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Le monde se réjouit de l’accord avec l’Iran pour la sécurité régionale – Trump se rend au G7

Les chefs d'Etat et de gouvernement parlent du Moyen-Orient et des Pays offrent leur aide pour déminer le détroit d'Ormuz. Tous conviennent de refuser l'arme nucléaire à Téhéran

Le président américain Donald Trump fait un geste de la main au moment de monter à bord d'Air Force One, le lundi 15 juin 2026, sur la base interarmées d'Andrews, dans le Maryland. (Photo AP/Julia Demaree Nikhinson)
Le président américain Donald Trump fait un geste de la main au moment de monter à bord d'Air Force One, le lundi 15 juin 2026, sur la base interarmées d'Andrews, dans le Maryland. (Photo AP/Julia Demaree Nikhinson)

Lundi, les chefs d’Etat et de gouvernement ont salué l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin aux hostilités et lancer des pourparlers de paix, au moment-même où le président Trump mettait le cap sur les Alpes françaises pour le sommet du G7.

Prise pour cible par l’Iran pendant la guerre, l’Arabie saoudite a salué « l’accord conclu entre les États-Unis d’Amérique et la République islamique d’Iran pour mettre fin aux opérations militaires et entamer des négociations détaillées dans les 60 jours afin de parvenir à un accord permanent ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a souligné qu’un accord de paix durable tiendrait « compte des intérêts de sécurité des États régionaux, en s’en tenant au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays ».

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar, lui aussi ciblé par la République islamique, a fait part de son « soutien plein et entier à toute initiative visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’était illustré la semaine passée par sa joute verbale avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en affirmant que l’« agression » israélienne était une menace pour le monde entier, a souligné « la nécessité d’éviter les grands discours, provocations et autres actions susceptibles d’aggraver les tensions avant la signature de l’accord, et de garder un oeil sur d’éventuels sabotages ».

D’autres pays se sont exprimés au sujet de la réouverture du détroit d’Ormuz tout en soulignant que l’Iran ne devait pas être autorisé à posséder l’arme nucléaire.

Des automobilistes passant devant un panache de fumée s’élevant d’une frappe iranienne signalée dans le quartier industriel de Doha, le 1ᵉʳ mars 2026. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le président français Emmanuel Macron a appelé à « la réouverture urgente et inconditionnelle » de cette voie stratégique, ajoutant que la France et le Royaume-Uni étaient « prêts à apporter leur soutien ». La France soutiendra également « les efforts déterminés des autorités libanaises pour restaurer la souveraineté de l’État », et l’accord « doit répondre aux préoccupations liées aux programmes nucléaires et balistiques de l’Iran », a ajouté Macron.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré que « la liberté de navigation sans péage devait désormais être rétablie dans le détroit d’Ormuz », et que le Royaume-Uni était prêt « à aider pour les opérations de déminage ».

« Le Royaume-Uni réaffirme sa position ferme et de longue date vis à vis de l’Iran, à savoir qu’il ne doit sous aucun prétexte disposer de l’arme nucléaire », a conclu Starmer.

Le personnel de la Royal Navy britannique inspecte des véhicules autonomes équipés de capteurs sonars capables de détecter et identifier des mines, sur le RFA Lyme Bay, dans le territoire britannique d’outre-mer de Gibraltar, le 22 mai 2026. (Photo AP/Kwiyeon Ha)

La Première ministre japonaise, Sanae Takaichi, a dit espérer que
« la liberté et la sécurité de navigation dans le détroit d’Ormuz soient effectivement rétablies, et qu’un accord final sur la question nucléaire iranienne et d’autres sujets soit conclu dès que possible ».

Pour sa part, le Premier ministre australien Anthony Albanese et la ministre des Affaires étrangères, Penny Wong, ont appelé les États-Unis et l’Iran à « faire preuve de retenue et d’un engagement constructif ». « L’Iran doit répondre aux préoccupations de longue date concernant son programme nucléaire et la menace qu’il fait peser sur la sécurité internationale », ont-ils déclaré dans un communiqué conjoint.

Vue d’ensemble du complexe de tunnels de la montagne Pickaxe, situé à proximité du site nucléaire de Natanz, près de Natanz, dans la province d’Ispahan, au centre de l’Iran, le 7 mars 2026. (Crédit: image satellite ©2026 Vantor/AFP)

Fort de cet accord, Trump arrivera à Évian-les-Bains lundi après-midi avec un certain avantage pour des discussions avec les dirigeants du G7, dont certains avaient jusque là vivement critiqué sa gestion de ces 15 semaines de conflit qui ont débouché sur une flambée des prix de l’énergie.

La France souhaite que le G7 s’ouvre à d’autres Etats membres que ceux qui en font actuellement partie, à savoir l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni.

Des dirigeants arabes, à commencer par le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, l’émir du Qatar et le président des Émirats arabes unis, seront présents pour évoquer la question iranienne. Les dirigeants du Brésil, de l’Égypte, de l’Inde, du Kenya et de la Corée du Sud participent également au sommet.

« Navires du monde entier, rallumez les moteurs », a déclaré Trump sur les réseaux sociaux pour annoncer l’accord qui, selon lui, va permettre aux Etats-Unis de mettre un terme au blocus du détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps normal près de 20 % du pétrole brut mondial. « Que le pétrole coule à flots ! »

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que la fermeture du détroit par l’Iran se poursuivrait jusqu’à ce que l’accord soit officiellement signé.

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