Le ministère des Affaires religieuses sommé de divulguer les qualifications des rabbins locaux financés par l’État
Ce jugement constitue « une victoire » non seulement pour le plaignant, « mais pour l'ensemble de la population israélienne », a déclaré le président d'ITIM, le rabbin Seth Farber
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Lundi, le tribunal de district de Jérusalem a ordonné au ministère des Affaires religieuses de divulguer l’expérience professionnelle et les qualifications des dirigeants et du personnel des conseils religieux locaux financés par l’État, à la suite d’une action en justice intentée par l’association à but non lucratif ITIM, qui vient en aide aux Israéliens à s’orienter dans la bureaucratie religieuse du pays.
Dans son jugement, le tribunal a déclaré que ces informations relatives à l’expérience professionnelle des fonctionnaires ne relevaient pas de la vie privée et devaient être communiquées à l’ITIM dans un délai de 30 jours, le ministère ayant refusé de le faire. Le ministère devra également prendre en charge les frais de justice de l’association.
Les conseils religieux municipaux, financés par les contribuables, sont depuis longtemps la cible d’accusations de népotisme et d’attribution douteuse de postes prestigieux.
Ce jugement constitue « une victoire » non seulement pour le plaignant, « mais pour l’ensemble de la population israélienne », a déclaré le président d’ITIM, le rabbin Seth Farber.
« Les conseils religieux sont censés servir tous les citoyens et gérer les fonds publics avec intégrité et discernement ; la population a donc tout à fait le droit de savoir que ceux qui dirigent ces instances possèdent les compétences et l’expérience requises, et qu’ils n’ont pas été nommés pour des raisons politiques », a-t-il ajouté.
« Pendant deux ans, nous nous sommes battus contre les tentatives visant à dissimuler ces informations, et le tribunal l’a clairement établi : les Affaires religieuses en Israël ne sont pas à l’abri de la critique ni de l’obligation de transparence. »
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