Le nouveau mécanisme américano-iranien pour le Liban exclurait Israël et limiterait sa réponse aux menaces – médias
Selon la chaîne N12, ce nouveau cadre inclura l'Iran, le Qatar et le Pakistan ; le Premier ministre réaffirme que l'armée israélienne n'est soumise à « aucune restriction »
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Le nouveau mécanisme de désescalade pour le Liban, prévu dans le cadre des négociations qui se sont tenues ce week-end en Suisse entre les États-Unis et l’Iran, devrait exclure Israël et limiter l’action militaire de l’État juif à la seule riposte aux « menaces imminentes », plutôt qu’à la catégorie plus large des « menaces émergentes », a rapporté lundi la chaîne N12, qui ne cite toutefois pas ses sources.
Le vice-président américain JD Vance a déclaré lundi qu’un nouveau « mécanisme de désescalade » avait été mis en place lors des négociations qui se sont tenues au Bürgenstock dans la journée de dimanche.
S’il n’a donné que peu de précisions sur le fonctionnement de ce mécanisme, il a néanmoins indiqué que le Hezbollah serait inclus dans les discussions auxquelles participeraient Israël, le Liban et « d’autres partenaires de la région ».
Vance n’a pas évoqué le fait qu’un mécanisme similaire a été déjà mis en place dans le cadre du cessez-le-feu au Liban signé en novembre 2024 et négocié par l’administration Biden.
Selon la chaîne N12, ce nouvel accord marquerait un tournant significatif par rapport à ce cadre antérieur. Alors que le mécanisme de surveillance initial comprenait des représentants d’Israël, du Liban, des États-Unis, des Nations unies et de la France, ce nouvel organe de contrôle inclurait, selon la chaîne, les États-Unis, l’Iran, le Liban, le Qatar et le Pakistan – mais pas Israël.
Cette situation semble donc contredire les propres déclarations publiques de Vance, lequel avait affirmé qu’Israël ferait partie des discussions. L’armée israélienne devrait de toute façon être associée au processus.
Par ailleurs, alors que le mécanisme de 2024 accordait effectivement à Israël une grande liberté d’action au Liban face aux menaces militaires, notamment aux « menaces émergentes », le nouveau cadre n’autoriserait, selon certaines informations, que les réponses aux « menaces imminentes ».
Interrogé par le Times of Israel sur le reportage de N12, un responsable américain au fait des négociations entre les États-Unis et l’Iran n’a pas démenti l’information. Il a toutefois précisé qu’aucun détail supplémentaire ne pouvait être divulgué pour l’instant.
Par ailleurs, peu après la diffusion du reportage, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a publié un communiqué en hébreu dans lequel il a souligné que les soldats israéliens déployés dans le sud du Liban disposaient d’une « totale liberté d’action » face aux « menaces directes ou émergentes » qui pèsent sur eux.
« La consigne que le ministre de la Défense et moi-même avons donnée à l’armée israélienne est claire et demeure inchangée : nos forces armées présentes au Sud-Liban disposent d’une totale liberté d’action contre toute menace directe ou émergente dirigée contre elles ou contre les habitants du nord d’Israël. L’armée israélienne n’est soumise à aucune restriction à cet égard », a souligné Netanyahu.
« Je reste fermement déterminé à conserver la zone de sécurité au Sud-Liban aussi longtemps qu’il le faudra, afin de protéger les habitants du nord et tous les citoyens d’Israël », a-t-il réaffirmé.
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