Le petit avant-poste iranien à Tel Aviv : Les surprenants propriétaires d’une aire de jeux
À l'aide d'un quiz en ligne, la mairie attire l'attention sur le fait qu'un petit parc situé près du centre-ville a été construit sur un terrain acheté par l'Iran pré-révolutionnaire pour y installer une ambassade
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La municipalité de Tel Aviv a attiré l’attention cette semaine sur un fait peu connu en interrogeant ses abonnés Facebook sur l’identité des propriétaires d’un petit terrain situé près du centre-ville, qui abrite actuellement une aire de jeux publique, quelques bancs et quelques parcelles d’herbe.
La réponse est pour le moins surprenante : l’Iran.
Non, la République islamique vouée à la destruction d’Israël ne s’est pas soudainement intéressée aux opportunités immobilières lucratives de la ville côtière. En réalité, le petit parc situé à l’angle des rues Yalin et Remez, à proximité de Kikar HaMedina, a été acheté par l’Iran dans les années 1970, avant la Révolution islamique.
À l’époque, sous le règne du Shah, Israël et l’Iran entretenaient de solides relations diplomatiques, et Téhéran avait acheté le terrain en question pour y construire à terme une ambassade iranienne.
Mais cela ne s’est pas produit, en raison de la chute de la monarchie en 1979 et de l’établissement du régime extrêmement hostile des ayatollahs.
Après la révolution, les plans ont été suspendus indéfiniment. Le terrain reste toutefois ostensiblement iranien et pourrait être, espérons-le, récupéré à l’avenir.
L’article 45(a) de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques exige des États qu’ils « respectent et protègent les locaux [des missions diplomatiques], ainsi que [leurs] biens », en cas de rupture des relations entre deux pays.
En 1986, Shlomo Lahat, alors maire de Tel Aviv, a demandé à l’Autorité foncière israélienne (ILA) l’autorisation de construire un parc sur ce terrain.
En 1987, l’autorisation a été accordée à titre temporaire, dans l’espoir que les relations diplomatiques puissent être rétablies.
Près de quarante ans plus tard, cette perspective semble encore lointaine.
La page Facebook de la ville de Tel Aviv a publié cette question à la suite des récentes manifestations anti-régime de masse en Iran, que certains considèrent comme un signe que le règne des ayatollahs touche à sa fin, et qui suscitent chez certains Israéliens l’espoir d’un avenir potentiellement radieux dans leurs relations.
Cependant, ces manifestations ont été durement réprimées et le régime a tué des milliers de personnes.
« Qui sait, peut-être qu’à l’avenir, la paix reviendra entre nous et qu’un sympathique ambassadeur (ou ambassadrice !) iranien s’assiéra là, peut-être sur les balançoires », a écrit la municipalité.
la Communauté du Times of Israël !







