur Beyrouth.

Arrivée de Damas, la délégation des 15 diplomates onusiens doit rencontrer plusieurs responsables libanais vendredi. Elle se rendra samedi dans la région frontalière du sud, accompagnée de l’émissaire américaine pour le Proche-Orient, Morgan Ortagus.

Le Liban a qualifié de « positives » les discussions directes avec Israël, mais le pays voisin a de nouveau bombardé le lendemain, jeudi, le sud du Liban, disant viser des infrastructures terroristes du Hezbollah.

« Il est inacceptable de négocier sous les bombes », a souligné le président du Parlement Nabih Berri, proche allié du Hezbollah, après avoir rencontré la délégation onusienne.

L’issue de ces pourparlers « dépend principalement de la position d’Israël, qui déterminera si les négociations aboutiront à des résultats concrets ou échoueront », a prévenu Aoun.

La commission chargée de superviser le cessez-le-feu tiendra de nouvelles sessions avec la participation de délégués civils libanais et israélien à partir du 19 décembre.

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