Le lieutenant-colonel Yehonatan Tzor, 33 ans : un homme « invincible », symbole de renouveau
Il a été tué après une course-poursuite avec les terroristes, le 7 octobre
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Le lieutenant-colonel Yehonatan Tzor, 33 ans, commandant du bataillon de reconnaissance Nahal, a été tué le 7 octobre en combattant les terroristes du Hamas qui s’étaient introduits dans le sud du pays.
Sa femme Reshit Tzor a déclaré au média Makor Rishon que son mari, dont le surnom dans l’armée était « Barnish », était « invincible ».
Ensemble, ils ont eu trois enfants qu’ils élevaient dans l’implantation de Kedumim, en Cisjordanie.
« C’était un homme grand et fort, un homme du Renouveau », a déclaré Rashit à propos de son mari qui a construit de ses propres mains une partie de leur maison et de leurs meubles en bois.
Sa tante, Tzipi Moses, a dit à Makor Rishon que Yehonatan avait été le premier petit-fils de ses parents et « la fierté de la famille ».
Sa femme Reshit a déclaré au journal Israel Hayom que son mari était passionné de jardinage et notamment de sa vigne, dont il prenait grand soin dès qu’il revenait de l’armée.
« Il était très fier de son jardin », a-t-elle souligné en ajoutant que c’était presque une seconde épouse pour lui. « Après s’être occupé de la vigne, il préparait un bon steak au barbecue », se servait un verre de vin et repartait travailler toute la nuit dans le jardin, là où se trouvait également la Coccinelle Volkswagen de couleur bleu vif dans laquelle il l’avait séduite, avant qu’ils ne se marient.
« Nous avons fait le tour du pays avec, entre deux pannes », se rappelle Reshit
« Derrière le guerrier, il y avait une âme sensible, qui écrivait des poèmes » et savait mieux que quiconque conquérir son cœur.
« Il était d’une infinie tendresse », souligne-t-elle. « Sa complexité était difficile à comprendre. Yehonatan était un homme extrêmement fort. Capable de tuer quelqu’un à mains nues, mais aussi un homme doux, sensible et sage. »
Yehonatan avait grandi dans l’implantation d’Yitzhar en Cisjordanie, avant de s’installer à Kedumim pour y fonder une famille.
Lorsque le Hamas a frappé, le 7 octobre, il a été immédiatement rappelé. En sa qualité de commandant d’une unité spécialisée de première ligne, il a reçu l’ordre de mettre le cap sur le sud et de prendre part aux batailles contre les terroristes qui s’étaient introduits en territoire israélien. Les circonstances exactes de sa mort ne sont pas connues.
Dans sa nécrologie, le conseil local de Kedumim a évoqué celui qui « avait grandi dans l’amour de ce peuple et de ce pays, et voyait dans son rôle de commandant une mission d’intérêt national au service du renforcement du peuple juif sur sa terre ».
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