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Le Pentagone a réduit son nombre de brigades stationnées en Europe de quatre à trois

Ce message est un signe concret de la mise en œuvre de la politique annoncée par Donald Trump, à savoir que les pays européens prennent le relais pour assurer leur sécurité

Le vice-président américain JD Vance rendant visite à des militaires américains lors d'une escale de ravitaillement à la base aérienne de Ramstein, alors qu'il se rendait à la base interarmées d'Andrews, dans le Maryland, le 24 avril 2025, sur le chemin du retour vers Washington après un voyage en Inde. (Crédit : Kenny Holston/The New York Times/POOL/AFP)
Le vice-président américain JD Vance rendant visite à des militaires américains lors d'une escale de ravitaillement à la base aérienne de Ramstein, alors qu'il se rendait à la base interarmées d'Andrews, dans le Maryland, le 24 avril 2025, sur le chemin du retour vers Washington après un voyage en Inde. (Crédit : Kenny Holston/The New York Times/POOL/AFP)

Le ministère américain de la Défense a annoncé mardi avoir réduit son nombre de brigades de combat stationnées en Europe de quatre à trois, une nouvelle étape dans la réduction initiée par Donald Trump de la présence militaire américaine sur le Vieux continent.

Cette réduction d’une brigade – soit environ 4 000 soldats – « a provoqué le retard dans le déploiement » de troupes en Pologne, précise le ministère dans un communiqué, ajoutant qu’il « déterminera la disposition finale » de ces troupes en Europe plus tard.

Cette annonce intervient après une série de diverses déclarations de responsables américains sur les déploiements militaires en Europe, sur fond de pression constante de Donald Trump pour que ses alliés européens dépensent davantage afin d’assurer leur propre défense.

Le 1er mai, le Pentagone a annoncé le retrait de quelque 5 000 militaires américains d’Allemagne d’ici à un an.

Le lendemain, Donald Trump en rajoutait une couche en affirmant que les Etats-Unis allaient réduire cette présence de « bien plus que 5 000 », sur les quelque 36 000 soldats stationnés dans le pays.

Vendredi 15 mai, un général américain a annoncé que les Etats-Unis avaient annulé le déploiement de 4 000 militaires en Pologne. Mardi, le vice-président américain a affirmé que ce déploiement était pour l’instant « retardé » plutôt qu’annulé, tout en appelant l’Europe à être plus autonome en matière de défense.

Ces 4 000 militaires « pourraient aller ailleurs en Europe », a affirmé JD Vance. « Nous n’avons pas pris de décision finale sur l’endroit où ces troupes iront », a encore déclaré le vice-président.

Le communiqué du Pentagone de mardi soir souligne que les Etats-Unis « vont garder une présence militaire forte en Pologne », bon élève aux yeux de Donald Trump avec des dépenses militaires parmi les plus élevées du continent, en part du PIB.

Ces mouvements de troupes sont scrutés de très près, après que le président américain a promis de faire payer les alliés européens qui n’ont pas soutenu sa guerre contre l’Iran.

Le président américain Donald Trump a clairement indiqué qu’il attendait des pays européens qu’ils prennent le relais des États-Unis pour assumer la responsabilité principale de la sécurité du continent.

Plusieurs détails restent toutefois flous, notamment la rapidité avec laquelle le Pentagone prévoit de transférer les responsabilités aux alliés européens en cas de crise. Les sources ont toutefois indiqué que le Pentagone prévoyait d’annoncer son intention de réduire son engagement lors d’une réunion de responsables de la politique de défense à Bruxelles, vendredi.

Dans le cadre d’un dispositif connu sous le nom de « modèle de forces de l’OTAN », les pays membres de l’alliance identifient un pool de forces disponibles susceptibles d’être mobilisées en cas de conflit ou de toute autre crise majeure, telle qu’une attaque militaire contre un membre de l’OTAN.

Si la composition précise de ces forces est un secret bien gardé, le Pentagone a décidé de réduire considérablement son engagement, ont déclaré ces sources, qui ont souhaité garder l’anonymat pour s’exprimer en toute franchise sur ces projets.

Un porte-parole de l’OTAN a renvoyé toute demande de commentaire vers les États-Unis.

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