Le nouvel album de Rosalia décolle avec ses versets en hébreu et ses images sacrées
Les chansons de l'album de la pop star espagnole sont écrites des couplets en 13 langues, explorant les saintes et la façon dont elles sont perçues dans différentes cultures ; certaines paroles s'inspirent de Miriam, personnage biblique
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

La pop star espagnole Rosalia prend une nouvelle fois le public par surprise avec son dernier album, « Lux », dans lequel cette artiste aux multiples talents chante en 13 langues différentes – et notamment en hébreu.
Rosalia, 33 ans, est largement considérée comme l’une des chanteuses espagnoles les plus influentes de sa génération.
Elle semble avoir consolidé ce statut avec la sortie de « Lux », qui a été largement salué par la critique et par les fans.
« Lux » — la « lumière » en latin – explore des thèmes éternels, comme l’amour, la trahison, l’abandon, ainsi que la spiritualité et le divin. Le résultat est un album pop riche, percutant, agréablement désorientant. Les critiques se sont même posé la question : « Lux » devrait-il être classé dans la catégorie pop ou musique classique ?
Quatre chansons en hébreu figurent à la fin de l’album.
Dans « Novia Robot », Rosalia chante en hébreu avec un accent prononcé, trébuchant parfois sur certains mots, comme moredet, qui signifie « rébellion ».
Les versets en hébreu de « Novia Robot » ne sont disponibles que sur la version physique de l’album « Lux ». Les versions à découvrir en streaming sont en espagnol.
Les paroles sont traduites en anglais comme suit : « Je suis née pour me rebeller / Et je me rebelle pour renaître / Si la pression crée les diamants / Alors pourquoi ne brillons-nous pas tous ? »
Rosalia a expliqué dans divers entretiens que les paroles de « Novia Robot » ont été inspirées par un personnage biblique : Miriam, la sœur de Moïse, qui avait aidé à la sortie d’Égypte des Israélites, explorant ainsi le concept de rébellion et de leadership dans le judaïsme.
Les muses de la chanteuse sont certainement très éloignées de tout ce qui peut être considéré comme la musique pop mainstream.
« Lux » est le quatrième album de la chanteuse – un projet indépendant qui a nécessité plus de deux ans de production. Rosalia y chante dans sa langue maternelle, l’espagnol, ainsi qu’en catalan, anglais, latin, sicilien, ukrainien, arabe, allemand et hébreu, entre autres.
Rosalia a confié avoir utilisé Google Translate pour écrire l’album.
Le défi relevé par « Lux » n’a pas seulement consisté à surmonter les barrières linguistiques.
Rosalia – née Rosalia Vila Tobella – a précisé avoir voulu utiliser les langues dans l’album pour explorer ses sources d’inspiration, en particulier les saintes et la façon dont elles sont perçues dans différentes cultures.
La pop star espagnole, qui avait fait son apparition, il y a dix ans, avec son premier album qui réinventait le flamenco, le mélangeant à des sons et des rythmes pop et hip-hop, a indiqué qu’elle étudierait très certainement la théologie si elle ne meneait pas tambour battant sa carrière d’artiste.
Les premières critiques ont été enthousiastes. Pour Rolling Stone, « Lux » est « une œuvre d’art véritablement intemporelle », tandis que le magazine musical NME a estimé que l’album était « d’une beauté saisissante. »
Les magasins de disque ont fait état de ventes importantes.
« La réaction du public est fantastique », a affirmé Pablo Mola, le directeur général de la boutique FNAC située sur Las Ramblas, la promenade centrale de Barcelone.
« C’est un album qui va vraiment faire parler, et en bien – ‘Lux’ va connaître un énorme succès. Vous verrez », a-t-il déclaré à l’AFP.
Rosalía a expliqué que pour elle, chanter dans différentes langues revenait à accéder à différents instruments, chacun avec son propre phrasé. « Si j’avais pu le faire, j’aurais chanté dans toutes les langues du monde », a dit Rosalía lors d’une conférence de presse qui était organisée à Mexico, la semaine dernière. « Si j’avais pu le faire, j’aurais mis le monde entier sur cet album ».
la Communauté du Times of Israël !







